‹ Études sur la révolution françaiseChapitre 72 sur 198 · LES MASSA0RE · texte numérisé non relu

LES MASSA0RE

de M"® Roland et de Bertrand de Molleville, par la raison qulls se sont bien gardés de fournir ces moyens. Ce qui est non moins remarquable, c'est que pas un seul exemplaire des empreintes du contre-seing, mis à un tel usage, n'a jamais été signalé par personne, pas même par quelque fonctionnaire, sinon précautionneux, du moins curieux, et qui aurait gardé un spécimen d'un tel envoi; et c'est que de tous les fonctionnaires du ministère de la justice, presque tous, à cette époque, hommes de 1791 ou tout au plus Girondins, atteints même dans leurs positions par la Révolution du 10 août, pas un seul n'a jamais dit avoir reçu la trop célèbre circulaire recouverte du contreseing d'une haute administration.

L'assertion accessoire ne se soutient donc pas mieux que l'assertion principale, et pour en finir avec celle-ci elle-même, liant Danton et Marat, les faisant s'embrasser dans une horrible préméditation, se reportant comme dates précises au 30 août, selon les uns, et au 2 septembre, selon M°*® Roland, et se rattachant au Comité de surveillance, constatons que, si elle n'a rien pour hi soutenir, la circonstance que Marat n'est devenu membre de ce Comité que le 2 septembre seulement est d'un autre côté entièrement décisive pour détruire d'un seul coup une inculpation considérable faite avec tant de Irgèreté.

Également si le Comité de surveillance de Marat est le lien par lequel on peut rattacher la Commune et le Conseil général à une préméditation des massacres de Septembre, la même raison brise ce lien. Et d'ailleurs les accusations contre les administrateurs, la Commune et le Conseil général ont eu pour base cette assertion, qu'on aurait vu le sombre Billaud-Varennes se diriger vers les prisons,

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