Tome I
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Septembre qu'on ae trouve entraîné à rapporter œ lanmitiiJl>le événement. On le sent naître^ se développer et grandir jusqu'à aes plua effrojables proportion» au ■sôlieu de la population variée d'une capitale populeuae, qui est debout tout entière, debout depoia quelques jours^ eA p«ur lei éleotiona à la Convention, ei pour la cérémonie fiuiàhrc en l'honneur des patriotes tués le 10 août, et poux les nouvelles de la guerre, et pour lea trahisons dont elle n'a pas précisément tort de se oroire enveloppée.
Cette population qui lit sur l'inamense drapeau noif voilant en quelque sortie la façade de son hotel^-YiUfr i « La pairie e$t en danger ! » comprend bien le ministre Roland lui disant : <( Lève-toi dans ta fopee, lève-toi Um\ q: entière, nation françaia^I Voilà» l'heure du oombuk, qne c ce soit celle de la victoire. Il faut la r^nporier oq € périr ^ I >
Elle çceaprend son Ccmseil général,, lui miAt i^ tooft Ib9 carrefours des rues : d Aux armea \ (Htoyens,^ aux: anoes S l'ennemi est à nos portes ^. »
N'a-t-elle pas su, effectivement, dès le 26 août, que Longwy avait capitulé? N'a-t-elle pas appris que, le 3^1^ l'Assemblée nationale avait attribué à la trahisom et à la lâcheté cette trouée faite à notre frontière, et avait par décret frappé la '«ille de destruction et les habitants de la dégradation de leur titre de citoyens français.
Elle peut donc calculer, comme le font déjà les royalistes^ l'instant si rapproché où les années étrangères vont pouvoir être maîtresses de la capitale de la France ^.
(1) Roland, Proclamation du U^ septembre
(2) Arrôté du Conseil général, publié le 2 septembre.
(3) « Le compas à la malo, je mesurais sur la carte la distance
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Menaeée d'nne destrnction totale^ hommes ê6 choBce ^^ elle est appelée avec l'énergie du désespoir à une défense i toute outrance, la seule efficace.
Elle Tcâi, elle doit Toir Tennemi fout aussi bien dane rintérienr que dans les rangs de l'étranger. Ne coimalielle pas officiellement l'état de la Vendée et le décret ordonnant l'arrestation et la déportation des prêtres réfirao^ taîres?
N'a-t-elle pas entendu Boland annonçant, du haut de la tribune àe l'Assemblée nationale^ la découverte d'une vaste conspiration dans le Morbihan ?
Peut^lle oublier, quand le gouvernement lui-même s'exprime ainsi : a Yous avez des traîtres dans votre € sein. Ah 1 sans eux, le combat serait bientôt fini ;
« qui séparait Verdun de Paris, et je me disais dans ma fblte espé- • rance : Avant le ib septembre, Paris doit être sauvé (enTahi), « lorsque tout-à-coup le canon d'alarme et le son du tocsin Tinrent « m*arracher à mes calculs. »
(Conf. Peltier, Récits historiques, îi, 236; Durand de Maillane, Mémoires, pages 47 et 49.)
(1) Moi soussigné, général commandant en chef des deux armées
(d'Autriche et de Prusse) déclare ?<> Que les habitants des villes,
boorgs et Tiltages qui oseraient se défendre seront punis selon la rigueur du droit de la guerre, et leurs maisons démolies et brûlées. . , — 8® Que la ville de Paris et tous ses habitants s^ns distinction seront
tenus de se soumettre sur le champ au roi Leurs Majestés
impériale et royale rendant personnellement responsables pour être jugés militairement, sans espoir de pardon^ tous les membres de V Assemblée nationale, du département, du district, de la municipalité et delà garde nationale de Paris, — Déclarant en outre, Leurs dites Majestés, que, si le château des Tuileries est forcé ou insulté,. . Ëiles en tireront une yengeance exemplaire et à jamais mémorable, en livrant la ville de Paris à une exécution militaire et à une sub* version totale,., {Manifeste de Brunswick au nom de l'empereur d'Autriche et du roi de Prusse.)
€ mais votre active surveillance ne pent manquer de les « déjouer^. »
Elle comprend très-bien un journal, que Ton aurait pu appeler le Moniteur des Girondins^ &isant ces recommandations : < Ne pas perdre de vue que plus de deux cents € chefs, répartis dans divers cantons de la France, ont des « points de réunion et tiennent des signatures de per* <i sonnes prêtes à se réunir aux armées des princes aussitôt
€ qu'elles se présenteront Tandis que le duc de
€ Brunswick contiendra les forces patriotes, le roi de a Prusse s'avancera avec son armée ; alors aussi s'avan- € cera celle des princes, grossie des contre-révolution- € naires de l'intérieur, et qui depuis longtemps ont ordre « ou permission de rester en France, pour y vaquer aux € emplois divers qui leur sont confiés'^. »
N'a-t-elle pas senti de l'émotion déjà, quand elle a vu un conspirateur séparé de son complice, celui-ci jugé après ; l'un condamné, l'autre acquitté, sans qu'elle pût s'expliquer que d'Ossonville, si étrangement mis en liberté, allait devenir un espion de la police ! Oui, cette émotion a été assez vive, assez empreinte de colère, assez mélangée de sentiments de vengeance pour qu'une section se laissât entraîner à faire une démarche auprès de la municipalité et à lui déclarer : « que les citoyens, « fatigués, indignés des retards que l'on apportait dans « les jugements, forceraient les portes des prisons et a: immoleraient à leur vengeance les coupables qui y
(1) Proclamation des ministres, tous Girondins, à l'exception d'un seul.
(2) Courrier des départements, du girondin Gorsas, numéro du 2 septembre.