‹ Études sur la révolution françaiseChapitre 170 sur 198 · Tome · texte numérisé non relu

Tome

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partout aîllenrs. On en a cité des exemi^ea nambra yariésy et, parmi eux, le rapport de Coorceû, nfP^ n'eat qu'on pamphlet de calomniatear; mats ût fâ paa se tout ce que Timaginatioa peat coacevôr, c'eik dace de Barras : assurément, parmi les âémoiisder nante popularité de Bobespierre, il fiaac r-^F^j^^ fl privée bien connuci réservée, aast^^ sa prolxté oot qui a fiait que cet homme, un instant le dominatcir Fraucei a laissé un ameublement v^idn mox endièni lement 460 francs en numéraire.

Quand, i 40 ans de là, sans se fiùre joge dsl politique de Robespierre, sa sœur r^peiait hanta son désintéressement, nul encore, i^iès tuit d^invei tions historiques, n'a songé à s'inscrire contie ses jm

Mais le corps de Robespierre était à peine refroidî, dans les ignobles calomnies de Bama^ eoatee li privée d'un adversaire tué, on pouvait reconaattan tableaux dépravés dont ce Barras lui-même devait d uorer bieutôt le Directoire. Qu'on li^e, par curiosi moins, la s»}auce de la Convention du 27 thermidoi cet homme, diispensé par le U thermidor de dire ce ijn'ét devenus des fourgons (ju'il avait fait sortir de Tt remplis d'objets précieux, donnera bientOt la mesu Hon impudence en parlant des numbreuses concubim Robespierre, du ^rJ^r djins lequel il était obligé de pi de résidences enchantées, l'appelant un sultan* satyre... Quand on étudie toutes ces turpitudes s'explique bien que la canaille politique ait appelé son ignominie, l'intérêt sur les vaincus de thermidor

(1) Moniteur du 29 thermidor an ii.

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n est vrai, iftymptômeB du moment^ qtte le comié Pwil \^ Barras, le digne peti1>fils de la régence, monte i ; il est Trai aussi que, nn pen par injustice^ iKlmMicoiip par tactique, deux sortes de gens, les intriganti ^êfc les contre-révolutionnaires, qui étaient les uns et les BS autres dans leur rôle, ont &it de Tallien le liéros, le seiil 0 kévoB du 9 thermidor, et toutes les femmes équivoque» 0 de répoque y ont aidé.

0 La position devenue si grande de Tallien Ta ébloui; il t'est cru d'une taille qu'il n'avait pas, et quoique dépcurni Il et considération personnelle, malgré aussi son ignorance 0 pratique des affaires, il a cru qu'il allait devenir lemattre ^ et le régulateur de toutes choses, et il a voulu à son tour ^ iAMer immédiatement des collègues dont il redoutait ^ l'importance.

^ CTest principalement sous l'influence dé lïallien que f •'«ai ibrmé dims la Convention une sorte de parti intertlÈU&Bixe entre les républicains et les royalistes, composé à» totls les fidseurs, de toutes les médiocrités qui voulaient A'empaarer de la Révolution, pour en &ireun objetd'exploi-» tation personnelle, parti sans signification propre, et quij à défaut d'un nom possible, a pris ou plutôt usurpé l'étiquette de thermidoriens.

Ces gens-là livreront, s'il le faut, la République à la Mntïe-révolution, pourvu qu'ils aient la main dans les affiiires. Il y a parmi eux d'fmciens prescripteurs (et Tallien Mt du nombre) qui feront de la contre-révolution en lionnet rouge, selon l'expression de Camille Desmoulins, qm deviendront des réacteurs furieux, et en seront euxmêmes effirayés à quelque jour; mais ce sera en vain que,pour couvrir la réalité des choses par le mensonge des^

