Fonctionnaires Fupc
rieurs — 03 ,, '29,635 3
T>. Clergi1, écoles, greffiers, présidents de rcrrlc ele — — ,. „ 256,787 fi
Tolal 701,176 L'impôt iln la couronne augmentant avec la popnlatii la somme totale dépasse probablement aujourd'hui le de 800,000 roubles.
selai des impôts individacls, c'est-à-dire, par 15} roubles. Celte somme totale constitue maintenant l'ensemble des charges dont la terre est frappée en ce sens que toutes les dessat., peu importent la qualité cl la valeur du sol, sont imposées dons la même mesure. On abandonne ensuite aux colons la reparution par léte de l'impôt.
C'est ici que je crois à propos de faire remarquer que le ministère des domaines aurait dans ces colonies la meilleure occasion d'exécuter le plan d'un cadastre devant servir de base aux impôts fonciers qui, alors, remplaceraient les tailles personnelles. A cet effet, on n'aurait qu'à tenir compte des arpentages et des évaluations que les colons ont, à coup sur, enlcpris avec d'autant plus d'exactitude que leur intérêt personnel devait les y engager.
Les rapports qui existent entre les membres d'une même famille, rappellent toul-à-faii les moeurs allemandes. C'est la plupart du temps le pète qui choisit son successeur parmi ses fils et à leur défaut, parmi ses filles. Jamais une distinction ne s'est établie en faveur du premier-né ou du plus jeune des frères. C'e^t le père eucore qui fixe la part de chaque enfant et la dot des filles. A la mort des parents , la commune donne aux enfants en bas âge des tuteurs qui vendent tout le bien et partagent entre les héritiers le capital résultant de la vente. Il existe une sorte de douaire pour la veuve. Au cas qu'elle en est jugée capable, on lui permet de continuer le ménage et même do se remarier. Au reste, ces usages et d'autres de la même nature se sont formés d'eux-mêmes et ont plutôt le caractère de coutumes amenées par la suite des temps que de dispositions établies par la loi.
La commune est organisée à la manière allemande. A la tète se trouve le schulz dont l'élection a lieu tous les ans. Le tribunal communal se compose de ce fonctionnaire assisté de deux anciens, deux assesseurs et d'un greffier. Quatre à cinq colonies forment un cercle placé sous la direction d'un président et de deux assesseurs, qui tous sont sujets à réélection après trois ans révolus.
Toutes les colonies réunies relèvent du Ssaralow, formé par un directeur ou juge supérieur, assesseurs cl d'un secrétaire. Le comptoir a dans Iri butions toutes les affaires administratives, la poli) juridiction civile et une partie de la juridiction criminelle Il est seul compétent pour tous les différends qui pMH naître entre les colons eux-mêmes. Seul il dirige WÊ l'instruction criminelle et prononce le jugement conjointement avec le tribunal de cercle. Le procès des avec des personnes soumises à d'autres juridiction poursuivies et vidées, en commun par tes deux tril La cour d'appel est représentée par le premier di ment des domaines.
Autrefois, les colonies étaient administrées par le nistère de l'intérieur. Depuis la création du ministère domaines, la direction des colonies u été confiée à dernier.
Les colons sont attachés à la maison impériale une affection tout allemande. Crie sympathie toi se révélait dans leurs traits et dans leur langage !.,. .,.,. , nous parlaient du fîrand-Duc l'héritier, qui était verra les colooies il y a quelques années, «1 qui s'était inl de la situation des habitants avec un intérêt affable.
Nous quittâmes nos compatriotes dans la matinée 1 Juillet et vers les huit heures nous atteignîmes le village de Pakrnwskn, habité par des Petits-Russivus.
Ce village, où nous ne fîmes qu'une halte d'une heure, est le premier de la Pelitc-Hiissie qu'il me fût donné de visiter. Devant m'nccupcr dans la suite avec plus de détails de ce pays, je me contenterai, quant à présent, da peu d'indications qui suivent.
La Itussie du Sud-Est de l'Europe possède une richesse extrême du sel. L'eau de lotis les lacs, du plos grand nombre des rivières et des ruisseaux en contient en abondanre. Fouillez la terre dans la steppe de sel, voo* trouverez bientôt de l'eau salée. Un des gîtes salins les plus riches que possède l'Europe et peut-être la terre entière, c'est le lac de Tellon ou d'Ellon (cnCalmouk, alto»-
nor, le lac d'or). Depuis long-temps, il fournit le sel à mie partie de la Russie. Autrefois, le transport en était difficile et peu sur. C'est pourquoi Catherine II fit construire deux routes du lac de Tellon au Wolga, qui d'après les villages de Pakrowska et de Kiolajewsk, situés aux deux extrémités, furent nommées Pakrowski et Kiolajewski. L'expérience ayant en outre démontré que le transport du sel s'effectue le mieux au moyen de chariots attelés de boeufs, un oukase de Catherine fit venir des colons petits-russiens des gouvernements de Pultava, Charkow et Tschernigow. Etablis désormais sur la rive gauche du Wolga, ils se servent à merveille, pour conduire le sel à sa destination, de leurs excellents boeufs de l'Ukraine. Le même oukase défendit de labourer la terre dans la largeur de dix verstes, tout le long des routes, et de 15 verstes le long du lac de Telton, afin que les boeufs pussent trouver partout un pâturage suffisant. On fonda de petits villages destinés à servir de relais, et Ton y établit des Jaemtschik (paysanspostillons ou voituriers). Aux frais du gouvernement, cinquante puits furent creusés sur la roule de Pakrowska et 34 sur celle de Nikolajewsk. Il faut ajouter que ces puits étaient en partie très-profonds. Enfin, on jeta de larges ponts sur les rivières de Jaroslaw et de Targun.
