Tome II
ATvmmm bas pouvouh rcBUca nialheoTB qu'ils traînaient avec eux, cette propa^rande obtenait de grands eacccs dana les esprit* et rainait d'autant l'appai de rinsurreotion. Les suocèB de ces dissolwnts employés contre elle uo e&uraient être donteox. ÏÏ& Bost avoués p«r ceux-là mêmea qu'ils atteigoaieDt davantage. Vanltier, pour ce qui conœmo Ca^n hii-mâme, ne le disBÎmule pa3, quoiqu'il ue paraisse saToir m l'^endue, ni l'origine de cette organifiatioo ',
Ce qu'il dit pour Caeu était symptotoatiqae, M s'itatfe passé presque partout; l'assemblée centrale pouviiit oans-
(1 ) CepCD<)antdes choses fàchenscB se pasBaienià l'ombre. LaConTentioDiTUtenTgyâ parmi nous des émissiireKs^cretsqui d yaTaienlp» {leidu leur temps, lis se mëlaieDt à doIto pojiulstion, s'iusinuaienl dans la conriaoce de nos braves, el leur di&aieDl hypocritcmenl : c Vos chances de succès (icTicnneiil bien douteuses, tous u'avei pas
• été aoutenua ps& du nombre suffistol de déparlemeols, It but
• s 'itUendre d'ailleurs que U ConienlioDoe laissera pulaquareltew
• déballre el se décider enire dcuï partis. Elle s'est déclarée pour
■ la Montagne; elle voudra a-^srirer ft celle-ci son triomphe, el,
• pour cela, elle ne balancera paa i détacher, s'il le tuii, dat améc^ ' tout ce qu'il Faudra de Torces pour atteindre ce but. Vou oonm
■ risque d'ëlre battus, et, si cela arrivait, on pournit noir
• la prétandon de tous traiter en rebelles. Vous êtes naimeat « engagé! là dans un nauTais pas. • — Ils ajoutaient an besoîa : < Devei-Tons tous déTOuer pour des inléréts qoi ue sont pas lea
• Tûtres, pour des hommes qui ne peuvent que roua porter malheur?
■ Vos Qfrôndins, jusqu'ici, n'ont su que troubler l'Etat; cesonteni
■ qîii empêchaient le travail de la Constitulion. A prëaent qu'ils snl
■ chassés, elle se fait saus difficultés, et sera incessamment soumite
• à l'acceptation du peuple. Alors, chacun se prononcera pour oa
■ contre. Eu attendant, à quoi bon se compromettre ponr DnpvO
• déjà ruiné par le fait mâme de sa dispersion ? > — Tout cela anH produit son effet, et la plupart de nos insurgés, toujours pleins^ ide d'ailleurs, hésitaient i, donner suite à la première manifeslatiw de leurs aentimenti.
(Vanltier, Souvenirs d» Vinturrection normande, page %0.)
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tater les effets sans avoir pu entièrement empocher les causes, et elle se trouvait à la tête d'une insurrection déjà vieille de quelques semaines, dépouillée du feu de son premier élan, attaquée avec une arme qui, si pacifiqua qu'elle fût, devait étendre chaque jour ses ravages. L'in-» surrection pouvait s'affaisser sur elle-même et laisser ses che& sans soldats. Nous avons vu ceux-ci se déterminant à Caen à imprimer un nouvel élan à l'insurrection pour en arriver enfin à VuUima ratio regum.
Mais que l'insurrection se décide enfin à marcher sur Paris pour ne pas mourir de consomption chez elle-même^ ou que Paris, voyant le danger grandir, se détermine à marcher sur l'insurrection, c'est le département de l'Eure qui est destiné, par la force des choses, à offrir le premier champ de bataille de cette guerre civile, et c'est Evreux qui sera le premier quartier général de l'armée insurrectionnelle.
Nous avons quitté l'Eure, pour suivre l'action qui se développait ailleurs ; quittons le Calvados, pour retrouver l'insurrection au siège plus réellement girondin de sa première proclamation officielle.
Sans aucun doute, et malgré l'opposition ou la neutralité de quelques membres du conseil général, l'insurrection proclamée à Évreux avait débuté avec une vigueur probablement trop grande ou mal entendue, et avait pris immédiatement des développements qui n'avaient permis aux patriotes aucune résistance et n'avaient laissé à quelques-uns d'entre eux d'autres ressources que la fuite; l'insurrection naviguait, toutes voiles déployées, sous un ciel favorable.
Mais il y avait dans ce ciel quelques légers nuages
qu'on peut dès actuellemeiit appeler les dietricts, et un petit point noir qu'on peut aiipeler Vemon.