mots, TalUea s'efforcera de constater, à la Iribane^ ql 9 thermidor a î't^ fait par les répablicaiDs, pour la H Itlique; car les républicains sincères, jugeant par le H tat, ne le croiront plus, et, parmi eus, il s'en trouven penseront s'être trompés de route. Les thenuidorieu fait en défiuitlTe que, devaut uq triste jour de dêgradi orgie politique, les vrais thermidoriens, les patriotes ] uiVtefl, préférant les dangers h l'ignominie, en sont vol regretter les moments mcmes où leurs têtes étaifl chaque i&i;tant menacées, et ceci explique pourquoi, eau même de nosjonr:^, beaucoup d'hommes, à qui on ne] refuser ui l'intelligeuce, ni la droitm-e, blâment les auU patriotes du 0 thermidor, qui devait nécessaircn arriver, qui pouvait, qui devait ctre un des jonre hem de In Ittipublique, et qui a été pourtant, en résolta^ grand malheur pour la France, ea moralité et son av«

Ceci exigerait peut-i^tre le développement de la mU daa choses en France, dévtïloppement qii'uue hijtti générale peut seule comporter, et qui n'appartient pu récit des faits auxquels ont participé quelques homi dont on s'occnpe plus spécialement.

Pourtant, à ce tableau commencé de la situation fi à la France, il faut bien ajouter quelques traits.

On a va le Comité de salut public resté naturelleiu debout après la chute de son redoutable adversaire, d Comité de salut public sera un obstacle aux ambitieiu aux tripoteurs politiques, car il est la vie gouvernement de la France révolutionnaire, le créateur et le directeur la défense nationale, et c'est lui qui donne l'impolsio toutes les affaires de la République; mais, le comité sf besoin de se compléter, on en profitera pour essayer di

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désorganiser. Les royalistes j pousseront, et ils seront dans le rôle de leur opinion, sanf les hypocrisies de langage, qu'il ne fant excuser nulle part; car, s'il est vrai que Ton considère malheureusement comme les plus hahiles ceux qui acclament davantage un gouvernement, pour le mieux renverser, il faut au moins reconnaître qu'ils perdent en considération ce qu'ils ont gagné en réputation d'habileté.

Les tentatives contre le comité ne réussiront pas immédiatement, mais on j mettra de la persévérance et on finira bien par obtenir un succès qui sera la désorganisation même.

Les membres du Comité de salut public, ces hommes qui ont sauvé la France, qui ont suivi toutes ses affaires, les possèdent et peuvent seuls peut-être les mener à bonne fin, sortiront du comité par un moyen ou par un antre. Puis, pour en finir du reste, alors que des honmies de la valeur de Tallien jugeront que la situation est déblayée et que tout le monde est capable de faire partie dn comité, on fera un nouveau comité, ce qu'on a appelé le troisième comité, où des gens sans vergogne, pour la plupart, feront litière de la Révolution, des grands intérêts qui y sont attachés et de la fortune de la France, remettront le sort de la République aux mains des sections royalistes de Paris et de l'ambassadeur de Suède, faciliteront la marche de cette réaction féroce qui osait parler de la Terreur sans avoir rien à lui envier, et qui avait de plus que la Terreur l'hypocrisie et la lâcheté. Au troisième Comité de salut public, type des malfaiteurs politiques, appartiendra la principale responsabilité des crimes commis par cette réaction, depuis Lyon jusqu'à

Manullet depuin Mitraeillp jusqu'à Bordeanx et Teoloa et ce ttomkno omit^ {lenlra même le droit du puleti l'époUTantable Oarritr, eii voultuit légitimer les actes 4 bumtiies féroces enToyi-s, soua le nom de tliermidoria punr présider, dans leti dt-partemetits, uns veogeaDoes fli la jsrOBcriptioD de toat ce qui n'/'tait pas contre^volotid naire, de tons Ice patriotes traqut'H de tontes parte, i l'u dt! l'étiquett* mentpiifle, mais commode, de terroristes. ■

n eit vrai que 1» responsahilitâ des membres du tn «ièrne comitii se trouve plus divJBée pour l'histoire, a ohaoan d'oui n'y sera qu'un mois, moyen apparemmM tii' donner de la suite aux affaires, mais moyen plus et tAin de diviser et de disperser la responsaliilîtô des ad qui allaient lirrer la Révolution à ses ennemis. i

il est vmi aussi que le nouveau Comité de saint pnU ne sera plus même un lien entre les autres oomttte, ent lea miuistèree, n'aura plus d'aotîon, et qu'on pourm di qne, dans l'^t encore si grare de« cilioses, il n'y a pli de pouvoir exécntif en l'Vaiice. . .

