CK QU'ON A APPEL
ancan ordre, on n'est pas fondé à Ini faire le reproche d'avoir retiré ea promesse de se maintenir à Evrem, d'avoir déclaré à l'administ ration déjiarteraentftle qa'il n'arait plus le moyçu de s'y tenir et d'avoir préparé nne évacuation immédiate le jour même.
A l'exception des cliaseeurs et des dragons de la Manche, qui n'ont pas voulu auivre, les forces inenrreotionnelles ont effectivement évacué la ville d'Evreiix dès l'après-midi du 14 juillet, emmenant avec elles l'admi- DÎatration départementale de l'Eure, au milieu d'un inexprimable désordre, mais n'oubliant pas d'emporter tont ce qui était transportable, même les papiers admînistratife, et n'arrêtant les enlèvements qne lorsque les chevaux et les voitures de fransjiort ont manqué. Aussi Puisaye n'at-il pas manqué de revendiquer dans ses titres à l'admiration publique d'avoir tout ramené arec lui : bagages, canons, munitions, subsietances, « outre, dit-il, toute l'artillerie de l'Eure et la caisse de ce département cnntonant plus de l.OOO.nOO livres, p
On voit que Puisaye n'était pas toujours sans précsntions, mais on sent qu'il en manque quand il oublie de dire en quelles mains sont passées, quelques jours après, les sommes d'argent soustraites au département de TËiire.
Puisaye se retira d'Evreax en suivant la route de Caen, dans la direction de la Bivière-ThibouviUe, petit bourg dans la vallée de la Risle; il y connaissait, a-t-il dit, on poste inattaquable, qu'il n'a pas autrement désigné, où il se proposait de se retrancher, non pour tenir Ini-même en échec les forces gouvernementales et pour rester sur la défensive au moins après avoir en l'action aggressive,