CHUTS DB LA GIBONDX
Bolntion dans l'histoire des anciens dont on aimait alors à s'inspirer. Cette solution n'en était pas une, car elle pouvait bien ramener le calme dans la Convention par la disparition des athlètes de la tribune, mais elle ne remédiait pas aux obstacles que la Révolution rencontrait^ pour sa propre défense, dans une majorité coalisée dans des vues diverses. Elle n'a été d'ailleurs qu'un vain espoir qui a brillé comme une lumière fugace, mais qui a fourni au comité l'idée d'une tentative dont le succès au moins n'eût été, à la place d'un plus grand malheur, qu'un sacrifice pénible fait à la sécurité et aux exigences de l'immense majorité d'une grande capitale contre laquelle nulle puissance n'avait un seul moyen de lutter.
Cest encore Barère qui fut chargé de la difficile mission d'engager les vingt-cinq ou trente Girondins les plus compromis à s'éloigner de l'Assemblée.
c bien ! que les chefs des deux côtés de rAssemblée se répètent les paroles d'Aristide, et quMIs s*exileiit volontairement et en nombre égal de l'Assemblée. Dès ce jour les discordes se calmeront; il restera dans l'Assemblée assez de talents pour sauver la chose publique, et la patrie bénira, dans leur magnifique ostracisme, ces hommes qui se seront annulés pour la pacifier. » A cette idée généreuse, tous les membres du Comité se sont émus. Delmas, Barère, Le Chaud, Camboo sont enchantés de ce projet. Danton qui était ici le premier sacrifié, Danton se lève, les larmes aux yeux, et dit à Garât: « Vous avez raison, je vais à la Convention proposer cette idée, et je m'offrirai à me rendre le premier en otage à Bordeaux. > On se sépara tout pleins de ce noble projet pour aller le communiquer aux chefs des deux partis. On s'adresse particulièrement à Robespierre à qui une telle abnégation ne pouvait convenir, et qui répond que ce n'est là qu'un piège tendu à la Montagne, pour écarter ses plus courageux défenseurs. De ce projet, il ne reste plus alors qu'une seule partie exécutable, c'est l'exil volontaire des Girondins > (Thiers, iv, 271).
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Cependant, une nouTelle manifestation se &iflait(on était en ce moment an soir du 1^ juin) : la réunion des délégués des sections envoyait à la barre de la Conventimi encore une pétition contre les Girondins. On se débarrassait des pétitionnaires en répondant par le décret qui avait accordé trois jours au Comité de salut public pour examiner les papiers de la commission des Douze et faire un rapport à TAssemblée.
Mais le tocsin ne cessa de sonner et le canon d'alarme de se faire entendre. Au point du jour (2 juin), les sections étaient en armes pour continuer leur système de pressicm Bur la Convention, et, ce jour-là, T Assemblée fut tellement cernée, tellement resserrée, qu'aucun député quel qu'il fut, à quelque opinion qu'il appartînt, ne pouvait sortir. La tactique était, sans aucun doute, de forcer par la fiunine les députés à voter les décrets qu'on voulait leur demanderi et la consigne donnée était suivie avec tant d'exactitude que Grégoire, ayant éprouvé une impérieuse nécessité de s'absenter de l'Assemblée, n'en obtint la facilité que sous la condition d'une escorte qui raccompagna courtoisement, mais qui le ramena avec soin.
A la séance, Lanjuinais, intrépide comme toujours, attaquait la conspiration au grand jour qui se réalisait; il faisait face aux clameurs, et résistait à l'assaut que donnaient à la tribune, où ils voulaient rester, deux ou trois hommes violents comme Legendre. Il faisait la proposition, peu sérieuse pourtant, de rassembler les autorités révolutionnaires de Paris, ce qui, comme Ta dit un historien, était demander d que ceux qui sont désarmés sévissent contre ceux qui sont en armes, i^
La réponse lui arrive par une pétition, qu'apportent des
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envojés de la Commime, qui^ parlant an nom de Paris en armes, et s'en prenant à la Convention entière, en termes peu mesurés, réclament l'arrestation provisoire des Girondins déjà indiqués.
Malgré Billaud-Varennes et Tallien, qoi demandent nn rapport immédiat sur la pétition, l'Assemblée adopte l'ordre du jour, fondé snr le motif donné la veille an soir.
Mais aussitôt le bruit se fait entendre; le cri Aux armes/ retentit au dehors, et c'est alors que Barère se détermine à devancer les trois jours du rapport et à fidre aux Girondins, dont le sort est mis en question, la proposition de s'exiler de l'Assemblée ^
Yergniaud, Buzot, d'autres tout aussi compromis, ne aont pas à la séance, retenus qu'ils sont, môme de force, par des amis qui ont voulu les tenir à l'abri des conséquences possibles d'une aussi formidable crise.
Parmi ceux présents, quelques-uns comprennent l'appel du comité. Isnard, le premier, s'ofire «en sacrifice, sans hésitation comme sans réserves. Il est tout aussitôt imité par Lanthenas et Fauchet. Mais Lanjuinais prend la parole pour repousser avec plus d'énergie que d'idée politique toute idée de démission ou de suspension. Barbaroux fait de même, en se retranchant, comme en d'autres grandes circonstances, derrière les injonctions spéciales qu'il dit avoir reçues de ses commettants.
(1) « Le comité n*â eu le temps d*éclaircir aucun fait, d'entendre aucun témoin; mais, vu Tétat politique et moral de la CouTention, il croit que la suspension volontaire des députés désignés produirait le plus heureux effet et sauverait la république d'une crise funeste dont l'issue est effrayante à prévoir. »
(Barôfe, Allocution à la C&nveMion,)
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Ainsi fut le 2 juin, suite devenue inévitable dn 31 B* I et pour cela probablement appelé aussi 31 moi.
De ces inforttinée Gîrondiiia, dont on voudrait s u^ I oublier lea fautes, les uns parviendront à s'évader, ^ l** autres se rapprocheront chaîne jour un peu, par la f*** des événements, de l'échafand politique, argument grotfiBî qui n'avilit jamais les hommes et fait presque totgcOfl grandir leurs noms.
Il avaient contribué au 10 août, en ce sens qo'S' l'avaient préparé par leurs actes, quand les trahisoi" de hovâa xvi et de la cour, logiques d'intérêts et it