‹ Études sur la révolution françaiseChapitre 178 sur 198 · Tome U. — 3Q · texte numérisé non relu

Tome U. — 3Q

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à Ift Constitutiony en raison da vers : c Z> parpan vertUj quand le serment Jut crime, >

< La séance da 3 floréal envoie Collot et Billaix déportation; leurs femmes demandent la permissioi les suivre. Cest une question... remise an Comitc législation ! . . . Enfin, se ruant sur tout, à la séance di ou supprime TEcole normale ! Le 8, on renvoie les a pirateurs des Œufs-Bouges devant le tribunal crimi La eanspiration dite des Œufs-Rouffes a été ainsi app à cause d*une lettre qui aurait été écrite à nn prisonn: € Le jour où tu recevras des œufs moitié ronges, mo c blancs, vous vous tiendrez, toi et tes compagnons € amis, tout habillés. Je ferai tous mes efforts pour v < délivrer. >

Les royalistes et les thermidoriens n'accQrdaieni la garde nationale qu'une très-médiocre confiance, an faisait-on faire les patrouilles par les Invalides et le s vice des environs de Paris par la troupe de ligne, et Yt lail-oii reiiiettro le coinniaiuleiiieiit de la garde natiom dans les iiiaiiis d'un gf'*n''ral (lui commanderait en mêi temps la divi-ion militaire, (juand un ai)prit le> égi gements de Lyun! (Vite nouvelle i)rodiiisit, à Paris, ellet eon^id^•ral)le.

« Qu'on s'ét(>nne donc du 1'^'' prairial! j>

Sans doute, dans Tordre des choses humaines, pareils forfaits appelaient une terrible n'^aotion; aiu^ <( le 1'*'' prairial an m (*^0 mai 17l>o), dès cinq heures < matin, des grouj)es étaient formés, des rasseniblemeij considérables avaient lieu, et, à dix heures, une mas qu'on a évaluée à liU.OOO individus se dirige vers la Co vent ion. Les canonniers de la section de Montreuil et

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Pq)incotirt s'y joignent. De manvais fusils, des sabres rouilles, des piques, des baïonnettes, des outils d'ouvrier furent rarmement de la portion armée de cette multitude.

€ Dès le matin, le rappel a battu dans toutes les sections sur lesquelles le gouvernement compte le plus, mais, à onze heures, les rares gardes nationaux qui y avaient répondu se trouvent insuffisants pour prendre parti contre le' mouvement.

c A onze heures, ouverture de la séance. Lesthermido^ riens sont attérés. Les Montagnards et les Terroristes ont eux-mêmes un visage où se peint une profonde inquiétude. Où va aboutir un tel mouvement? C'est l'inconnu. Us restent silencieux.

€ A une suite de décrets, premiers éléments d'agitation, répondent des proclamations et les cris : Du point Du paml Le peuple écrit partout, à la craie: Constitution de 1793 et du pain t L'ordre d'évacuer les tribunes est inutilement donné. Yemier, André Dumont, Boissy d'Anglas, ge Buocàdent au fiiuteuil de la présidence.

c A trois heures et demie, l'envahissement de Itt salle est complet. Des coups de feu sont échangés. Par son attitude calme et sévère, Boissy d'Anglas impose aux insurgés. Féraud, le visage meurtri et les habits déchirés, arrive près du bureau; il veut escalader la tribune pour se joindre à quelques citoyens courageux qui se sont rangés à côté du président; un officier de la garde nationale le soutient pour l'aider ; un homme du peuple le tire, au contraire, par son habit; l'officier, pour faire lâcher prise à ce dernier, lui assène un coup de poing dans la poitrine ; l'insurgé tire à bout portant un coup de pistolet sur le député. Féraud tombel II est accablé de coups et traîné

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