‹ Études sur la révolution françaiseChapitre 21 sur 198 · DU 23 JUIN I7B0 US · texte numérisé non relu

DU 23 JUIN I7B0 US

c tout le Toyaome. Cette espèce d'inquisition serait sani f doate efirayante, si elle était érigée en loi, mais il est des c moments, il est des crises, dans lesquels il faut, pour fie saint pablic, violer un instant les lois générales* € Pourquoi le ministre de la guerre n'emploierait-il paa € les mêmes procédés dans les villes de garnison, où de € grands abus de ce genre sont couverts d'un nom respec* f table? Pourquoi l'Assemblée nationale, en s'occupant fdn rétablissement de la circulation des grains, € n'aocorderait-elle pas des primes d'encouragement à ceeux qui approvisionneraient les différents marchés, csous l'inspection des officiers municipaux? Pourquoi ne ( pas renouveler le prononcé de peines contre les accapa* crenrs et contre toute personne convaincue de receler des fUés morts au commerce, ou d'avoir fait de fausses € déclarations de la quantité des grains qui sont dans leurs € magasins ou dans leurs greniers ? Pourquoi n'ajouterait* c on pas à ces injonctions, à ces peines nécessitées par les

< besoins instants des peuples, des avertissements pres- € sants aux diverses compagnies chargées de la partie des € grains, afin qu'elles les fassent moudre sans délai et sans f interruption , avant les chaleurs qui dessèchent les

< rivières ? Les approvisionnements de farine manquent € partout, et cependant on assure que nous consommerons € encore, au printemps prochain, les blés de 1 788. Mettonsc nous donc. Messieurs, dans une infatigable activité pour c découvrir, déconcerter et punir les projets désastreux c des ennemis du peuple et des ennemis de l'humanité, c Montrons-nous dignes d'être ses vrais défeDseurs, ses € libérateurs légitimes. Nommons à l'instant des commis- € saires La nomination de ces commissaires est

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« l'unique et le premier objet qui doit nous occuper : il € faut donner du pain au peuple, avant de lui donner des

« lois Ma motion tend à ce qu'il soit procédé

€ à l'instant à la nomination des commissaires qui îront| c dès leur nomination, examiner les véritables causes de € la disette, et aviser aux moyens de la détruire ou de € l'adoucir. — Les commissaires indiqueront les genres € de secours et les moyens provisoires que l'Assemblée € nationale peut employer dans le moment actuel jusqu'à € ce que les produits de la nouvelle récolte aient rétabli € le prix ordinaire du pain, et rassuré les peuples sur c leurs subsistances, soit en constatant, dans tout le € royaume, la quantité de grains qui s'y trouve, Qoit en € donnant des injonctions aux officiers municipaux d'en c pourvoir les marchés, soit en punissant les monopolenrSi € accapareurs et autres personnes convaincues d'avoir € fait de fausses déclarations sur la quantité des grains € qu'elles ont, soit en donnant plus de liberté au commerce « et des encouragements aux pourvoyeurs des marchés et c des secours d'argent et de blé au nom de l'Assemblée € nationale, qui fera un emprunt pour cet objet ^ . i

Comme on le voit, il y a de tout dans ce discours : un appel à la colère du peuple contre ceux qui occasionnaient la disette ; un témoignage du désir de l'Assemblée d'en finir avec la misère publique ; la promesse de nouveaux Missi dominiez y qui seraient au milieu des populations l'expression vivante d'un pouvoir national en pleine activité et se révélant par des actes ; l'espérance fondée d'un résultat heureux dû aux efforts de ce pouvoir en lutte

(1) Barère, Discours à la séance du i9;um 1789.

avec les puissances anciennes; voilà pour la masse de la nation. Mais pour les privilégiés, la cour et le roi, qui Tenaient de voir l'Assemblée se passer de leur concourS| qu'ils avaient refusé, le discours de Barère, dont la motion était renvoyée au comité des subsistances, annonçait un pas de plus dans Timmixtion de TAssemblée dans les affaires du pays et dans Texercice de la puissance souveraine : TAssemblée allait avoir ses envoyés dans les provinces, et ceux-ci le pouvoir d'ordonner, de protéger ou de punir; pressée par les besoins du moment, n'exercerait-elle pas même le droit de contracter des emprunts, comme le demandait Barère?

Des intérêts puissants et nombreux, tels que ceux des privilégiés, dont la seule préoccupation était de conserver leurs avantages, ceux de la cour qui voyait un ordre dédaigné réussir à montrer qu'il était quelque chose, et ceux du roi, pour qui son autorité royale était le seul droit qu'il reconnût, se sentaient bien menacés. A ces intérêts, se joignaient ceux d'une sorte de gens qu'on ne sait comment désigner et qui, héritiers des abominables inventeurs de ce qu'on a justement appelé k pacte de famine^ servaient de ténébreuses combinaisons politiques, tout en opérant Taccaparement des blés et en produisant des renchérisr gements considérables ; Barère les appelait des hommes acides et cruels^ voulant vivre de la mort des peuples. Tous ces intérêts gagnaient en colère tout ce qu'ils perdaient chaque jour en véritable assurance; leurs alarmes s'accrurent encore des résolutions auxquelles le Clergé se sentait entraîné.

