‹ Études sur la révolution françaiseChapitre 50 sur 198 · Tome I · texte numérisé non relu

Tome I

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lesquelles la Constitution établissait à côté d'elles de agents responsables.

Il ne voulait donc pas retendre aux faits individuels^ d^un roi, et il posait à l'Assemblée cette question : € < un individu, roi, commettait d'effi-oyables excès, s*i] € attaquait à main armée la liberté publique, s'il ravaj € les propriétés des citoyens, alors serait-il inviolable? » < n ne croyait pas du reste que, de ce que les institutions n'avaient pas prévu tous les cas, il en résultât FimpaÎB^ sance pour la nation ; aussi demandait-il encore à l'Assemblée, en parcourant ces différents cas : € Si celui dt c la démence ne se trouve pas dans vos décrets, en c &ut-il conclure que la nation doit laisser les rênes du c gouvernement entre les mains d'un imbécile? > Mais, tout en constatant qu'une Assemblée constituante doit se considérer comme la nation elle-même, il voulait renvoyer la question de la déchéance à une Convention, tout préci* sèment par la raison que c'était contre la Constituante elle-même que Louis xvi avait dirigé ses complots, et il disait : € Quand tous les événements, quand les projets affreux sur lesquels nous avons à prononcer, sont évidem* ment dirigés contre l'Assemblée nationale, elle ne peut juger ; elle serait en même temps juge et partie, i>

Tous les efforts ne pouvaient rien contre les combinai* sons arrêtées, les intérêts personnels et le parti pris. L'Assemblée se fit juge de la question, et, faussant ellemême la Constitution qu'elle venait de faire, usurpant des droits nationaux acquis au pays, condamnant la France à courir de nouvelles aventures, elle rendit illégalement à Louis XVI la couronne et le pouvoir.

Il est vrai que, par un calcul toujours misérable de

ET SES BifsULTATS

riniqnitéy tont en épargnant le maître, auteur principal, en frappait les serviteurs qui avaient aidé à l'évasion, et qu'on les renvoyait devant une haute-cour séant à Orléans. X est vrai aussi qu'on avait l'indécence de rendre un ciécret pour maintenir en prison M™* de Tourzel, gou- ^iremante des enfants royaux, que le devoir et les convenances elles-mêmes avaient obligée à les accompagner dans l'évasion.

La grande Assemblée constituante ne savait plus être cpxe mtaquine comme idées, et que funeste oomme tra-

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