‹ Études sur la révolution françaiseChapitre 116 sur 198 · OHUTB DE LA GIRONDE · texte numérisé non relu

OHUTB DE LA GIRONDE

contre les Montagnards ^ D'aillenrs il est évident qne lorsqu'un tel décret a été re^du, n'importe comment, à la grande satisfaction d'une population, qu'elle l'a connu et qu'elle compte sur son exécution, le rapporteur ne peut exciter que la déception et la colère d'une masse qui ne s'arrête guère aux artifices du langage et qui comprend seulement qu'elle est prise pour dupe.

C'est cette nouvelle situation, devenant plus mauvaise encore que la précédente dans l'opinion publique, que créait Lanjuinais, quand il faisait rapporter le décret et rétablir la Commission des Douze; car ce décret fut eflTectivement annulé le lendemain par un nouveau décret qui se bornait à accorder l'élargissement provisoire des prisonniers ^. Et encore peut-on croire que, dans cette der-

(1) « J*étais convaincu que s*il avait pu être utile de former la commission pour éclairer la conduite de quelques fonctionnaires publics suspectés ou dénoncés comme coupables de complots tendant à dissoudre la Convention, on avait porté trop loin Tattribution donnée à cette commission; que cette attribution trop étendue n'avait paru être dans l'esprit ni du comité qui en avait proposé l'établissement, ni de la très-grande majorité des membres qui l'avait adoptée. Et au moment où j'entendis parler de ces arrestations, je les ai improuvées avec d'autant plus de force que je m'étais persuadé que le décret créateur de la commission ne lui donnait d'autre droit que celui d'examiner la conduite des fonctionnaires dénoncés et d'en faire son rapport. — Frappé de cette idée que les arrestations faites étaient illégales, puisqu'elles l'avaient été la nuit, j'ai voté sans scrupule pour l'élargissement des détenus et la suppression de la commission, sauf à en établir une autre qui ne pût porter aucun ombrage à la liberté publique et individuelle. »

(Saladin. Compte-rendu des journées des 29, 31 mai, 1" et 2 juin.)

(2) « Un décret impolitique qui rapportait celui du 29. . . de nouveaux actes faits par cette commission, une agitation continuelle. . . tout nous présageait des malheurs. , . > (Saladin. Ibidem.)

I SB tA ontOKDE

IêIêÙ djqniititn, l'AMemblée a reculé devant une sorte de «Huai» àb Duim, qui |ianii8(Lit en ce moment entmtné %fMDdi«lii»I|é8ollltioa déllDÎtive contre la Gironde ■- ' ' ' On 4bI 'ttdrf de voir le gnmd nom de Lanjuinais cotn- Eteuemue peu mgne d'une polîtiqae est Whig Htaf/liÈf wyaSJBle constitutionnel conséjUDunent, il s'est tikité tcno une indomptable énergiie s Mt«s qei Itaipptàeat'ilB contre-râvolutioniiairea ; e iMonètA, il n'a -pu épousa lea fureurs des uns on attta, et, tsoU dans la Oravention, car il nV'tait pas e à psoprement dire nu jj^irondin, oo le vît pins tard Mnde aatoriti momie à modérer tour à tonr Â^l'ipoimintaMe réaedon nfe do thermidor, et l'atroce -IviUt^HMe da la majetUi de pmirial. Mais cett« belle et nolllfl figure de LaiynînaiB n'emporte pas toujours avec tJBs, qwmd (m l'étudié Hen, ie seutîmeot d'une politique IÇJ^'pldUt rapport aTCO les nécessitj-s bien entendues da sunent.

Ici encore, LanjninaÎB ne réuBsissait qu'à rallumer un feti & peine éteint, sans avoir la possibilité de le maîtriser. Qae pouvaient faire, en effet, les trois ou quatre sectioiiB n^s^ listes contre qnaraute-ciuq sections patriotes ? partir de ce moment, on n'aura guère à redouter les trois sections convoqoéea, ni lenis armes, ni leors canons ; elles se rio-

(I) < Si la commissioD que toqb Tenez de réintégrer conserve ses

■ poQToIrs lyranniques; si les magistrats du peuple ne sont pu

* rendus à la liberté et & leurs foDclioDS, alors je tous dtelare

* qu'après aTolr prouTé qtie noDs passons nos ennemis eb pradence

* et en sa^^esse, nous prourerons que nous les passons en audace et

■ m Tlguenr réTolutionuaire. •

(Danton, Dtiemtrs à ta CommUon.)

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