Les colons petits-russiens ont conservé leur idiome, leurs moeurs, leur costume, en un mot, leur caractère national; ils sont restés inaccessibles à l'influence des peuples environnants.
Le style et la disposition de leurs demeures diffèrent essentiellement de celles des Grands-Russiens. Ces derniers emploient pour la construction de leurs maisons des poutres rondes et superposées, qui, dans les colonies allemandes, sont rabotées, tant à l'intérieur qu'au dehors. Les maisons des Petils-Russicns au contraire se composent de murs à panneaux dont les interstices sont remplis par des pierres, ou de parois, formés de broussailles entrelacées. Mais dans tous les cas, la maison est soigneusement enduite de chaux du côté extérieur comme audedans. Les serrures et les loquets que Ton voit dans les
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colonies allemandes, sont remplacés ici par des en bois.
Les Pelîls-Russiens aiment à orner d'images les de leurs chambres. Celles de ces dernières qnî ce ' vent de pl»s près de la nui te, monlrcnl non seulement figures de Saints pins un moins rirhemeot encadrées, I encore des poitrails de czars russes el parfois il'.mrifM helmans de Cosaques Saporoges. On v trouve en ■ assez souvent le portrait d'un vieux cosaque dont les bilan ts rerusent d'indiquer le nom, circonstance que retrouve mentionnée dans la description que M. Leo| a faite de Ssaiaiow et que nous avons eu occasion de plus haut. Le vieux Cosaque est sans cesse reprudaf des artistes russes, si l'on peut les appeler ainsi, qoï nent des villages dils des peintres, et ne se lassent pu et copier ce portrait. C'est la Ggnrc d'un Cosaque | russieti la léie rasée jusqu'au milieu du crâne ou l'oi une tnufTe de cheveu* ijui retombe sur l'oeil gauche ] pipe (lulka) d'où la fumée s'élève en spirales bleues bouche, la pandoia (inslrumenL de musique particulier 4 ce peuple) sur les genoux , un verre plein dans la m " droite. En arrière du Cosaque el fichée dans la sol trouve sa lance, et tout à côté son bonnet rouge. Soi pied louche un poignard qui gît par terre. Un fusil adossé contre un arbre el non loin de là, on voit le cheval du guerrier, ainsi que, suspendus à une branche, la gï- ( ■ ■ ■ i n ■ ■ . la poire à poudre, la gibecière, un cm un arc cl des llùcbes. Une légende en vers entoure U portrait.
Le Pelil-Itussien est calme el réfléchi. H redît volontiers ses traditions nationales et les souvenirs bien-aimét que l'image du vieux guerrier cosaque sait évoquer devant lui. Que si vous lui demandez son origine, il von* répondra: je suis Cosaque. C'csl-là le nom dunt tout la peuple se glorifie*).
"] l.fojmliicm M-ni saloir qu'il y a dus secte» dissidente! cb«
Comme je l'ai dît plus haut, on avait établi ici les habitants de Pakrowska pour faire transporter par eux le sel du lac de Telton. Toutefois, ils sont maintenant délivrés de celte obligation; car, la population s'élanl considérablement accrue, le gouvernement peut veudre le sel sur place et en abandonner le transport au commerce. Celte corvée se trouve en couséquence remplacée pour les habitants de Pakrowska par les impôts ordinaires, dus à la couronue. Au reste, ils ont 8 dessat. de terre par habitant et s'occupeul, en dehors de l'agriculture, à tisser de fort beaux tapis, qui sont très-recherchés. On me fit cadeau d'un de ces (apis à Ssaralow et je dois dire que le travail en était excellent
En quittant Pakrowska, nous longeâmes, pendant une demi-heure, le Wolga, jusque vis-à-vis de Ssaratow. Ce qui dislingue celle ville, du reste admirablement située, de la plupart des localités baignées par le fleuve et s'élevant sur une des hauteurs de la rive, c'est qu'elle se trouve placée dans une sorte de vallée ou de bassin. Les collines du Wolga resserrent le haut et le bas de la ville et s'étendent ensuite autour d'elle dans un demi-cercle assez vaste. Le paysage ressemble à celui que Ton se souviendra d'avoir vu chez Hôxter sur le Weser à la différence, bien entendu, de la grandeur près, puisque le Wolga a une demi-lieue de largeur en cet endroit, et que Ssaratow est une ville considérable, présentant je ne sais combien de centaines d'églises et de tours.
