‹ Études sur la révolution françaiseChapitre 117 sur 198 · CHUTE DE LA QIBOKDS · texte numérisé non relu

CHUTE DE LA QIBOKDS

niront, c'est vraiyinais pour ne rien £ûre; elles ajourneront leur dévouement à d'autres circonstances, pour s'agiter plus tard comme toujours et pousser au désordre, mais la velléité de se battre sérieusement ne les reprendra que pour se fidre canonner par Bonaparte sur les mardies de Saint-Boch.

Ce qui avait été si facilement prévu par tout le monde, à l'exception de Lai\juinais et des Girondins, se réalisa immédiatement.

Les sections d'ailleurs, agitées par les révolutionnaire» qui poussaient au mouvement, répondaient aux défis de la Gironde par des résolutions grandissant en importance : ici, on accusait la commission des Douze et on demandait sa dissolution ; là» on demandait l'arrestation de ses membres ; ailleurs, on y ajoutait la demande d'arrestation des vingt-deux Girondins déjà attaqués; partout on rappela la menace d'Isnard d'amener la vengeance des départements contre Paris et de le rayer de la liste dea cités. C'était une exaspération générale du milieu de laquelle se dégageait la nomination de délégués des sections, se réunissant en un corps central chargé de faire face aux nécessités de la situation.

Ce n'était pas encore une insurrection, mais tous ces préliminaires y conduisaient fatalement, et, malheurs dont les Girondins ne sont pas les auteurs, mais qui se retournaient contre eux, la nouvelle de défaites dans le Nord et de défaites dans la Vendée tomba tout-à-coup au milieu de cette fermentation. Le 31 mai commençait.

Quand on appelle la chute de la Gironde le 31 mai, on ne fait que se conformer à un langage convenu : l'habi» tude bizarre ayant souvent prévalu de prendre les pré-

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lades des complots pour la date de lenr réalisation. C"e3t ainsi qu'après avoir appelé 31 mai )a chute définitive, qui a en lien le 2 juin, de la Gironde et du principe de l'inviolabilité du manilat de député, nous avons appelu 18 brumaire la chute, qui a en Heu le 19, du régime des lois et de la liberté.

Mais nous sommes encore à la date exacte du 31 msï 1703. Ce jour-là, le tocsin sonne partout ; le tambour appelle les sections en armes, et le canon d'alarme se fait entendre ; puis la Convention est cernée, mise en état de siège, et les canons braqués sur l'édifice qui la recèle. H y a debout ime force armée considérable que les una ont fixée à 80.000 hommes, et les autres à 100.000.

Quoi qu'oQ en ait dit après coup, et malgré la traditi»"* équivoque de la génération contemporaine, cette for*^ armée, ces sections en mouvement savent ce qu'elles fo' ' et ce qu'elles veulent. Lea Girondins ont essayé de fa^^"*^ croire, ressource puérile des vaincus, que tous ces citoyo' •^'^ armés ignoraient ce qu'ils venaient faire, et des écC-^^" Tains l'ont répété. Mais que ce fût bien ou ce que fût m^P-^"' il y avait assez longtemps que Paris et la France étaie^^^^ fatigaés de la lutte de la Montagne et de la Gironde; - " y avait assez longtemps que Paris connaissait les effar-i**' de la dironde à exciter la rivalité des départements; il — / avait assez longtemps que les menaces de la GironC^^ à aonlevaient Paris; il y avait assez longtemps que a<^ A provocations excitaient la colère ; il y avait assez lon^ f^ temps qn'on en délibérait, qu'on pétitionnait, qu'on 1^ s'agitait dans les sections, dans les sociétés popalaires, i \ ^ la Coimunne, et même au Conseil général, pour qa'il soit Vi absurde d'écrire que c'était sans on but bien compris, que

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