Peut-on croire à une aiisaî profonde ineptie chez oen qn'on a appelés lea thermidoriens P II est difficile de i croire qu'à cela. Mais, quand on les voit dans les la dHiffaires, on comprend bien que lea fripons enx-mènH ont la main dans le gouvernement. Avec de telles gem la oontre-révolution peut se donner carrière, et on va h voir bientôt, représentants d'un gouvernement, traiter i puissance îi puissance non ]>as seulement avec la Vend mais encore avec la chouannerie ; descendre jusqu'à pK poser, discuter et arrêter des traités de paix réguliers no pto seulement avec l'insurrection, mais an&si avec ee hordae de briganciv affreux qui s'appelaient des c^onani

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Un gonvernement, quel que soit son drapeau, peat et doit même, s'il est honnête, reconnaître des grieft justes et leur donner satisfiu^tion, même dans Pémente, mais il ne doit pas arrêter des traités avec des insurgés.

Yis-à-yis d'eux, il doit rester gouvernement <m sue* comber dans son drapeau. Quand il les a vaincus, il est dans son droit de leur fidre appliquer la loi; s'il se montre rigoureux dans oette application, c'est d^à malheureux pour lui ; s'il j ajoute un esprit de vengeance et de persécution, il mérite le mépris ; mais, encore une fois, il s'avilit et abdique sa mission, en contractant de pareils traités.

Tout homme de gouvernement, tout homme sérieuse-* ment politique comprend une telle théorie, mais les thermidoriens, faiseurs politiques, n'étaient pas hommes à la pratiquer devant le royalisme, avec lequel ils avaient besoin de se coaliser.

Vis-à-vis d'insurrections telles que celle de la Vendée même, la répression ne doit, d'abord atteindre que les chefs, qui ont su quel enjeu ils j apportaient et qui, en se soulevant contre les lois et les institutions de leur pays, en organisant la guerre civile, ont dû tout aossi bien calculer les conséquences pour eux d'un insucoês que les avantages de la réussite. Quant à la masse qui s'est groupée autour d'eux, il faut la vaincre sans doute, mais il faut se contenter d'abord d'abattre ses forces, de briser sa cohésion et de la disperser; si un gouvernement débute en ennemi implacable, il perd le droit de se plaindre quand il est aussi traité en ennemL II faut rendre au Comité de salut public oette justice, que c'est toujours avec modération qu'il a débuté vis-à*vis de ses ennemis