Ssaratow, dont l'origine remonte au-delà du règne d'Ivan Wassiliewitsch, se trouvait autrefois sur la rive gauche du Wolga. Pillée à plusieurs reprises et réduite en cendres par les Calmouks et les Kirguis, qui ne cessaient
les Pctits-Russiens et qu'à l'église, pendant la messe, les assistants récitent en choeur des chants sacrés. Je n'ai malheureusement pas assisté à l'office chez les Pelils-Russiens, ce que j'ai d'autant plus lieu à regretter que les poésies populaires et les chants d'église ne peuvent manquer d'offrir un puissant intérêt
de l'alUq-ner, U ville fat reconstruite far la rire ( fortifiée de rempart* et d»? fo?»J;> après l'incendie, t O-pendant, en l'iTl , S>ara(u« fat pillée Ji rm-Lrf p le O^aqae StenLa-Baiin . le fameux brigaod du Woly». I qui avait taccaçé Aîlracao peu de temps anparavaj
"i O SieoLa-Ra.in i de ti Rusiie. En
itcdi dans le* rhanU
.emple:
Chant de Slenka-Rasin. brigand du Wolga.
po Wolge
po - go
l'n orage descend vert le Wolsa. Il descend en et remue profondément les ondes. Rien sur le fleare n'eut un bateau qui tantôt apparaît sombre, tantôt ■>. I'er>(inne dans le liaient, si ce n'est les rameurs; je to chapeau i noirs qui rcssorltnt sur la voile blanche au-dessus de leurs It'lc». Maintenant je vois let muges et leur chef assis à la proue. C'cit le brigand Wolga. I.c voilà avec son magnifique caftan bruo, arec Kurlha d'aïur, le mouchoir de soie lit»! autour du cou, le net de velours *ur la létc cl uoe pcl: le Toila, le I i .■■■■ fils de son père.
Il dit aui rameurs: ..Alerte, mes enfants! Frappei dévot rames lo fleuve cl conduisez-moi avec la rapidité de lV.-l.nr au village que roua tovci là-bas sur la hauteur de la rive, . conduisez-moi vers Alevin, ou demeure Iwaoow."
s au bonnet?*
Il faut savoir que les poêles populaires de la Russie aiment A chniiler le* brigand». Ils vous racontent aussi l'histoire d'une jeune lîtle, ilief do brigands, qui avait sa demeure dau
Pugatschew la prit en 1774 cl fit passer au fil de l'épée tous les fonctionnaires publics qui se trouvaient dans la ville.
On dit que la ville renferme maintenant 60,000 habitants. Lorsqu'il s'agit de la population de villes russes, il faut se contenter <Tà-peu-près , parceque, d'un côté, la statistique , en général, est peu sûre en Russie et que, d'autre part, les autorités ne peuvent fournir de données plus certaines, vu les fluctuations amenées par les habitants d'autres villes qui vont et viennent, par le séjour passager des nobles accompagnés de leurs gens, des ouvriers venus du dehors etc. C'est ainsi, pour citer un exemple, qu'à Rybinsk, comme nous l'avons dit, la population est vingt fois plus forte en été qu'en hiver.
La situation excellente de Ssaratow suffisait, pour en faire une ville importante pour le commerce. On prétend qu'elle contient 3000 négociants et 16,000 petits marchands. C'est peut-être une des communes les plus riches de la Russie. On peut se faire une idée de la fortune territoriale en songeant que Pierre I lui donna 230,000 dessat. ou 980,000 arpents prussiens en propriété foncière. Certes, il n'y a pas de ville en Europe qui en possède à beaucoup près autant. Mais lors de la fondation de Ssaratow, la terre dans ce pays n'avait pour ainsi dire pas de valeur. Personne ne surveillant la propriété, il en résulta que le premier venu pouvait s'en emparer. C'est ce qui eut lieu. Ajoutez qu'un grand nombre de terres se vendirent à vil prix. Plus tard , l'administration ayant élé mieux réglée, on découvrit, à la première inspection, que la ville ne possédait plus de 57,000 dessat., faible reste du don que lui avait fait le gouvernement, mais qui représentait toujours une propriété immense (11 lieues car-
une caverne sur la rive du Wolga et qui a donné sou nom à cette chaîne de collines que Ton appelle Dewilschvja Goru, montagnes de la vierge.
