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38 Bectionnaires sfe réunissaient, marchaient armés, calons mèche allmnée, comme les trois sections royalistes, oatre jours auparavant cernaient la Convention et la suaient bloquée avec une persévérance et une continuité e plusieurs jours. Il était devenu clair, pour les sections, ue les Girondins étaient un dissolvant de la Révolution, t elles voulaient nettement l'expulsion de ce dissolvant. 1 était devenu clair, pour Paris, que la France devait tre occupée exclusivement à écraser la guerre de la Vendée et à repousser la guerre de la coalition étrangère ; a Gironde, drapeau au moins imprudent d'une coalition ['opinions politiques hostiles à la Bévolution, s'était >ccupée exclusivement aussi à une guerre contre Paris, [ans laquelle le discours d'Isnard était un extravagant oanifeste. Le noble Yergniaud, si peu écouté dans ses onseils à des amis plus emportés et moins sages que lui, 'a bien compris, et a voulu en vain s'emparer de la emarque de l'ordre incroyable maintenu par les sections, kU milieu de leurs mouvements insurrectionnels, et en irer un texte servant à une avance aux Parisiens et à m rapprochement avec eux ; ses paroles n'ont pu paraître nalheureusement qu'une ressource oratoire employée ardivement.
Si, à la voix de Vergniaud, l'unanimité de la Convention Lécrétait que Paris insurgé contre la majorité de la Con- ''ention méritait bien de la patrie, il était évident déjà jue cette majorité allait rendre d'autres décrets dictés parla pression extérieure : comédies toujours trop tardives.
Danton en revient à la suppression de la commission des Douze ; il est encore temps d'en finir par cette seule concession, et il espère, dans l'intérêt de la Gironde, dont il
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ne veut pas la perte, qu'elle va oompréndre sa situaticm. Yergniaud cherche évidemment à calmer les passioDS, et roccasion se présente pour une solution facile ^
Mais la proposition de Danton n'est pas immédiatement mise aux voix. Un membre de la commission veut se justifier, et revient à ces absurdes accusations de complicité avec l'étranger, que tout au contraire Paris, la Montagne et tous les patriotes voulaient combattre biea plus efficacement que les beaux esprits de la Gironde.
Le temps se perd dans le tumulte, et survient une députation de la Commune qui demandé une salle pour
(1) « Ce qu'il fout ayant tout, c'est supprimer la commissioii des
Douze c'est aux hommes doués de quelques vues politiques
que je m'adresse. La cause (des troubles) est cette commission des Douce. Je ne prétends pas juger sa conduite et ses actes; ce n'est pas comme ayant commis des arrestations arbitraires, que je l'attaque, c'est comme impolitique que je tous demande de la si^h primer. — {Impolitique ! nous ne comprenons pas cela î) — Vous ne le comprenes pas ! Il faut donc vous l'expliquer? Cette commission n'a été instituée que pour réprimer l'énergie populaire; elle n'a été conçue que dans cet esprit de modérantisme qui perdn la Révolution et la France. Elle s'est attachée à poursuivre des magistrats énergiques dont tout le tort était de réveiller Tardeor du peuple. Je u examine pas encore si elle a dans ses poursuites* obéi à des resseiitiiiieiits persoiiucls, mais elle a montré des dispo— ^ sillons qu'aujourd'hui nous devons condamner. Vous-mùmcs, sui le rapport de votre ministre de l'intérieur, dont le caractère est doux, dont l'esprit est si impartial, si éclairé, vous avez élargi V hommes que la commission des Douze avait renfermés. Que £aitc; vous donc de la commission elle-môme, puisque vous annulez
actes? Si vous êtes des législateurs politiques, vous réft^^*""
merez vos propres erreurs, et vous abolirez votre commission. ^^ ne m'adresse qu'à ces hommes qui ont quelque intelligence ^^ notre situation, et non à ces êtres stupides qui, dans ces gran^
mouvements, ne savent écouter que leurs passions •
(Danton, Discours à la Convention.)
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e mettre et rester en communication constante avec le lomité de salut public, et qui demande aussi une allocaon de 40 sous par jour aux républicains qui resteront en nnes. Guadet, habile à soulever des orages, répond à la éputation et, sans même s'inquiéter des moyens d'exécu- Lon qui manquaient, veut que la commission des Douze oit chargée de poursuivre sur le champ ceux qui ont fait lonner le tocsin et tirer le canon d'alarme. A l'heure et ians les circonstances où elle se produisait, une telle lemande, enfant d'une fougue que rien n'arrête, n'avait plus rien de sérieux et aurait dû exciter le dédain, bien plus que les récriminations.
Néanmoins, le débat qu'elle soulève se trouve compliqué de l'intervention d'une nouvelle députation de la Commune, dont les exigences ne grandissent pas encore, mais qui reproduit sa double demande, et y insiste. La Convention la convertit enfin en décret, mais cet incident ne vide pas encore la question concernant la commission des Douze.
Pendant ce temps, de nouvelles pétitions se rédigeaient contre elle. Jusqu'alors, il ne s'agissait encore que de sa suppression, mais rien n'éloignait cette question positii'ement et résolument reproduite.
Le Comité de salut public avait subi, par le fait de =«tte commission, des embarras nés promptement de la aausse position qui lui était faite. Il était évident que, ^3ut aussitôt instituée, la commission, composée exclusivement de Girondins et de royalistes (tandis que le comité ^<3mprenait dans ses membres des Montagnards), avait '^oulu se substituer aussi bien au Comité de salut public îti'aux autres pouvoirs et étendre son action pour dominer