îaeiufféa. Les royftlii^t^A lyoDnais n'ont subi de nR représailles qu'à la suite de leurs propres excès et Kfi BToîr dédaigné les avances que le comité leur avait J &ire ; c'est dans la modération da gouveroement qoei enaemÎH oot puisé les moyens de livrer dos vaissestui dl port, de Toulon aux Anglais; rien n'égale la JoDganinj tropgnuide «tla clémence déployées dans la répreseioai .rinBurrection ditedn Fédéralisme dans l'Oaest. Vîg-^ des Vendéens aussi, on avait débub^ par l'envoi de gO missaires pacificateurs qui apimrtaieut l'amniatie «nnpii à tons les inBurg<!H qui dt-sunneraient ; ce mo^ea éfi demeuré sans saeri», on avait fait appel aux gnrdes H tionides voisines pour la protection des loeaiitéa resH eu paix et menacées, par cela senl, des attaques de Vi sarreotion ; les gardes nationales n'ayant pu eUes-mâfl réuHsir dans leur mission d'ordre, on avait appelé d colonnes républicaines, les bleus (ainsi désignés de 1 ocmleor de leur aniforme) ; ces colonnes parcoonuenf' pays sans y commettre aucune violence, mais elles ne connaissaient pas pins que i'csprit des habitants; qnai elles avaient dispersé une bande, elles ne rencontraiei plus un seul combattant, elles trouvaient des paysai occupés tranquillement à leurs travaux, elles s'imag naient en avoir fini; mais elles pouvaient bien s'y trompe comme Hoche s'y est trompé lui-même, quand il a éa plus tard qu'il n'y avait plus de Vendée, qu'elle n'avi plus un seul soldat, alors qu'il ne se doutait pas que l'arm vendéenne était partout sous ses yeux, aux champs et la charme, en 8e disposant à refaire ses rangs. Les fl lonnes républicaines périssaient donc sous des con qu'elles ne pouvaient rendre, et dont elles ne pouvaie

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se défendre. Les échecs qu'elles éprouvaient ont excité plus que de Tardeur, la férocité même des Vendéens : ceux-ci ne se sont pas même toujours contentés d'assassiner les bleus qui tombaient en leur pouvoir, ils j ont apporté un raffinement de barbarie qu'explique à peine le fSematisme le plus exalté; ils étaient convaincus d'ailleurs que les espèces de scapulaires soutachés, bénits, qu'ils portaient sur la poitrine, sans distinction de grades, les mettaient à l'abri des balles républicaines, et, en outre, qu'ils s'ouvraient le ciel par l'immolation des bleus (en croix). Puis, ils ne se sont pas contentés d'égorger les fonctionnaires, ils ont inventé des tortures pour les prêtres inconstitutionnels, et, grandissant en audace, ils ont livré au pillage et à l'incendie les villages, les bourgs et les villes qui avaient résisté à l'insurrection ; les victimes de leurs cruautés avaient bien droit aussi à être défendues ; les populations aussi, et la France apparemment, qui avait aux flancs une guerre implacable pendant qu'elle avait à défendre ses frontières, se croyaient bien le droit d'exiger enfin les mesures les plus vigoureuses, pour écraser la Vendée insurgée. Il n'y aurait plus eu que niaiserie ou trahison à reculer devant des moyens de guerre, et la France, étonnée, exaspérée, ne l'aurait pas permis ; la Vendée était pour elle un spectre escorté d'instruments de mort et de dévastation, dont il fallait avoir raison à tout prix ; la masse du pays en était tellement impressionnée que, trente ans après, en pleine Restauration, il restait encore dans le langage du peuple, pour peindre un scélérat capable de tous les crimes, de l'appeler « un brigand de la Vendée, d

Le Ciomité de salut public en était donc réduit à appli-

quw en quelque sorte la loi dn talion à la VenJ pourtant, il a plutôt att-^nué qu'élargi les mesures i reiMCB r>rdonD>^{>a ))ar la Convention, et les Vea n'ont i>lns eu h n'en prendre qu'à eax-mème& des t qu'ilii ont appelle.

Sons auviiu doute, une paciôcntiou de la Veodéa déflirable, mais, quand on pénètre encore de noB fta fond de» popalations qui étaient alors soulevées, ( ou voit à quelles influences et par quels mobiles d] dirigent, malgré la vie nouvelle, les routes, le coma le contact, quelques morcellements des propriêtéa, agenta de lumière et de progrès, qn&nd ou tient cd de la distance deti temps, on se demande de quelles aione s'animaient donc ceux qui disaient avec bîbi qu'il y avait moyen de pacifier la Vendée, comme avaient eu simplement une guerre à terminer par no I avec une puissance rappelant ses soldata dans foyer».