Singulier rajiprochement, il semLlait que ce fût à Bnsot que ] 'insurrection dût s'en prendre actuellement dea CHuees d'inquiétude se glissaut dans les élans d'un premier enthousiasme. On a déjà vu que Buzot, sous la direotion duquel plus particnlièrement se sont faites les découpures qui ont constitué le département de l'Eure, en a fait un département si étrange, si divisé de teudances et d'intérêts, si contraire aux limites naturelles que, quoi que l'ou fasse, il ne pourra jamais avoir l'homogénéité qu'on doit désirer à un département.
Dans son action insurrectionnelle, Evreux, le chef-lien de l'Eure, chef-lien de district aussi, imposait bien sa volonté au district de Verneuil, son voisiu, peu enthousiaste du mouvement et resserré entre les insurrections, puis au district de Bernay, dont Ttipiuion publique était [ opposée à tout mouvement.
Ces vieilles familles plébéiennes de Bemay, qui devaient leur aisance au travail et qui, dans le légitime orgueil de leor position acquise, n'accordaient de valeur morale qu'an .travail lui-même, étaient d'une grande simplicité de mœurs, étrangères à l'éclat et au luxe, à tel point que lea femmes ont conservé longtemps, et quelques-unes ont voulu ' conserver toujours, la forme des bonneta de lenr origine. Cett« population simple, honnête et intelligente était patriote, eu y comprenant les femmes elles-mêmes. Â Berna;, lafemme, nifirivole, ni guindée, mais laborieuse et mêlée aux affaires commerciales de la maison, raisonnait les choses sans prétention et avec justesse, et elle avait de la fermeté d'esprit. L'insurrection avait si peu
ET DE L'mSUBRECnON 229
d'appui à Beniay, que, deux jours après sa proclamation officielle, Gh)rsas, qui se rendait à Caen, prenait des précautions pour traverser cette petite ville.
Mais la position géographique même de Bernay, enfermé dans rinsurrection, ne pouvant obtenir de secours que par Rouen, qui ne lui en fournissait pas, et lieu de passage du Calvados à Évreux, en faisait une sorte de souffre-douleur, obligé de supporter les mouvements de l'insurrection. On montrait bien à Bemay qu'on se sentait en force vis-à-vis de lui, quand, ayant essayé de rompre la communication entre Caen et Evreux, à propos de chevaux envoyés par Caen à l'armée d'Évreux et arrêtés au passage à Bemay, l'assemblée centrale lui manifestait sa surprise en lui ajoutant : c Nous vous avertissons v € qu'il serait dangereux de retenir plus longtemps ces « chevaux; nous vous invitons à prendre cet avertisse- € ment en très-haute considération. :d
Bernay se le tint pour bien dit, dut faire face aux étapes de l'armée insurrectionnelle, et Evreux n'eut pas à s'occuper de ce district, dont la campagne d'ailleurs était dès alors tenue en échec par quelques bandits qui y firent des actes de chouannerie pendant une dizaine d'années même.
Evreux était en rapports parfaits avec son voisin le plus rapproché, Louviers, qui croyait son district unanimement favorable à l'insurrection.
Le district de Pont-Audemer n'avait pas une grande cohésion avec Evreux, car ses populations étaient presque flans relations avec le chef-lieu de l'Eure. Tout le courant de relations d'affaires et d'intérêts de Pont-Audemer était établi avec la Seine-Inférieure, avec Rouen. 11 y avait
23f) ATTITUDE DBK POCTOUtfi PDBLICB
alors de telles laouoes dans les roatcs et de si grandes difficultés de conimimication, qtie \m\rr se readre de Pont- Audemer à ËTreuz, ou réciproquement, quand la néoesaité l'imposait, les voyageurs prét'âraieat sortir de l'Euie, entrer BUT le territoire de la Seinfr-lnférieure et passer pat Roueu, pour rentrer par un autre côté dans le départenipot de l'Eure.
Pont-Audemer ne ressentait doue paa la presaioD on
rinfluenue du chef-lieu du département; mai* Pont-
1 Audemer et tout Bon district étaient travaillés par de
I nombreux cttutre-rêTolutionniiires et les prêtres inser-
% menttis. Peut-être même, dans les familles industrielles
du [lays. qui eouflraieut toutes de l'ùtat de guerre de la
Ro[iuLlique avec l'Kurope coalieée, y eu eut-il de dispo-
■ées i acheter la p&îx avec l'Europe au prix de la chute
de la Révolution elle-même.