On a déjà vu quelques prêtres s'éloigner de leur ordre et se réunir aux Communes ; d'autres y sont venus aussi

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plus tard, maïs assez tôt pour participer aa vote qui â constitué l'Assemblée nationale. Actuellement d'antres encore, restés au milieu de la réunion du Clergé, voyaient avec inquiétude l'audace et la fureur de la grande majorité du haut clergé, que sa cupidité portait à compromettre l'église dans les orages dont il fallait an contraire V&oi*' gner. L'explosion d'idées athées qu'on a vues dans la Bévolution avait sa racine dans la tenue des gentils^ hommes beaux-esprits, des abbés sans charge d'ftmes, det grandes dames prétentieuses ou légères, et d'une haate bourgeoisie affectant à son tour des airs de gentilhommerie; quant à la masse de la nation, elle n'a pu être entraînée dans la voie désolante de l'athéisme que par les preuves trop géminées de l'hypocrisie et de la véritable incrédn* lité des princes de l'église : il n'était pas besoin d'un rai« sonnement profond pour comprendre que ce haut olei^ aurait été moins préoccupé de ses droits usurpés, de sesrichesses illégitimes, de son faste et de ses jouissancee^ s'il avait cru à la justice de Dieu. Le bas clergé lui-même s'était ressenti de l'impression générale et il n'avait pas d'ailleurs un intérêt commun avec le haut clergé, parce que, souvent pauvre et sans avenir, il pouvait espérer de l'esprit moderne une amélioration à son propre sort.

Aussi, la réunion des députés du Clergé avait-elle présenté promptement ce phénomène, qui n'en était pas précisément un, qu'elle s'était divisée en deux partis, Pim voulant adhérer aux demandes du Tiers-État et l'autre y apportant une résistance qui n'était pas toujours exempte de violence.

Aussitdt la mise en délibération de la question, le riche clergé de Paris s'était signalé par son unanimité et son

Ird0iir à repousser toute ooncession ; il ftvait à Mt tête Leolerc de Joigne, archevêque de Paris, et, à ce titre, duc de Saint'Cload, qui pouvait se dire de race de gentilhomme, aaîs qui n'en était pas moins de ces familles anoblies tpà oaUiaient leur véritable origine, pour remplacer lefe vieux oonquérants disparus.

CSê parti avait vu dès alors se placer au premier rang: de ses plms courageux: lutteurs un homme de talent^ saâ* lanpule, spirituel, plein de sang-froid au milieu des mêlée») et qui eût pu fiiire un agréable colonel de oavakriê légère. C'est aux pistolets dont il était armé, au milieu des émotions popalaires, que les Farisiene goailleura ont donné plus tard le nom de Imtêitea de tMé Maury. Il possé<bit un prieuré par ci, une abbaye ptf li; il était bien rente, à ce qu'il parait, car une lettre du tempe, lettre intime, indique que les revenus eodésiastiquee de l'abbé Maurf , élu du clergé de Péîonne, l'âevaient à cinquante mille livres ^

La délibération de la réunion du Clergé sur la dernière invitation du Tiers-État avait commencé le 12 juin, l'était continuée le 13, le 14, puis le 15, puis encore le 16, la milieu de débats d'une vivacité croissante.

A cette dernière séance, le haut clergé en était arrivé à ne plus souffrir la contradiction et à ne vouloir entendre que des paroles favorables à son intérêt. Cest ainsi que Boisgelin, archevêque d'Aix, en même temps ibbé de Saint-Gilles, dans le diocèse de Nimes, à plus de 2ô lieues de son archevêché, aussi abbé de Sainte Maixent, dans le diocèse de Poitiers, à plus de 150 lieues

(Ij Lettre de l*abbé Thomas Undet.

