B, ■— GAZ PRÉPARÉS A CHAUD
Le gaz sur lequel je voulais expérimenter était recueilli dans un flacon de 1 à 2 litres , que je fermais avec un bouchon en caoutchouc , dans lequel passait la partie recourbée du col d'un ballon contenant une solution sursaturée de sulfate de soude dans le vide {PI. I , fig. 6). Après plusieurs heures , le gaz étant venu à la température ordinaire , je cassais la pointe du ballon en l'appuyant à faux contre le goulot du flacon pour introduire le gaz dans le ballon vide d'air.
Les gaz sur lesquels j'ai expérimenté sont : l'oxygène, Tazote préparé par le procédé de M. H. Deville, consistant à absorber l'air par le protoxyde de maganèse ; le protocarbure d'hydrogène, le bicarbure d'hydrogène, le gaz de l'éclairage. Aucun d'eux na déterminé la cristallisation, même après plusieurs mois.
Le gaz de l'éclairage offre un certain intérêt en raison des circonstances de sa préparation en grand , des diverses manipulations qu'il a subies , et des frottements rapides et lents qu'il a dû éprouver en passant à travers les épurateurs , les compteurs, les tuyaux d'une grande ville. Il ne provoque point la cristalli-
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sation plusqae les autres. Pour s'en convaincre, on n*a qu*à engager le col droit d'un ballon de sulfate de soude dans un des nombreux tuyaux à gazd*un laboratoire et à appuyer à faux^ de manière à casser la pointe du col dans le caoutchouc. Il n'y aura point de cristallisation.