‹ Études sur la révolution françaiseChapitre 157 sur 198 · LA REPRESSION DANS LE OALYADÔS · texte numérisé non relu

LA REPRESSION DANS LE OALYADÔS

même, obtenant des applaudissements, qn'elle eût à sa suite un tribunal chargé de juger les conspirateurs dans les vingt-quatre heures, et Bomme entendait des murmures à ses oreilles, quand il faisait repousser de pareils tribunaux; on s'en prenait aux suspects, on s'en prenait même aux jurés du tribunal révolutionnaire, dont le premier, Dumont, était obligé de revendiquer, pour ses collègues et pour lui, le droit de choisir une autre règle que les colères publiques; on arrivait nécessairement non à Tapplication de la Constitution nouvelle, mais à la mise en action d*un gouvernement révolutionnaire élevé à sa plus haute puissance.

A Caen, les représentants commissaires procédaient pacifiquement, tranquillement, à une réorganisation. Ils avaient fait faire seulement deux ou trois arrestations, peut-être une seule, celle de Duclos-Legoupil, maire de la ville, classé non pour être poursuivi, mais simplement détenu comme suspect jusqu'à la paix. H ne paraissait pas qu'ils missent de l'activité à rechercher tous les coupables, car ils semblaient ne s'être guère occupés de Wimpfen lui-même, puisque celui-ci est resté tranquille, caché à Bayeux, où il était si facile à trouver, jusqu'au 9 thermidor.

Que faisaient donc, se demandait-on, ces commissaires, dans la ville des royalistes et des Anglais, dans la ville de l'insurrection, de la trahison et du poignard ? Il y avait déjà longtemps, et Lacroix n'avait pas été des derniers à le dire, qu'on avait répété que les circonstances avaient provoqué l'indulgeûce de la Convention, mais que les circonstances avaient leur terme, et ou avait ajouté qu'il ne suffisait pas de punir les administrateurs

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