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de son archevêché, également abbé de Chalis, dans le diocèse de Senlis, à plus de 200 lieues de son archevêché, n'avait pas offert de décharger sa conscience de ce cumul si productif, mais avait fait un long discours contre la réunion des ordres. L'évèque de Chartres, que Ton a déjà vu faire des tentatives pour amener ses confrères à pins de justice et de prudence, avait voulu répondre à Boisgelin, mais on lui avait nettement refusé la parole, pour la donner à un orateur du même sens que BoisgeUn, Villeneuve de Bargemont, chantre-comte et chanoine de Saint- Yictor-lès-Marseille; puis était intervenu Dulau, archevêque d'Arles, qui avait en même temps, à plue de 200 lieues, Tabbaje d'Ivry, diocèse d'Evreux, et qui, tout pénétré des bonnes raisons de Boisgelin, encore mieux rente que lui, avait pris la parole pour demander l'impression du discours de son confrère d'Aix«

Parler seul, sans contradiction, amène un succès âusile, que les intelligences médiocres essaient quelquefiiia d'élargir ; c'est ce que le haut clergé a essayé de faire i la séance du 19 juin, alors que l'Assemblée nationale, déjà constituée, organisait ses comités et s'emparait de la question des subsistances ; alors que dans les rang^ da Clergé non encore réuni à l'Assemblée, il j en avait qui trouvaient qu'il était temps, probablement tard, de voter enfin sur la question. Juigné avait repris le débat et, copiste de ce qu'il venait de voir faire, avait proposé an Clergé de vérifier les pouvoirs dans la Chambre du Clergé^ et de se constituer en Chambre active, en admettant pour toute idée conciliante de faire une députation au roi, et de le prier de chercher dans sa sagesse les moyens d'établir une correspondance entre les trois ordres.

Entre la proposition si extrême de Jnigné et la proposition si extrême de^ se rémiir à l'Assemblée nationale, 8*était produite une proposition mitoyenne, demandant la réanion pour la yérification des pouvoirs dans une déli- 1)ération générale, mai sous la réserve de la distinction àeB ordres.

Comme résultat de vote, cette dernière proposition n'avait obtenu que treize voix; la proposition de réunion flans les réserves avait eu cent vingt-sept voix, et la proposition de Juigné cent trente-cinq. Celle-ci n'avait eu qu'une majorité relative, et elle étieût devenue minorité dès le moment où, les treize voix n'ayant pas voulu se rranir aux cent vingt-sept, celles-ci avaient abandonné leur propre proposition pour se réunir à celle des treize, qrd avait obtenu ainsi la majorité absolue. Mais le cardinal Lfarochefoucauld, archevêque de Rouen, bénéficiaire comme ses semblables de plusieurs abbayes, et qui ne voulait probablement pas plus qu'eux en perdre le produit, n^avait reculé devant aucun moyen, puisque, au lieu de proclamer le résultat du vote, il s'était mis à soutenir cette thèse que la proposition Juigné, ayant eu une pluraiitéy selon son expression, devait être adoptée, puis, ne s^exposant pas à la faire repousser par un vote, il avait levé la séance.

Un aussi audacieux procédé aurait pu avoir du succès, si Larochefoucauld n'avait eu devant lui qu'une majorité composée de simples curés de province, mais outre que les simples prêtres n'étaient pas réduits à la condition avilie feite depuis, sous le premier Empire, aux curés appelés desservants, outre que, pour les garanties des violences du haut clergé, les curés avaient au moins les officialités

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qui lear permettaient un peu d'indépendance et, par 6ela même, de dignité personnelle, la majorité qui s'était révélée et comptée dans le vote avait vu dans ses rangs non plot seulement le courageux évèque de Chartres, Lubersae, mais encore Cicé, archevêque dé Bordeaux, et Pompignan, archevêque de Vienne, auxquels s'étaient ralliés Colbert^ évêque de Rhodez, et Chalmazel, évêque de Bayonne.

Cette majorité ne s'était pas laissé intimider pat Larochefoucauld; il avait levé la séance sans droit, elle avait continué ia séance, voulu constater les chiflfres de la majorité et de la ininorité, et arrêté les termes de la résolution votée.

On en était là, quand avait été votée et renvoyée aa lendemain, dans l'Assemblée nationale, la séance qui avait fourni à Barère l'occasion de son discours et de ses propositions sur les grains.

Pour plus de précaution, la majorité de la réunion da Clergé déterminait que sa résolution serait signée de tons ceux qui l'avaient votée et resterait pour cet objet déposée aux mains de Cicé, où elle réunit cent quarante-neuf signa^ tures.

La situation devenait critique pour les privilégiés. La réunion de la Noblesse le sentait, mais dans cette réunion, si quelques hommes très-rares avaient voulu pousser aux réformes, ils n'auraient rencontré que des colères; si d'autres venaient de comprendre, en petit nombre ausai| la faute que leur ordre avait commise en n'acceptant pas franchement les propositions du roi, la majorité, la très* grande majorité, sans intelligence et sans esprit, comme le prince de Conti, allait jusqu'à s'en prendre à MoNsnum lui-même de ses dispositions novatrices.

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Cette minorité, liée d'intérêt avec le haut clergé, qui ne défendait pas seulement ses bénéfices ecclésiastiques, nudB aoBsi ses avantages nobiliaires, ne vit dès alors pour ressonroe que l'intervention de l'autorité royale, la dissolution de PAssemblée nationale et la dispersion de ses membres.

