KS
Ce chiffre est probahloment au-dessous du nombre effectif. Quel autre pays de l'Europe peut fournir 130,000 hommes de cavalerie légère aussi parfaitement équipés et organisés ?
Les Cosaques ne connaissent ni corvées ni servage ni impots publics. Tout le territoire appartient à la commune cosaque, et chaque particulier peut revendiquer sa part de la chasse, de la pèche etc. Ils ne sont obligés vis-à-vis du gouvernement qu'au service militaire et à cet effet ils sont divisés en trois catégories. Il y a lj les mineurs (Malolclnije) jusqu'à l'Age de 10 ans; 2; ceux qui sont au service (Sluschivije) pendant 25 ans, c'est à dire jusqu'à l'Age de 42 ans ; 3) les démissionnes OtsIawnijV qui, jusqu'à l'Age de 47 ans, restent dans la réserve. Après ce temps, ils sont regardés comme invalides à moins d'une levée générale.
Le Cosaque doit s'équiper lui-même, c'est-à-dire, s'habiller, fournir dos armes et un cheval. Pendant le service eu dehors du territoire cosaque, ils reçoivent des fourrages, des rations, une petite solde et 15 roubles pour an cheval de somme. Le gouvernement se charge de l'artillerie, des munitions et du train.
Une compagnie de commerce de 500 hommes devant faciliter l'écoulement des produits du pays, a été établie en 1S34. Les membres de celle compagnie sont exempts du service militaire mais dohent payer 200 Hubles à la caisse militaire.
Bien loin de frapper d'impôts les Cosaques, le gouvernement paie à l'administration cosaque 21,310 roubles assign. d'appointements, 20,000 roubles pour les veuves et les orphelins de ceux qui ont péri dans la guerre, 30,000 roubles pour 10,000 tschetwerts de blé, enfin 247 pouds de poudre et 150 de plomb.