Volume II. 4
i : Quatre mille ilessal. des (erres, situées le ;
de la ville et que l'on a divisées en 120 portion affermées dans ce moment à des particuliers qui ! 4 roubles par d essai. Les locataires en ont fait i dhis et de petits établissements d'agriculture d'été. ,* étendue de terrain assez considérable est en outre i a Terme à des propriétaires du voisinage et à dtM 4 allemands. On dil que la ville relire de (ous plus de 100,000 roubles. Aussi a-l-ellc amassé tal de quatre millions de roubles. Ses revenus g'tj en (oui, on le prétend du-inoins, à 350,000 roubles,*
•) Depi
i 1820, Ssaralow a encore aliéné beaucoup d« t.
lu»! qu'en 1828 la direction de» Enfant* trouvât à 1 cou lui a arhrlé. au prix de 930,1140 roubles «saignai*, ~ terrain immense, situe à 44 vcrslcs de la lille. C'eal mrjj terrain que l'impératrice Marie a tonde, pour le» enfanta i lés, une colonie comprenant cinq villages, qu'en honnenr enfants de l'impératrice on a appelés Aleiandrowaitaja, maiilmonskaja, NikolaJMrtla , "Ml. I,..i!m .!,-,; i cl Mur in Chacun de ces villages renferme 25 établissement» dod dont Ici deux maisons sont toujours réunies par
riillui
ChaqlH
i familles qui possèdent, chaf
dessat. de - ni dot
! le
■ à feri
< pour Va propriéti coloua io
personnellement Iffcî
e grands privilège; ils peuvent acquérir des propriétés fonc
comme des marchands, et dans la première genératiou, ol à-dire pour quarante ans A partir du premier établissement, sont exempts du service militaire. .Maiutenanl, un enfant aj 12 a 13 ans des Enfants tritures de .Moscou, est confié a i que famille, qui en prend soin jusqu'à l'ilgo adulte. Alora. l'établit a son tour dans la colonie. Chaque village possédai un bureau de police et une école. J"ai vu entre autres un école mutuelle. Les enfants mâles seuls apprennent à écrin Quant aui pelitca filles, on ne leur enseigne, outre la reljgiofc, qu'a lire et a calculer au mnjcn de la table d'à rit h wé tiqua particulière au peuple rn;i
dépenses à 240,000. Que Ton juge d'après cela, combien la fortune devra s'accroître avec le temps*}.
En présence de ces richesses, ce qui a lieu de suprendre c'est que les rues ne sont nulle pari pavées. Nous en souffrîmes cruellement, une pluie, qui avait duré pendant plusieurs jours, avant rendu ces rues impraticables même pour les équipages. Au reste, rien de si pittoresque et d'étrange à la fois que l'aspect de la \ille où l'Europe et l'Asie se confondent dans les grandes places aux églises magniûques, aux palais ornés de colonnes et de balcons, dans les rues larges aux rangées de maisons rappelant celles de l'Occident, mais que viennent interrompre, surtout dans les rues latérales, de petites habitations russes à trois fenêtres et rcconnaissables à leurs poutres superposées; et tout cela animé par d'élégants équipages, par des voitures attelées de boeufs, par une foule d'officiers, d'employés, de Cosaques, de Tschouwasses, de Mordwins et de Baschkirs, qui se heurtent et se pressent en tout sens.
Je fis la connaissance du président des domaines, de Bodisko, ancien officier de marine et qui me paraissait fort instruit. Il avait réuni une collection des antiquités de l'endroit et nous montra des médailles et des ornements que l'on avait trouvés dans les prétendues ruines de Sarai, le siège du Chan de la horde (tor.
Batv-Cban, celait le nom de ce chef redoutable de la horde d'or, avait conquis la moitié de deux mondes, de l'Asie et de l'Europe. Au treizième siècle, il fonda la puissante ville du Sarai et en fit sa résidence, que les successeurs et lui ornèrent de palais magnifiques. C'ivl à Sarai que les princes tributaires et vassaux de la horde d'or, et parmi eux les princes russes, devaient venir s'in-
•) De grands procès soulevés par les propriétés de la tille, ont été en partie vides devant les tribunaux et aplanis en partie, en 1804, par le ministre de l'intérieur. V. le Compte-rendu du ministère de l'intérieur de la dite année dans la Rux-sifsoujt Alexandre /; de Storch, IS0(i, !i>r. XXIII. p. 147 (en allemand).
iliner devant leur seigneur cl maître, lui renouveler sermon I et faire «{lier pur lui leurs querelles.
Mi' toute cl- lie grandeur pas nu vestige n'est resté. C'est à peine si l'un commit l'emplacement île l'anliqw Sarai qui, il y n quelques siècles, dominait une partie «
Ce qui est certain c'est que Sarai était située sur la bords de la rivière d'Achtuha, un des bras du Wolga, et qui, non loin du village de Itosrorinv, quitte le fleure ponr le rejoindre près d'A.sliacau. Karainsiu, se fondant sar l'opinion de Itubriquis et de Pullas, est d'avis que Sarsj se trouvait à l'endroit où l'on voit maintenant la petite ville de Sselilivnv, an gouvernement d'Aslracan. Suivant Leopoldow, dont les leclicrches, recueillies dans le traité que nous avons cité à plusieurs reprises, se distinguent par une giandc précision, c'est là où se trouve la petite ville deZarew, au gouvernement de Ssaratow, qu'il faudrait chercher les traces de Sarai. La, en effet, on découvre dm ruines grandioses dispersées sur nue espace immense de terrain, les fondations d'un palais dont l'étendue doit avoir été de cinquante toises cariées , puis des restes de voûtes, de corniches, de planchers en mosaïque, de canaux, d'aqueducs, de souterrains etc. S'il faut en croire les voyageurs, le paysage qui sert de cadre à ces ruines, est beaa au-delà de toute expression : ce sont des prairies excellentes que quatre rivières viennent arroser, de petites collines boisées, enfin, à l'horizon, une grande forêt de chênes ainri que des lacs transparents el parmi ces derniers, le lac de turre si riche en légendes populaires. Ce serait, en on mot, au milieu des steppes, la plus belle résidence que le* anciens peuples nomades eussent pu choisir comme centre de leur puissance el de leur domination.
