LA BATAILLE DE BRECOURT
Ce nouveau renfort pouvait peut-être rendre quelque résolution aux fuyards ; mais, parmi eux, il 7 en avait beaucoup qui n'étaient pas précisément affligés de la déroute et qui ne montraient pas autant d'ardeur que les chefs de l'insurrection pour exterminer les Parisiens. Les chasseurs de la Bretèche et une partie des dragons de la Manche ont bientôt montré des dispositions contradictoires avec une résistance sous le gouvernement de Puisaye.
Celui-ci, assailli de reproches, promit bien d'abord aux administrateurs du département, qui se jugeaient perdus si les forces insurrectionnelles se retiraient d'Evreux, de s'y retrancher et d'y réparer l'échec de Brécourt. On essaya même à Evreux de surexciter la confiance des insurgés en la chute des Maratistes, par la nouvelle annoncée au son du tambour, à chaque carrefour des rues, de la mort de Marat, tué quelques heures auparavant par Charlotte Corday. Quand on réfléchit à l'heure de cet événement, au temps qui s'est écoulé avant que l'autorité publique en fût avertie et que la nouvelle en fût connue dsjis Paris, aux heures et aux moyens de transport de la poste elle-même à cette époque, on est profondément étonné que les chefs de l'insurrection, postés le 13 à Brécourt, ayant le projet d'attaquer Vernon le 14, en déroute le soir et la nuit du 13 au 14, aient eu à Evreux, le 14 au matin, la nouvelle de l'assassinat de Marat. Il ne peut en résulter une accusation de complicité même contre Bougon de Longrais, le correspondant, l'ami, le confident de Charlotte Corday; mais on n'expliquera jamais la nouvelle annoncée par le tambour, à Evreux, que par un courrier parti exprès de Paris,
CE qd'on a appela