PRAIRIAL
par les cheveux hors de la salle ... Le conp qui le fra] était destiné à Fréron dont la mort avait été prémédit comme chef de la jeunesse dorée; rassassin fut tron par la fidble similitude des deux noms.
€ L^enceinte législative, littéralement encombrée, le théfttre d^un vacarme épouvantable; tous cric hurlent, jurent, ou demandent la parole.
« Quatre heures. — Un peu d'apaisement. Un ( insurgés se fait entendre : Nous demandons du pain et Constitution de 93. Boissy d'Anglas veut parler, m vains efforts. . . Un canonnier procède par pancarte, approbation par bravos et roulement de tambour, — m on crie silence pendant trois-quarts d'heure. L'appel i minai I Laissons délibérer les représentants I
< Six heures. — Romme parvient à se faire entend pour réclamer la liberté de la tribune; c'est alors qu'app ra!t la tète de Féraud tué deux heures et demie aap ravant Boissy. . . met la main sur son cœur, et s'incii respectueusement devant le hideux trophée. Les insurge stupéfaits de tant de grandeur d'âme, restent muets i moment.
« Alors un des émeutiors se pencha à Toreille Boissy d'Anglas et lui dit : « I^Jn as-tu assez de ta s. . . rcvolution/ y> Le ton dont furent j)rononcées ces paroh le sentiment qu'elles exprimaient et leur contraste av la tournure du personnage, frappèrent vivement le pi sident de la Convention; malgré la gravité des circor tances, il put graver dans sa mémoire les traits de S( singulier interlocuteur. — Vingt ans après, Louis xv étant sur le trône, Boissy d'Anglas crut reconnaître, da un salon des Tuileries, la figure de Témeutier de prairi:
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C'était celle d'un grand personnage de la cour. Ce dernier, s'apercevant de Tétonnement de Boissy, le regarda de manière à lever toute hésitation. <i Comment ! vous ici I ]> articula l'ex-président de la Convention. — n Vous y êtes bien I :^ répondit le grand seigneur en souriant.
<c Sept heures un quart — Enfin, à la suite de
quelques propositions faites d'une manière moins désordonnée, un compromis a lieu. On décide que les députés quitteront les bancs supérieurs pour occuper les gradins inférieurs et délibérer au nom du peuple ; ce dernier les remplacera sur les sièges abandonnés et ne cessera de les entourer tant qu'il n'aura pas obtenu la ratification complète de tous ses vœux; il restera couvert, et les représentante voteront en levant leurs chapeaux. — Ce double mouvement s'exécute; la foule s'entasse sur le^ gradins supérieurs, tandis que les députés prennent place BUT les bancs inférieurs ou se tiennent debout sur le parquet. Vemier remplace Boissy d'Anglas au &uteuil de la présidence.
<c Neuf heures à onze heures et demie. — Les Montagnards Duroy, Bomme, Goujon, font les propositions; Vemier les met aux voix; les députés les approuvent par des mouvemente de chapeaux, et la foule applaudit à chaque nouvelle décision. On décrète ainsi, coup sur coup : Liberté des citoyens arrêtés, — des représentante arrétési
— la suspension des procédures, — la restitution des armes, — une seule espèce de pain, — recherche des fisi^ rines, — la permanence des sections, — renouvellement des comités des sections et des comités du gouvernement,
— un appel aux patriotes, — le rappel des représentants envoyés dans les départemente, — l'anestation de jour-