‹ Études sur la révolution françaiseChapitre 17 sur 198 · Tome l · texte numérisé non relu

Tome l

te davantage de sitiefaire à Pbbligatîon imposée à c les représentants de la nation. Il est temps^ assméiam^ c que ceux qui annoncent cette qualité se recoimaiiÊÊÊt c par nae vérification commune de leurs pouvoirs éta&tt^ X mencent enfin à s'occuper de l'intérêt national^ ^9^

< seul et à Pexclusion des intérêts padiciilîeos am yti^ c sente comme le grand but auquel tous ies d^«lBk € doivent tendre d'un commun effort En oomaéquemm^ € et dans la nécessité où sont les représentants dé la

< natioii de se mettre en activité sans autre dâai^ iet "C députés des Communes vous prient de nouveau etlaiÉ € devoir leur prescrit de vous faire tant individueUeunÉ te que collectivement une dernière invitation de ttnir € dans la salle des États^ pour assister, concourir tk

< soumettre, comme eux, i la vérification oommime « pouvoirs.

< Nous sommes en même temps chargés de tPMi « avertir que l'appel général de tous les bailliages ddnc « voqués se fera dans une heure, que de suite il^lMia « procédé à la vérification et donné défaut contirê lA « non-comparants. t^

n a dû paraître important aux promoteurs d'une teUte notification qu'elle fût votée unanimement et sans d^ cussion, comme un grand acte marquant un pas dans la voie des revendications nationales ; mais on ne peut flôito que, dans les assemblées délibérantes, il ne se trouve toojours trop de ses membres pour se singulariser, se créer de l'iinportance à peu de frais ou pour rechercher les moytti de disparaître à la veille d'un conflit pouvant comptoikiettre la personne dans l'accomplissement d'un devoir.

La motion de Sieyès, vivement applaudie, fut to«t

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1^ Jefwt areo eaÛxwm»TWf mais quelqu^nHoi»» «p «oor fScUceut le rote, sou^ prétexta 4'Q*mei;idemfpxtp : ^v^ ïntgei, jgni j app(Hiait des expUoations 4Q9t 1» «;|ufeipe jeleYiôt encore la portée, et 4'aatrea «paai ^ idnaient pourtut acquérir plus tard uoe notoriété biw des fois Bai)érieiire à leur valeur persounelle, M^ qw ÏMiQCM^ Be^wgJÂj tl^uté de la aéuéchaujs^ée de Siûnt- JeÊia'd^Axifpèljp médiocrité amj^itieuse qui da^ieuds^ éSSxte un jour par le discours le plus écœurant, et le plus Mîf en même temps, en faveur de TEmpire; tel ausai favccat Treîlhard, député de Paris, qui sera Thomme de tOQê les réipwea qui vont se succéder et qui sautera, d^ fmbade en gambade, du jaopbinisme dans la domes^ ôti impérialcu

Ij'uil, Rpgnauld, s'en tient encore à une adresse au roi; il vieat 4Uia8i que l'invitation au Clergé soit conçue W prilleaia termes que ceux à employer à l'égard de 1^ Noblesse; l'autre, Treilhard, propose une sorte de règlement dans lequel apparaît cette monstruosité : la décision d'une commission de TAssemblée supérieure à la décision de TAssemblée elle-même.

Jetée dans ces difficultés d'une nature si étrange^ TAssemblée ne réussit pas à voter dans une première séance une proposition qui était dans la logique de la situation et dans le sentiment de la grande majorité de ses membres ; un vote eut bien lieu, mais sa validité ellemême fut contestée, et ce ne fut qu'à la séance suivante que la motion de Sieyès fut définitivement votée à la presque unanimité des membres présents, mais avec l'acoompagnement d'une dérisoire adresse au roi.

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Le roi ne reçat pas la députatîon : il allait à la dinaoe: Le Clergé répondit qu'il s'occuperait avec la plus sérieuae attention de ce qu'il appelait l'objet soumis à sa délibé^ , ration. Quant à la Noblesse, elle fit aussi cette répcmM qu'elle délibérerait sur ce que, de son côté, elle appelait Ift : proposition de l'ordre du Tiers-État. Elle se mit à tiiié ^ un exposé au roi. ^

Mais les Communes se constituèrent en assemblés | régulière, nommèrent des bureaux pour procéder à là ^ vérification des pouvoirs, en commencèrent et en suivirent ^ le travail.

On était au cours de ce travail, quand trois prètvei .< poitevins, Lecesne, curé de Triaize, Rallard, curé de Poyré, et Jallet, curé de Cherigné, élus du Clergé pooè la sénéchaussée du Poitou, se détachèrent de l'assembljè de leur ordre^ vinrent au milieu des élus des Communes et déposèrent leurs pouvoirs, pour la vérification eiL commun. Vingt-quatre heures après, cet exemple fht suivi par six autres prêtres, parmi lesquels se trouvait * Grégoire, curé d'Ambermesnil, élu du Clergé pour le ' bailliage de Nancy, et qu'on retrouvera plus tard évêqne ^

constitutionnel de Blois, puis membre de la Convention. "^ Deux autres encore les imitèrent aussi. ^

La vérification des pouvoirs étant terminée, il fallait ^ rechercher sous quelle forme et, par suite, sous quel nom l* se constituerait définitivement l'assemblée qui venait de ^ régulariser sa situation, et qui venait de passer de ^c l'inertie à l'action. ^

Sieyès constatait que cette assemblée représentait leê ^ quatre-vingt-seize centièmes au moins de la nation et il étib* ^ blissait qu'une telle masse de députations ne pouvait être -^

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eoQdamiiée à rinaction par Pabsence des dépatés de qnelqoes bailliages ou de deux classes de citoyens, les absents, •l^és, ne devant pas empêcher les présents d'exercer Il plénitude de leurs droits et de remplir un devoir impérieux et pressant.

Mais il n'appartenait qu*aux représentants vérifiés, et i eux seuls, de concourir à formuler le vœu national, et nidle autre chambre de députés présumés ne pouvait rien ifter i la force des délibérations de l'Assemblée, de même qa'il ne devait exister entre le trône et l'Assemblée ancan veto, aucun pouvoir négatif. Far suite, Siejès wntenait que l'œuvre commune de la restauration natiomle pouvait et devait être commencée sans plus tarder par les députés présents, et qu'ils devaient la suivre sans interruption comme sans retard.

Entraîné par son esprit si méthodique, Sieyès était moins heureux, quand, sacrifiant à la nécessité vraie de ne pas fermer la porte aux prêtres et aux nobles récalcitrants qui consentiraient plus tard à faire vérifier leurs pouvoirs de députés, il proposait à ses collègues de prendre k dénomination alambiquée d'Assemblée des représentants connue et vérifiés de la nation française,

Mirabeau ne voulait pas d'une dénomination aussi longue et aussi peu intelligible. Il voulait pour l'Assemblée an titre qu'on ne pût contester, et qui fût imposant dans sa plénitude ; qui convint à tous les temps, fût susceptible de tous les développements que permettraient les événements, et pût € au besoin, disait-il, servir de lance comme d'aide aux droits et aux principes nationaux, d U demandait en conséquence que les députes s'appelassent : Représentants du Peuple français.

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