‹ Études sur la révolution françaiseChapitre 139 sur 198 · Tome II · texte numérisé non relu

Tome II

306 CE qu'on a appkl]£

On a vn qu'il ne fallait avoir aucone foi aox récits qui ont servi de base aux historiens; d'un autre côté, ceux-ci ont trop souvent l'habitude, parfois très-malheureuse^ d'accorder confiance aux documents officiels, qui ont pourtant toujours besoin, quels que soient les gouvernements, d'être contrôlés avec attention.

Ici même, alors qu'on rencontre le premier n^port à k Convention rendu public, et émanant de Bobert Lindet, daté de Vemon le 14 juillet, au moment où il venait d'y accourir, on ne peut admettre la parfaite exactitude de cette dépêche, parce que Lindet n'y a reproduit que les récits plus ou moins vrais, plus ou moins grossis, qui étaient venus le trouver à Mantes, quelques heures auparavant. Les uns ont copié Bobert Lindet, les antres se sont attachés à Louvet, à Puisaye ou à Wimpfien, presque tous ont négligé la saine critique des relations intéressées, et il est résulté de tous ces renseignements fautifs les fantastiques récits que nous avons sur un événement si petit en réalité, si gros de conséquences imprévues.

Qu'est-ce donc que Tattaire de Brécourt? C'est vers quatre heures d'après-midi, ou Ta vu, que Puisaye et sou armée ont quitté Pacy pour se rendre, à travers champs, sur le plateau, devant le château de Brécoiu't. Ce mouvement, connu à Vernon, a été immédiatement éclairé et surveillé i)ar Vernon, mais a été mal dirigé et mal termiué par Puisaye.

Il n'a pris, on peut le dire, absolument aucune des précautions les plus ordinaires, il n'a pas même établi un campement quelque j)eu régulier ; il y avait là des officiers supérieurs en assez grand nombre, ayant le titre de

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