Sans aucun donte aussi, la constitution civile du cl ce malheur que la France a di'i à des docteurs qui n'éfc que les jiédante de la Révolution, et la conscription, calamité à laquelle la Franco ne pouvait se soustrsdrt étis les deux éléments principaux de boulevereemeoi le» ])rôtrea, les nobles et les Anglais ont pu ntilis plus facilement pour leurs projeta de guerre civil avait-il moyen de leur arracher ces deux engins de gm Evidemment, si les idées avaient progressé, on eûl dès alors, en arriver au principe seul libéral, seul ra nil>le, seul vrai, de la liberté de tous les oult^, a' exe chacun dans son temple, en dehors de toutes rela avec l'Etat et avec le seul concours des fldèles.

ufJAonoy THXBMiDOBDonn 507

Mais il est certain que ce principe n'eût rien pacifié en Vendée^ parce que le clergé^ dans la tactique dnqael il était toujours entré de croire à la persécution, quand on essayait de lui arracher quelqu'ime de ses spoliations, £ûsait la guerre non pas pour obtenir l'exercice du culte, mais pour récupérer l'exercice des privilèges qu'il appelait son droit; qu'on se rappelle donc qu'à notre époque même, des manifestes, œuyre d'audace ou de folie comme on voudra, viennent de déclarer nettement le catholi-* oiime € incompatible avec la civilisation moderne. 3>

n aurait été d'ailleurs absurde et imprudent d'accorder aux prêtres de l'insurrection des avantages que n'auraient pas obtenus des prêtres soumis. D'un autre côté, était-il possible de laisser aux Français en général la charge de repousser l'étranger et d'en exonérer les fils des Vendéens, alors que la Bévolution avait l'égalité des citc^ens pour principe, et que la conscription était elle-même un moyen d'amalgame dans les rapports, dans les idées, dans les intérêts, dans l'unité de la France?

Du reste, et il fallait bien en prendre son parti, l'insurrection de la Vendée, peut-être alimentée par des causes secondaires, devait être vue de plus haut; c'était une guerre dans laquelle le fanatisme, exploité au nom de Dieu etduB^, servait à liyrer assaut à un régime nouveau.

En une telle guerre, les actes de pacification ne pouvaient être que des actes de duperie, et la pacification vraie, œuvre de patience et de temps, ne pouvait résulter que de l'extermination ou de l'expulsion des chefs, de la fiitigue des soldats rappelés à la charrue par le besoin lui-même, et de l'incorporation des conscrits dans les rangs des autres enfimts de la France appelés à la dé-

fendre; ce réanltat allait, ee produire tout naturellemsl onr la Vendée i'Iait eu Tort mauvaises affairet;; les ^ Honrces et les soldnts lui manquaient, les chefs, prew^ tontes parts, n'avaient ml-me plus le moyen d'appda enx quelques nouveaux ineargée, lia étaient perdus, m leurs amis de Paria les sauvèrent et, double résnltat, i mirent en position de recommencer la guerre. Comme donc ? Avec les gens qni sont à la tète du ^onTemema c'eat chose cimpie et très-facile.

On nommera des ambassadeurs, des hommes se diari encore des représentante du peuple français ; ces homd solliciteront dos entrevues avec des Vendéens p^^aafi leur prciposeront un traité de paix. Ils supporteront tn leB rebiifl'ades les plus déterminées, mais ils sont comi cet autre dont Bonaparte a dit que sou visage ne changM pas, quand il recevait un coup de pied ailleurs ; ils ser« si courtois, que, dans la crainte d'offenser les yeux i l'ennemi, Us arracheront de leur front la cocarde nati nale ; les couleurs de la France ee cficheront devant cocarde blanche. Est-ce assez ? Non ! Car les Vendéens i cherchent pas une réconciliation et l'oobli du passé; i veulent des avantages et une trêve qui leur fasse recoi quérir une [josition perdue. En conséquence, on leur co céda des indemnités pour les ravages de la guen l'ej^emption des conscrits appartenant à la réqnisitii présent*, et que les Vendéens trouvaient mieux chez ei qu'à l'armée, la formation de g;ardes territoriales par sf tions de 2.000 hommes, dont lea chefs vendéens pourro se partager le commandement, et, pour combler la mesu de ces conventions honteuses, deux millions de fran sont accordés aux Vendéens pour rembourser les bo

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qu'ils ont mis en circulation. Tel est le premier traité, le traité connu sous le nom de la Jaunaye, et, pour plus de bons procédés, Charette devient officiellement le général en chef des gardes territoriales.

