‹ Études sur la révolution françaiseChapitre 138 sur 198 · LA BATAILLE DS BBIÎCOUBT · texte numérisé non relu

LA BATAILLE DS BBIÎCOUBT

pourquoi, des hussards rouges^ y mais Yaoltier s'est nécessairement trompé sur les éclairenrs qu'il a i^rçus de loin dans la poussière de la route; peut-être les accoutrements divers, de fantaisie et de hasard, que revêtaient ces bourgeois et ces artisans, volontaires improvisés, dont la chaleur très-forte qu'il faisait autorisait aussi une sorte de débraillement, ont-ils pu tromper les yeux de Vaultier et lui faire prendre des couleurs voyantes et des bizarreries pour des hussards rouges. Au lieu de hussards rouges, ce qu'il y avait en certain nombre, c'étaient des volontaires sans aucun uniforme, et seulement armés.

Pour rester dans la vérité, il faut dire que les forces se trouvant alors à Yernon se composaient seulement de quatre cents volontaires venus de Paris, sous le commandement d'un chef de brigade Humbert, des cent volontaires arrivés des Andelys et des volontaires vernonnais, dont le chiffire, quoique composé <i de tous les citoyens de la ville en état de porter 4es armes, > ne pouvait être fort élevé, car Vernon, ville considérablement augmentée en population, n'avait probablement pas alors la moitié des sept mille habitants qu'elle possède maintenant.

Telle est la situation des choses, au moment même de l'affaire de Brécourt, affaire unique que rien n'a précédée, si l'on excepte seulement le petit incident du héraut d'armes des insurgés, et que rien n'a suivie, car les combats supposés des 14 et 15 juillet n'ont pas eu lieu, et ne peuvent avoir eu lieu.

(1) Un petit peloton de hussards rouges qui avait paru, soulevant la poussière de la grande route, ne nous avait donné aucune inquiétude, si ce n'est de penser qu'ils étaient venus reconnaître notre position. {Vauliier, page 23.)

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