Aux environs de Ssaratow, les jardins cl les vergers sont cultivés avec soin, surtout par les Petits -Russiens. La vice gouverneur, Mr. de Saphrano, nous reçut dans nn jardin situé hors de la ville, que l'ancien gouverneur avait fait faire, et dont les arbres fruitiers sont admirablement tenus. Au milieu du jardin se trouve un bassin , d'où l'on fait
parvenir l'eau, au moyen d'une roue, dans de petits tuyaux en bois qui la conduisent vers chaque arbre et vers les parterres. Tous les arbres sont entourés d'un petit espace de terre rond et si bien nettoyé que l'oeil n'y découvre la moindre trace des mauvaises herbes.
Je vis, dans ce jardin, un grand nombre de cerisiers couverts des plus beaux fruits, et entourés de murs formant des espèces de serres découvertes. Pendant l'hiver, on enveloppe ces arbres de nattes de paille. Ce qu'on en obtient de fruits est incroyable. Aussi ne vivent-ils que trente ans. Après ce temps, leur fécondité ayant été pour ainsi dire violentée, ils dépérissent et meurent
Avant de quitter Ssaratow, des notices sur ce gouvernement, telles qu'elles nous ont été fournies par les fonctionnaires publics du pays, par l'ouvrage de Leopoldow et par nos propres recherches, trouveront ici leur place naturelle.
Le Wolga divise la province de Ssaratow en deux parties, dont celle de la rive gauche est de beaucoup la plus grande. Dans le langage familier des Russes, le pays du Wolga situé vers le sud, s'appelle le pays-bas (Nisowuj Kraj). Cette contrée apparaît en effet comme un immense bas-fond qui, dans les siècles reculés, aurait été conquis sur la mer. Toute la vaste étendue de terres qui se trouve au Nord do la mer Caspienne, du Caucase et de la mer d'Asow, semble avoir été occupée jadis par les eaux, alors que la mer Caspienne et la mer d'Asow n'eu formaient qu'une. Ce qui le prouve, c'est que des lacs et des marais sans nombre, ainsi que la plupart des rivières de ce pays, contiennent du sel marin et que Fou trouve partout des bancs entiers de coquilles de mer. Quant à l'ancre découverte dans un marais non loin du lac de Telton, nous croyons que le hazard l'y a fait apporter ; car lorsque la mer couvrait cette contrée, il n'existait probablement pas encore de navigation.
L'Ourdi étend vers la rue gauche dnWolga : ficdlions représentées uni ]i.ir des chaînes de c par des plateaux élevés fJaMunowja-SsTrt). [,irlie d'une touche épaisse de terre végétale, comprend le» champs les plus fertiles, ou des Steppe* 4 dotantes. Ftt'à des trois petites rivières de TsctaUcua, 1 i-ulliiies oiïrenl rie belles carrières de pierre calcaire * yrè». Dans le cercle de Nnwoj-L'sen, le plateau du f tfeiiinri pierreus. au point de prendre à l'horizon I ■ ence de ruines et Je pyramide*.
Au midi commencent le» steppes de sel. des mièiv- ipji s'v trouvent , donnent eu effet de I Mitât1 el quelquefois du sel amer de dauber, ce i pli'pie le tmm de Siileiio^orknj;!, que porte une petite I >"• I" !»'><■
s du la me
droite du Wolga semble n'avoir
eiHiLcnu i|i
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dans le siècle précédent. Mai
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■ aient coloniser les terres qui, 1
l'bHBre qui
M, »e trou*
i-nt partout cultivées, sans tontt)-
fuis l'être
u (lis ammeut.
De petite* étendues de steppa)
ilcrrtimprut ça et lit les champs. Les [tusses, tout le fatl croire, étaient les premiers colons, car les localités et bat petites litières du paya ont des noms russes.
Il n'eu i%t uns d*! uiéiiif île la rive gauche. Là, toit* lu contrée de Kasan à Astracan a été sans aucun doute, depuis nu m lue d'années, lru\erséc par des hordes nomades. Ilieu plus, le pais m tué le long du Wolga cl de la plupart des autres rivières, était cultivé et même assez peuplé du temps des Mongoles. Non seulement les ruines <)■■ villes considérables le long du l'Achluha, sur remplacement du Sar.il, tout le pavs entre les villages do Besrodnaja et de knlomblschina sur une étendue de 85 vers tes, est couvert de ruines, mais encore les noms qu'elles ont reçus, prouvent jusqu'à l'évidence que les Tartarcs avaient nu établissement lise en ces lieux*}.