Quoi qu'il en soit, Pont-Audemer n'avait mânie pas i Attendu le signal du département, et di^ le 4 juin, joar auquel le conseil général convoquait dea délégnAs pour fbrmer rassemblée qui devait proclamer, le 6, l'ijiBurrection, Pont-Audemer faisait une manifestation an moyen d'osé adresse énergique appnyée de 600 à SOO aign». tares, protestant contre le 31 mai, annonçant qoe Itt habitants de la ville étaient levés et prêts à partir pour aller venger l'outrage iàit k la nation dans la pers(utae de ses représentants. Il n'est donc pas besoin de recherdier quelles résolutions les délégués de Pont-Audemer ont ^portées à l'assemblée insurrectionnelle du 6, et il ne &ut pas s'étonner que Pont-Audemer se soit empressé d'exéoutflr l'ordre de l'assemblée d'Evreux de licenoisr I9 gendarniene qui avait voulu rester fidèle au gouvei-
ET DE L'mSURRBOnON 231
nemeni Les dispositions de Pont-Audemer ne se retronyùent pas les mêmes an district des Andelys, et celui-ci, d'un antre côté, ne ressentait aucunement Finfluence d'Evreux.
A notre époque même, l'arrondissement des Andelys n'a que des rapports administratifs et conséquemment forcés avec tout le reste du département de l'Eure, dont il est séparé par la Seine, grand fleuve qui forme bien moins on lien qu'une limite et une séparation.
Le district, aujourd'hui l'arrondissement, des Andelys comprend dans son territoire les bourgs et les campagnes qui formaient l'ancien Yexin normand. Le Yexin, soumis longtemps à l'influence de grandes et puissantes familles aristocratiques, n'était paç dépouillé de tout esprit royaliste, et, en communication avec l'insurrection, pouvait lui fournir un contingent d'hommes et des ressources de toute nature; à l'époque actuelle, le parti légitimiste aurait encore quelque puissance dans cette contrée, si les hommes en position de le rallier n'étaient aussi dépourvus d'intelligence politique et amoindris par de mesquines ambitions.
Mais la communication du Vexin normand avec Evreux ne pouvait s'établir que par l'un des ponts reliant les deux rives de la Seine. Ce fleuve, sur un parcours de sept ou huit myriamètres, depuis son entrée dans le département de l'Eure entre Bonnières et Vernon, jusqu'à sa sortie au-dessous de Pont-de-l' Arche vers Rouen, n'ofirait alors, pour moyens de communication entre les deux rives, que trois ponts, dont l'un à Vernon le deuxième à vingt-cinq ou vingt-sLx kilomètres plus bas, vers Andelys, et le troisième à environ quatre myriamètres plus bas
532 iTrmBBB um mutoibs pxjBure
encore, au Pont-de-l'Azohfli sur la frontière du département de la Sein»»Lifôri«i»e. La ville de Gîaillon ellemême, avec son admintMa château, splendide résidence dëté des archevêques de H-ouen, ne pouvait communiquer avec le tertitcôn dee Ândelys qu'au moyen d'un misérable bac qiÀ ti'ft été remplacé par un pout qu'en 1845 ou 1846.
Le Hystême d'ailleon obligé des routes se prêtait i ûoler davantage lea Andelys de la rive gauche de la Seine. Deux andeiUMe routes royales, existant encore, établissaient des oàmmamaations dilFérentes entre Paris et Rouen; l'une de œs routes, appelée communément route iten bas, pan» qu'elle est dans la vallée de la Seine, suit la rivo gandie du âeuve, et passe par Mantes, Bonuières, Vernta», Qullim, Louviers et Pont^de-l'Archc, oA elle quitte la lÎTagMohe en franchissant la S^ne sur Je [)ont auquel la villfl serflit de porte autrefois. L'autre I route, appelée par 0]^pOBitàon route d'en haut, suit les plateaux dominant la rive droite et quitte le département de l'Oise précisément pour entrer dans l'ancien Vexin normand et tout ce qui forme aujourd'hui l'arrondissement des Ândelys. Aussi, loin de laisser les popolatioDS de ce territoire aller chercher des relations, d'ailleurs sans profit, an-delà de la Seine, vers Evreox, la roate d'en haut les entraînait principalement vers ïlouen. Fai là, et par là seulement se dirigeaient les voitures publiques î c'étaient, il est vrai, d'affreuses voitures, qui avaient un nom, puisqu'on les appelait des fourgona^ qui étaient montées sur deux roues seulement qui compensaient par leur longueur démesurée le peu d'élasticité de leurs ressorts en forme d'Z, mais qui mettaient en
BT DE l'insubrection 233
communication régalière avec Bouen, et Burtont avec ses halles, non-seulement la vallée d'Andelle, le plateau d'Ecoais et la ville des Andelys, mais encore Etrépagny^ Gisors et peut-être même Ecos. Mais on eût cherché vainement dans tons ces pays un moyen de transport quelconque vers Evreux. Aucune impulsion, aucune influence d'une population sur Tautre n'existait politiquement sur une contrée qui avait même en grande partie voté avec Bouen les élections aux Etats-Gtënéraux. C'était sur l'esprit royaliste du Vexin que pouvait compter l'insurrection proclamée à Evreux.
