‹ Études sur la révolution françaiseChapitre 121 sur 198 · CHUTE DS LA GIBONDB · texte numérisé non relu

CHUTE DS LA GIBONDB

^.pcmdaite, allaient livrer la France anx armées étrangères.

^ On a dit avec raison que le 31 mai était nn 10 août

^ flot contre les Girondins; mais si les Girondins allaient inittsi laisser la France devenir la proie dé l'étranger, de ]ft Yendée et des intrigues intérieures, il ne faut en accuser

^ ^pi6 leur superbe incapacité qui les a faits le drapeau

.a>?0nglc d'intérêts coalisés autres que ceux de leur opinion.

Mais c'est sous un autre aspect que l'on doit considérer

le 31 mai, avec la douleur qu'ils ne l'aient pas évité, par

-mi sacrifice personnel qui eût été un grand acte de patrio-

. tisme et de sauvegarde des principes.

En effet, sans se préoccuper de qui l'emporte, ce jour-là, de quelques hommes ou de quelques autres, de la Montagne ou de la Gironde, d'un système ou d'un autre, on est Uen obligé de s'avouer cette triste vérité que, comme enseignement mauvais trop suivi plus tard, le 31 mai a été filial aux principes, à la liberté, au régime des lois, sans

* lesquels la société moderne n'aurait plus de base. Comment se plaindre du 9 thermidor, quand on a fait le 31 mai? Comment se plaindre du 12 germinal et du 1^ prairial, quand on a fait le 9 thermidor ? Comment se plaindre de la tentative de vendémiaire, quand on a fait les tentatives de germinal et de prairial? Comment se plaindre de fructidor, quand on a tué ou déporté des députés ? Comment se plaindre de brumaire, quand on a fait fructidor ?

Le 31 mai est bien le générateur de tous les attentats, de tous les crimes commis contre la représentation nationale.

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