'i l.enpoldow signale les noms de rivières stinanls comme (ar-
Toutefois l'empire tartar-mongol de Wolga périt; les villes en furent détruites et la colonie tarlure, ne pouvant dès lors se défendre contre les brigands Kirguis et Baschkirs, dut émigrer. C'est tout au plus si les ruines d'un palais ou d'une mosquée rappelaient désormais son existence. Le silence du désert régnait de nouveau dans la steppe que des hordes nomades seules venaient parfois troubler.
C'est ainsi que pendant des siècles ce beau pays demeurait inculte et dans un abandon sauvage. Les antiques collines tumulaircs aidaient les nomades à reconnaître et à retrouver leur chemin. Les aigles, les vautours et, vers l'automne, des volées d'outardes planaient sur les tombeaux. Pas de voie tracée du reste , si ce n'est deux sentiers mystérieux qui traversent la plaine du Wolga; ces sentiers conduisent le voyageur égaré au-delà du grand Irgis et la petite rivière de Sakmii-Kowka, pour se perdre ensuite dans l'immensité des steppes. Des sillons profonds, que le genêt touffu est venu envahir, et que le peuple, dans son langage pittoresque, a nommés chemins des orphelins, rappellent le passage des criminels, des mécontents, des dissidents, de tous ceux, en un mot, à qui un exil volontaire ou la proscription faisait quitter la patrie pour chercher un refuge de l'autre coté de l'Oural, soit en Chine soit dans telle autre contrée de l'Est. Le dernier de ces mal-
Us an de j u s a n , séparé.
Tar^uii, de lar, étroit, guii, une toise.
Darkul, de dar, triste, kul, petite rivière.
Jaruslan, d'arslan, lion.
Tscbagra, de tchagr, sorte de boisson (l'eau en o>t limpide et pure, à la différence de celle des autres rivières qui est salée et d'un goût amer).
Djura ou Tjura, seigneur.
Achtuba, Akluba, d'ak, blanc f luba, tourbillon.
Tarlvk, de lar, étroit et dclyk, endroit (celle rivière traverse une vallée étroite).
Sont encore indubitablement d'origine larlare les noms de Tschcrlanta, Tschulaka, Sanma, Kuschmna etc.
heureux qui y punit, ce fui Pugatscuef. li voulait, | sentiers, s'enfuir vers le pays des Kirguis qui étaient | ses adhérents. On sait qu'il fui trahi et fait prison avant d'avoir atteint l'asile désiré.
Ce vaille désert, qui ne demandait qu'une faible i ture pour sï'|iiinouir en richesse et en fécondité, Galbe- 1 Hue 11 conçut l'idée de peupler de nouveau. Pour appuya 1 aussitôt la colonie naissante sur un noyau solide, elle ail venir nu grand nombre d'Allemands. Son attente ne fa | pas trompée. Dans l'espace de dix ans, de 1765 a 1771) les nouveaux établissement.':, bien constitués, couvra un» étendue de terres longue de 70 à 100 versles '). !-'■*cellenix* du principe étant désormais démontrée, les indigènes siihiienl rimpiilsioti donnée par les colons étrangers. Les propriétaires fonciers russes se firent assigner des terres pour v établir ce qu il- avaient du trop en serfs. 1 pttywmï de la ronronne allèrent spontanément se fixer d ce puis où, aiijourd'bui encore, des milliers d'entre l i ii'iiiicnt, iinnée par année, ebereber une meilleure forum* cl comme une autre patrie.
Dans les premiers temps, les colonies avaient bei coup à endurer des brigands nomades de la steppe, des Itaschkirs, des ('almoiiks et, ceux-ci ayant émigré, des Kirguis plus sauvages que tons les autres. Les plus vieux parmi les rohms ont souvenir des combats sanglants qu'ils avaient jadis à soutenir contre les Kirguis, des gardes qui devaient alors constamment se tenir en observation sur le haut des clochers, de la nécessité de ne sortir qu'armés et réunis eu corps pour cultiver la terre, et du faire proléger les travaux des ebamps par des sentinelles placés sur les
") Les colonica allemande* de ce pays ont rendu de grands aer- \îre* a la Ilusnic. Ce aonl elle*! qui ont donné l'essor a la fabrication du colon, qui ont introduit des amélioration! notable» dans la roiifcrlion du fer et qui ont établi enfin ces moulins excellents par lesquels te commerce de farine a pria de ni grands développent en la, surtout en ce qui concerne l'exportation verg Aalracan cl NowolaihcrkasL.
collines tumulaircs. Cependant les Allemands , grâce à leur énergie, à l'esprit d'ordre qui les animait et à leur habileté dans le maniement des armes à feu, ont presque toujours eu raison de leurs incommodes et dangereux voisins.