Des bords de la Seine, Yemon était la seule ville de la rive gauche qui eût des rapports avec le Vexin et les Andelys. Au bout de son pont, sur la rive droite, Yemon trouvait une route facile qui le mettait en communication avec Gisors, et une autre route aussi facile qui lui avait créé des relations suivies avec les Andelys.
Nous avons vu Vernon signalé tout précisément comme un point tioir dans le ciel radieux de l'insurrection de l'Eure. Ce point noir recelait une tempête, et c'est de là que devait partir un coup de mort pour l'insurrection normande et bretonne à la fois.
Vernon et son canton avaient une population qui n'était pas alors ce qu'on l'a vue depuis, toujours patriote au fond, mais quelquefois affaissée sous l'action délétère de ces faiseurs politiques qu'un régime de liberté écarte bientôt, et qui n'ont de moyen de succès que dans la corruption, la fraude et la pression.
La ville renfermait des hommes intelligents et résolus, avisés et alertes tout à la fois, qui avaient marqué leur ^tion dès la première aurore de la Révolution, et qui
AÏTITCDB DM POTTVOnte PtIBH(S 'en vonlaient pas perdre les conqnêtcs. La compare Dteit qu'elle avait plus eocore les profits de la Rèvolo- , et elle s'y rattachait fortement, maigre les traies dont avaient ètè harcelés depuis trois ans, et tae les violences dont avaient f-tè atteints la nuit, aoi •arrefours des routea et des bois, les campagnards «igualùs ponr soutenir le plua l'esprit de leur villu^.
Dans le sentiment de cette population, ]e 3 1 mai n'avait été qu'un moyen de briser les dernierw obstacles qni s'opûent à la marche de la République, et par cela même "• raffermissement de la Révolntion. Veroon avait eigni adreeees d'adhésion à an événement qu'il approuvait, pendant qne l'administration départementale s'inattrit au chef-lieu contre la Convention, VernoUj maitr^ i, priuoijiale communication avec le Vexin, Vemon, i val sur la route de Paris, et pouvant arrt^ter ou protéger une partie des subsistances destinées ans besoins l'ftlors si pressants de la capitale, pouvant enssi barrer le jiassage à Louvii/ry, s'il voulait, envoyer direct<.>ment nD oontÎQgent contre Fwis, Vemon s'insurgeait avec résolution contre le département.
A cette époque, la ville de Yernon pouvait 4tre trèBfiwjilement barricadée et défendue ; il eût fallu de grtndes forces potir l'enlever, et la campagne pouvait aToir aosn qnelqnes moyens naturels de résistance. Néanmoiiw, Tes^ non sentait bien que sa détermination lui créait des dangers sérienx, enveloppé qu'il était on d'amis impuissante, ou d'ennemis qui pouvaient devenir redoutables. Bonnières, voisin immédiat, mais sur le département de Seine-et-Oise, était occupé à se lamenter de toat ce qui appelait dee armées de son côté et h chercher des abris.
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Pac^HSHUvEare était bien en parfidte commimioii d'esprit et d'opinion avec Yemon, mais Paoy, lieu de passage certain, forcé de Farmée insurrectionnelle, si elle se dirigeait sur Paris, se sentait lui-même trop ûible et trop dépourvu de ressources pour résister ; Pacy, abandonné à lui-même, dépourvu des secours du gouvernement central, pouvait, il est vrai, faire sauter son pont sur la rivière d'Eure, détruire la chaussée qui traverse la vallée et exposer son bourg à une subversion complète; mais, avec ces moyens eux-mêmes, il ne pouvait retarder de deux jours le passage de Tannée insurrectionnelle, si encore les eaux de la rivière étaient tussez gonflées pour lui opposer des difficultés, ce qui est douteux à une telle époque de Tannée et n'a pas dû se produire avec la sécheresse et les chaleurs de Tété de 1793. Le sud et le sud-est de Yemon ne pouvaient donc que faire des vœux stériles en sa faveur ; au sud-ouest, la vallée de l'Eure était sous le coup inmiédiat d'Evreux, et, an nord-ouest, le canton de Gaillon se montrait bien favorable s'il n'était pas entraîné par Louviers, et s'il gardait la neutralité; au nord, couvert par la Seine et maître de son pont, Yemon était en pleine sécurité.
Les Yernonnais, comprenant donc qu'ils pouvaient avoir à supporter le poids de tout ou partie de l'armée insurrectionnelle, exposèrent leur situation au gouvernement central et en obtinrent des promesses. Les promesses ne furent pas réalisées, car hommes et choses étaient engloutis dans les inextricables complications du moment, et le gouvernement central n'avait encore à sa disposition, pour combattre l'insurrection normande, que le temps qui eu devait diminuer Tardeur, ime sollicitation cons*