CTest alors que, ressource trop souvent recherchée par hommes politiques qu'on ne devrait appeler que des&ipolitiques qui se croient très-habiles, qui ne supposent qiie leur comédie puisse être comprise, on arrangea xme mise en scène de laquelle il est probable, mais seulelaent probable, que Louis xvi a été l'un des complices.

n s'était retiré à Marly, et c'est là que s'agitèrent toates les passions, on devrait dire toutes les cupidités intéressées i empêcher une grande nation de proclamer ses droits. Le comte d'Artois, ancien contempteur de la reine, im de ceux qui, dans des vues probablement peu avouables^ TsTaient davantage décriée et avaient réussi à lui faire nue position au moins fausse aux yeux du peuple, était désormais en parfait accord avec elle. Marie-Antoinette, altière, dissipée, légère, n'avait jamais rien fait pour s'identifier avec la nation dont elle était destinée à devenir la reine ; elle avait apporté en France ses préjugés étrangers, et elle y avait, peut-on dire, pour se servir d'expressions vulgaires, mais caractéristiques, manqué même son entrée. Elle avait certainement causé bien des soucis et des chagrins à son mari, mais elle avait néan^ moins le plus d'influence sur ses déterminations dans les moments où quelqu'un pouvait amener le roi à prendre tme résolution suggérée.

n n'accordait probablement son entière confiance que

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lorsqu'on abondait dana son propre sens, et, pins d*ane fois, il est arrivé à ceux qai croyaient influencer sa détermination d'être repoussés tout-à-coup par une bon:tade. U avait des vertus, quoique ayant été mal élevé, trop près du débauché Louis xv et d'une cour composée des médiocrités et de la corruption des grands salons. H avait pour héritage la situation désespérée que lui avaient îeâie les trois règnes précédents. Pour le sauver de cette situation, il avait eu le bonheur de rencontrer Toigot^ mais il l'avait maladroitement sacrifié, et il restait aux prises avec trois malheurs : une piété très-mal édairéa qui lui permettait de mauvais moyens pour arriver à un but que faussement il croyait bon : la duplicité, le mensonge, le parjure et même la trahison; un préjugé grossier qui lui faisait considérer les usurpations de là monarchie comme sa chose propre et la France comzne son domaine; une influence personnelle (peut-être La seule qu'il ait vraiment subie), l'influence inintelligente et pernicieuse de sa femme, qui semble n'avoir jamais réussi qu'à déterminer la perte de son trône et de sa famille.

n n'était pas difficile d'amener ce malheureux homme à des tentative^ contre les élus du pays; il fallait seule* ment faire luire à ses yeux le moyen d'y réussir. Bn d'autres moments , le roi se fût bien arrêté à cette yérité que la dispersion des députés ne lui donnait pas l'argent dont la pénurie l'avait forcé à leur convocation, mais arrivé sur le terrain brûlant des réformes, la misère da trésor royal devenait une question secondaire à laquelle il serait pourvu plus tard et qui ne devait pas empêcher de courir au plus pressé.

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ZêS parlement de Paris, devenu odieux à la nation oomnie tous les parlements, et qui se sentait menacé d^ime réfonne judiciaire, avait bien demandé la convocation des États-Oénéraux lorsqu'il s'en était fait un instrument de lutte contre la cour, mais il prétendait maintenant avoir trouvé le moyen de se passer des États. lie garde des sceaux apporta son concours au parlement, et la reine et le comte d'Artois trouvèrent qu'il était fetcile de donner satisfaction au peuple par une déclaration royale qne le haut clergé et la Noblesse acceptèrent sans hésitation, et qu'il suffisait que cette déclaration fût conforme au voeu général des cahiers. Larochefoucauld et Jnigiié, échappés de la réunion du Clergé qui leur avait résisté, arrivèrent aussi, et se jetèrent aux pieds du roi en le suppliant d'empêcher la ruine du Clergé et de protéger la religion, parce que, pour ces gens-là, le sort de la religion était attaché à leurs privilèges et aux gros revenus qu'ils en retiraient, alors môme qu'un peuple tout entier manquait de pain. Le lendemain au matin (20 juin), la population, avertie que le Clergé devait se réunir à l'Assemblée nationale, se portait en foule à la salle des séances, quand elle entendit des c hérauts d'armes, 3 sorte d'officiers chargés autrefois de porter les défis de guerre et les proclamations, publier dans les rues une proclamation que l'on affichait en même temps sur les portes de l'Assemblée, pour annoncer que, € le roi c ayant résolu de tenir une séance royale le lundi 22 juin, c aux États^GénératiXy j> les préparatifs à faire aux salles exigeaient que € ces assemblées soient suspendues jusc qu'après la tenue de la dite séance. :d La proclamation ajoutait qu'une autre proclamation ferait connaître rheure

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