Il n'en était pas de même des villages russes établis, comme des avant-postes, sur les bords des rivières dans l'intérieur des steppes. Ils ont été souvent ravagés et ceux des habitants qui n'avaient pas péri dans la mêlée , furent conduits en Chine ou dans la Bucharie pour y être vendus comme esclaves.
Dans une de ces incursions, les Kir guis, ayant ravagé le village de Mortow sur le grand lrgis, emmenèrent, parmi d'autres prisonniers, une jeune fille de quatorze ans avec ses trois soeurs. Pendant des mois entiers, les pauvres captives furent tramées à travers les steppes. On leur avait cruellement lié les mains et elles étaient surveillées de près. Les brigands espéraient les vendre avec avantage en Chine, dont ils osaient atteindre les frontières. Les jeunes filles pleuraient et se désolaient, mais la voix plaintive du vent répondait seule à leurs soupirs. Enfin la providence les prit en pitié. Un jour, les Calmouks, ayant célébré une fête, gisaient ivres dans leurs tentes. Alors la plus jeune des soeurs se glissa près de l'atrc et fit consumer ses liens par le feu. Détachant ensuite ses soeurs, elle les invite à s'en fuir avec elle. Mais les soeurs répondent avec tristesse: Où aller? Si nous avançons dans la steppe, demain nous serons reprises et tuées. La jeune fille alors s'écria: Restez donc, je partirai seule, car je me meurs de chagrin et de regrets. Je vais revoir mon pays bien-aimé et ma mère chérie, ou périr dans le désert. Elle dit et courut toute la nuit, se dirigeant toujours vers l'Ouest. Le matin, elle reposa pendant quelques heures. Ainsi elle vivait pendant plusieurs jours, errant la nuit dans la steppe, se cachant avec l'aurore pour chercher le sommeil. L'herbe était sa nourriture et la rosée du ciel humectait faiblement ses lèvres desséchées. Enfin , après bien des tortures, elle atteignit, vers la fin du mois d'Août,
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leur» fruit», lit, il i »>î Mais il fortlnil iniutsvr petit eau ni. qu'Hic avait et du» lequel, vu I'- cm passer li> Jiik . fut eiiïv
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ji: lilli- m ( inn!nii>Jt un nuire avec des peines impossible- » redire. Celle t'ois.-ci. -.es mains mit; mm nés la servi-m mieux: li' tuant lient tiuii l't lu purle sur l'autre rin. Oc, pécheurs rn-aqne- lu recueillent, lui donnent de* rtlements et du quoi apaiser -:i f.iim. Mai» elle ne pari li'iiir dans la m liant- ln>->piulii-re. clic veul revoir sa mère adorée et le JrtiJ» île si naissance. Pour } parvenir, h praita* steppe ipii s'étend entre le Juik cl le grand Irga cl qu infestaient (es .Nomades . restait ù traverser. Mata rien u'iirrï'U' nuire lier ni ne, Llle reprend m.'» courses nocliinivs que dirigent el éclairent les étoiles du firmament Ses efforts surhumains sont en 11 u couronné* de succès. H lui est donné de saluer de iiiium'uu le village cher à moi coeur, de serrer entre ses liras lu vieille mère et de baiser en | île uni rit ses cheveux blancs. Depuis, elle a vécu aimée de (nus et bciircusc. De temps il autre, elle eut des uomcllcs de ses soeurs oui étaient mariées en Chine- et > m nient beaucoup d'enfants, lui Is40, elle mourut à l'âge de soixante-dix ans, et les regrets de cent qui la eounaissniciil, oui honoré sa lin.
Cependant les peuples nomades qui avaient fondé ni
pire sur le Wnlga et oui faisaient trembler l'Europe,
devaient se dissoudre, dans les siècles postérieurs, en bordes de brigands. Leurs descendant* d'aujourd'hui ne rappellent les exploits de leurs ancêtres nue par d'ignobles vois de bétail et de chevaux.
Pour en retenir à la situation actuelle du pays, Il population s'en accroît rapidement. Le septième recensement constata 177, 31)0 Ames el le huitième 2li'2,.">ti:3, dans les trois cercles de Nikolajew, Nnwnj-Uscii el Zarew. Toutefois c'est plutùl l'arrivée incessante de nouveaux colons que l'augmentation des Anciens habitants, qui explique ce
développement subit. Cç qu'il y a surtout à craindre pour un nombre aussi considérable d'habitants, c'est qu'ils ne manquent tôt ou tard de bois. En effet, les steppes proprement dites n'en offrent point. Les jolies forêts que Ton trouve souvent sur les bords du grand Irgis, du Jaruslan, de l'Achtuba et d'autres rivières, sont mal surveillées. Il en résulte qu'on ne les ménage guère. Aussi les forêts sur le grand Irgis qui , il y a soixante ans, étaient impénétrables, se trouvent-elles presque entièrement abattues dans ce moment, et les chênes surtout en ont disparu tout-àfait. Les couvents seuls savent conserver les bois qu'ils possèdent, et les colonies allemandes protègent de leur mieux les rares broussailles qui leur ont été abandonnées. Et. comme toujours, le sol dont la fertilité se trouvait bien de la fraîcheur des bois, se détériore à mesure que Ton détruit les forêts. Au reste, parmi les arbres que la hache du bûcheron n'a point enlevés encore, on remarque surtout le chêne, le bouleau, le tremble, le peuplier (ce dernier d'une belle qualité et en grand nombre), le saule, l'érable tarlare, mais pas de conifères.
