‹ Études sur la révolution françaiseChapitre 71 sur 198 · Tome · texte numérisé non relu

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€ il fat eoBeveli dans Toubli. > Telles sont les expressions de PétioDy à l'époque même où ses amis et lui tramaient la perte de Danton.

H &at ajouter que cette insistance sur la date du 2 septembre se montre escortée de cette étrange supposition, que Danton, le oox\juré, aurait attendu à ce jour pour arrêter avec Marat et son Ck)mité les massacres du même jour; d'où la nécessité de donner à l'assertion plus d'étendue et de reporter au 30 août l'entrevue et les embrassements de Danton et de Marat, au Comité de swrveillance.

Il est vrai que la rectification de Pétion, fixant an 4 septembre la présence de Danton à la mairie, est loin de perdre sa valeur et de venir au secours d'affirmations devenant enfin absurdes.

On a cru un instant leur donner de la force en les £û« sant concorder avec xme autre invention trop bien reproduite par des écrivains qui n'ont pas su de quoi ils par* laient, ou qui ont espéré que les lecteurs se laisseraient abuser par des équivoques. On a donc dit, d'après M"® Roland, reproduite en ce fait pai* Bertrand de Molleville, honmie que le scrupule n'arrêtait jamais en aucune matière, que la hideuse circulaire de Marat, du 3 septembre, avait été expédiée sous le contre-seing du ministre de la justice, Danton.

Il faut s'entendre d'abord sur la valeur de l'expression, pour éviter une équivoque hypocrite.

En matière de l'expédition des dépêches de l'autorité publique par la poste, le contre-seing n'emportait pas le moins du monde, comme on a pu le faire supposer aux lecteurs, l'idée d'une signature autographe, apposée à

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coté OU à la suite d'une autre. Le contre-seing en ce cas^ c'était une griffe, et quelle griffe ? une griffe que, conformément à la législation qui la régissait, la direction des postes faisait fabriquer elle-même, et qu'elle remettait à toute administration publique, qui avait la franchise de l'envoi par la poste. A ce moyen, les employés de la poste, reconnaissant l'empreinte de la griffe sur les plis ou paquets, n'avaient plus aucune vérification à faire, et les classaient sans les taxer.

On ccHuprend déjà, par suite de cette explication, que le contre-seing ou la griffe dont on a parlé n'était pas manœuvré par un ministre, ni par aucun des fonctionnaires d'un ministère. C'était évidemment la besogne des garçons de bureau, chargés de porter les paquets à la

poste

Quelle chute pour les perfides qui avaient pu espérer que leurs lecteurs comprendraient que Danton avait contre^ 9igné de sa main la circulaire de Marat, et en avait accepté la complicité I Ce n'est pas même à quelque employé de Qiinistère qu'on peut s'en prendre ; c'est tout au plus à quelque garçon de bureau ayant fait usage de la griffe pour timbrer l'enveloppe d'un paquet étranger au ministère.

Est-ce même cela? Ce n'est pas certain, car il parait assez téméraire de penser que le bon moyen de faire engager les départements à imiter Paris, et à tuer leurs prisonniers, eût été de s'adresser aux correspondants du ministère de la justice, ou même d'un ministère quelconque.

Mais, ce qu'il y a de remarquable, c'est que nul au monde n'a jamais eu les moyens de contrôler l'assertion

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