Stofflet n'avait pas signé. . . et les mêmes turpitudes de recommencer, et d'autoriser le bruit si croyable qu'il avait été convenu secrètement à la Jaunaye que la Convention proclamerait aussitôt que possible Louis xvii roi de France. Ce bruit n'était pas entièrement exact, mais les négociateurs de la Convention l'avaient autorisé piar leur langage personnel. Le même langage a-t-il été tenu à la Prévalaye, qui a donné son nom aux secondes conférences ?. . . Mais il y a eu à la Prévalaye, de plus qu'à la Jaunaye, de l'argent, beaucoup d'argent. Mais aussi, à la Prévalaye, ce n'est plus même la grande Vendée de la Jaunaye, c'est déjà un mélange que quelques-uns ont appelé la petite Vendée. Est-ce tout? Non encore; car il y a la chouannerie; mais la chouannerie, horreur de tout homme un peu honnête, ne peut être élevée à la hauteur d'un parti politique. Les chouans sont des bandits qui dévastent et pillent, des voleurs de grandes routes on de maisons isolées, des détrousseurs de voyageurs ou des chauffeurs de pieds, d'affreux brigands, avec lesquels Bonchamps, ce noble et valeureux vendéen, n'aurait jamais fait de traités, lui. . . . Qu'importe aux gens qui ont mis la main sur les affaires de la France I On accordera aux chouans tous les incroyables avantages concédés aux Vendéens par ineptie ou par trahison I On fera aussi un traité, un traité de paix avec les chouans ; et la tribune françaisse, qui ne rougit plus de rien, entendra applaudir à ce traité. . . •

610 niitmos tbehhidobieishb

Des traités aussi navraDts seront à peine ratifié^ les refrains des chooaDa iioteront exactement Ia ail tioD ' ; mois on fermera les oreilles. H arrÎTenI bien fl

Air des Pendus.

Venn écouler, pelila et granda, Lbisloire du con^fts des cbouaus ; 11 ie UcQl i h Prâ>alftyc ; TrAs-nombreuse est cette assemblôe ; On y (titit conclure la paix El des cbouios et des Français.

Air Vu liant en bat.

Députa Irôg-longtemits, On avait préparé bombance.

Oui, depuis longtemps, On aTdil iiiTité les ctiouans.

Pour eux tout est en abondance ; Partout la famine est en France, Depuis loogleinps.

Air Va-l-tn voir s'iU timnmt.

Les chouans se regaleraot, La cbo^e eiit cumi<|ue, Car on dit qu'ils reconnaîtront Votre République I Vàrt-on voir l'ils Tiennent, Jean {bit).

Air 7^ porta l'habii bleu.

Les chefo de tout canton Sont Tenus, haut de ton,

En habits de dimanche, Portant sabre traînant, Le Im uliapeau grimpant Et la cocarde blanche.

Air Je suU Llndar, Itcpresenlauls au poni])eux étalage,

^AàffaOlSi THXBlflDOBISHSX 511

que les négociateurs s'accuseront réciproquement de duplicité ; mais la Convention laissera sa tribune retentir de paroles plus dignes des tréteaux de la foire que d'une

Vains jobards et tons galopins , Viennent trinquer en muscadins.

Ahl cela fait un très -bel assemblage 1

Air Un assaut trompeur.

Mais ce n'est qu'après le festin Qu'on doit parler d'affaires.

Guillerets d'un verre de vin, Les contractants vont faire

Une pacification

Une pacification.