L'accroissement rapide de la population dont je viens de parler, rend dès aujourd'hui sensible l'insuffisance des terres. Do quinze dessat. que la loi accorde à chaque habitant, rarement plus de huit lui reviennent4'). Nous avons déjà fait remarquer que cette disproportion a plutôt sa source dans la grandeur démesurée des villages beaucoup trop peuplés, que dans le manque réel de bonnes terres; dans le Midi et vers le Sud-Est, la culture du sol est sans doute subordonnée à la présence de l'eau que l'on trouve partout en fouillant la terre, mais qui est souvent salée. Or, on ne peut guère établir de villages que dans les endroits oii l'eau douce ne fait pas défaut: tout ceci est incontestable. Et pourtant, établissez les voies de communication nécessaires, favorisez, ce qui n'est pas chose
*) Suivant lioebcl, c'est a peine si le paysan a dans ce moment le quart des terres primitivement assignées à chaque colon.
difOcilu, la navigalion sur les pelles rivières, veilles conservation des forêts, faites chercher et utiliser la protégez enfin les habitants contre les brigands, ligne de cosaques établie sur le Jaik est trop faible, à . qu'on dit: et vous aurez bientôt fait de ce pays admirablement situé une des provinces les plus florissanta de l'empire. -
Nous avons fait connaître la situation de l'agrtcahM dans ce pays. Les jardins sont surtout tenus avec hé dans les environs de Ssaralow. Les colonies allemssMas) s'adonnent de préférence à la culture du tabac. On a essayé d'introduire celle des vers à soie: malheureusement, les gelées d'un des hivers passés ont fait périr les màriers**). L'élève du bétail est généralement médiocre et ne peut, a coup sur, être compté parmi les grandes ressources du pays. Ceci provient de ce que les prés doanent peu do foin; quant à la culture des plantes fonmgercs, personne n'y songe. Pendant l'été, le bétail em librement dans la steppe. Les paysans âgés prétendent qu'autrefois les hivers étant beaucoup plus doux, les troupeaux ont pu rester dans les prés pendant la mauvaise saison, ce qui a encore lieu dans la partie méridionale de pays. Là, l'hiver venu, les bergers construisent des étantes de roseaux pour les bestiaux, et pour eux-mêmes des huttes de terre. Les chevaux sont presque tous de race Kîrguisc, petits du reste, pleins d'ardeur, mais d'une force médiocre. Los bêles à corne appartiennent en partie à la (irande-ltussie, en partie à l'Ukraine. Les brebis sont,
') On en trouve beaucoup, pour citer un exemple, près de Nikolajcw. Mail les paysans ne s'en servant que pour entourer de haies Je tourbe leurs jardins et leurs champs. ") Sut l'Achiuba, non loin de licsrodny, au-dessous d'un roc escarpé qui se trouve sur la rire, on voit une antique plantation de mûriers, dont l'origine remonte aux Tartarcs. C'eit ici que Pierre I, île son rote, lil île nouveaux essais en vue de la culture des vers a soie, essais que l'on a renouvelés en 1772 et 1773, le tout sans succès.
pour la plupart, de race russe et fournies d'une laine dure, peu fine mais pure. La brebis calmouquc à la queue de graisse est également fréquente, mais, comme le climat du pays n'est pas le sien, elle dégénère facilement et perd bientôt la queue qui la distingue.
La pèche est une des sources principales de richesse que possède le pays. Presque tous les lacs et fleuves sont extrêmement riches en excellents poissons. C'est ainsi que l'on trouve partout des carpes, des perches, des truites, des brochets et même des esturgeons. Il n'y a que les rivières dont l'eau est salée et amère, comme laTschische, qui soient dénuées de poissons. Il est des villages ou la pèche rapporte 15000 roubles par an. Leopoldow raconte que dans l'Achluba un marchand de poissons en a pris dans un seul coup do filet 1600 pouds (près de 60,000 livres !)
La population du gouvernement se compose en grande partie de Grands-Russes auxquels sont mêlés pourtant des Petits-Russicns, des Allemands, des Tartares (émigrés de Kasan) et des Mordwins (venus de Pensa). Sur le Jaruslaw, on trouve établies quelques colonies de Tartars- Nogaj, qui ont reçu du gouvernement des maisons, des instruments aratoires etc. Ils s'adonnent à l'agriculture et entretiennent avec assez de soins le bétail: toutefois leurs goûts nomades sont invincibles; voilà du moins ce que permet de supposer la garde de cosaques par laquelle le gouvernement les fait surveiller, et qui semble en même temps nécessaire pour maintenir le bon ordre dans les villages qu'ils habitent.