Air Tiens, mon cher Colin.

« Tons ne trouverez point ici

« D'amis de votre république, »

Dit le célèbre Béjary,

Pour la cohorte cbouannique;

< Rétablissez un roi,

• Les chouans, sur ma foi,

« N'en demandent pas plus, a

Air M, le curé, voulez-^vaus.

Si vous consentez à cela, Vous, représentants que voilà,

« Ëh bien ! les patriotes

« Pourront graisser leurs bottes. >

Air des Visitandines.

• Braves soutiens du royalisme.

Lui répond un des députés,

« Nous sommes, du patriotisme, « Tout comme vous bien dégoûtés ;

• Mais, Messieurs, n'allons pas si vite ! « Dissimulons encore un peu,

bVi RÉACTION TB£aUl£>OBn:NKE

Âflsembléc uatïouale. Enfin, il arrivera bieu an me où la VeatIC'E! et lu chouuuuerie ruvitaillées, recoualj ï»r le gouvernement de la France, reprendront lest tt rerommenreront des ravages que la chouannerie ( uuoru peudaut plus de dix ans. . . Mais c'est la 1

• Crsignous ile montrer noire jeu

• A celte MoQtitgue maudite. •

Air Hune carmagnolt.

Lu mibic congrès appUudlt; Sir ConnatiD «e levé, et «lit :

■ C'eut fail, mais nVu parlons plus !

• Buvonfi uu coup là-desGU3.

• Vive la République !

• Pas pour loDgtenip» ("M'^

• I^ pouvoir moaarcliique

• Aura EOD leuips /bii).

Air A bvirt t à boire l

A boire! k boire!

Nous qDÎtteronS'nous eans boire?

Les iJcpulés I Puisque les chouans SoDl d'bons curants t

Air On nous dit que dans If mariage.

Les bleus sont d'une bonne pite ; Ils croient cela, les bendts, Puis, après, le fier dëmocrite S'endormira sur le succès.

Dam! dam 1 cela se peut bien, Dara! dam! nous eu rirons bien, El quand nous les liendrons sous notre patte, Nous tes laperons eu aristocrates (bis),

(lins des clutnsoiu praitnant des papiers de Lechandellier, jnandanl des bandes de Bas-Mtùne.J

EiACtION THBRMIDOEtENNS 513

qui en souffrira, c'est la République qui se perdra de nom, sans avoir jamais existé de fait, et royalistes et thermidoriens continueront néanmoins à acclamer la République avec une touchante unanimité.

Quand la France est la proie de pareilles gens, c'est à peine s'il faut se demander ce que deviennent les patriotes répandus, sans protection, sur la surface d'un pays où tous ceux qui osent parler encore de la France, de la Révolution, de la République, sont mis hors du droit commun, sous le nom de Jacobins et de terroristes, où cette étiquette suffit pour autoriser à les emprisonner, les persécuter, les traquer, les égorger même.

Mais ce qui doit être le sujet d'un profond étonnement, c'est non même l'impunité, mais la puissance de l'effiroyable réaction qui a dévoré la France à cette époque. Qui essaierait de la peindre ? Il faudrait pour cela plus qu'une main indépendante et honnête, car il faudrait la possibilité de rechercher et d'exhumer, dans chaque province, les crimes dont les patriotes ignorés ont été les victimes : hommes obscurs, peu intéressants pour l'histoire, tombés sous les coups d'une réaction toujours implacable^ mais toujours monotone, et qui se prête peu à l'attrait des récits.

Pourtant qu'on prenne un exemple, et qu'on établisse une comparaison; car, en définitive, le sang des victimes de la province, pour être répandu sur un théâtre moins en évidence et n'être que le sang d'obscurs plébéiens, n'en est pas moins aussi précieux que le sang des plus illustres victimes répandu sur ce grand théâtre qu'on appelle Paris.

Je sais bien que des hommes, de cœur et d'impartialité autres que les tristes exploiteurs des événements, se sont

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