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tuberculose expérimentale du cobaye que celle de la communauté du germe pathogène, L’assimilation de deux choses aussi profondément différentes a apporté une autre cause d'erreur pour les recherches ultérieures, c'est celle de la simplification extrême de la conception même de la tuberculose. Il ressort d'une façon évidente des expériences de Villemin, confirmées par la découverte de Koch, que la tuberculose est une maladie infectieuse. Faut-il pour cela l’assimiler aux autres maladies. infectieuses, infiniment plus simples et plus faciles à connaître. Il ne semble pas, bien au contraire, la tuberculose nous apparaît de plus en plus comme quelque chose de tout à fait spécial, d'extrêmement complexe.
Il est indiscutable que la tuberculose est une maladie infectieuse, due au virus tuberculeux sous quelque forme que celui-ci se manifeste : bacille de Koch, granulations de Much, filaments mycéliens ou ultravirus de Fontès. Sans le germe pas d'infection tuberculeuse. IL est également admis à l’unanimité qu'après le germe le terrain joue un rôle primordial dans le déterminisme de l'affection. Les points discutés sont les suivants :
1° À quel moment et comment le virus pénètre-t-il dans l'organisme qu'il va infecter ?
2 Quelle est l'importance respective du germe et du terrain ?
3° Comment peut-on concevoir le terrain ?
Nous nous proposons d'examiner chacun de ces points à la lumière des derniers travaux concernant
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l'infection tuberculeuse. Nous nous permettrons au cours de ce travail de toucher aux problèmes délicats de la contagion et de l’hérédité de la tuberculose, problèmes qui nous paraissent avoir un puissant intérêt à en juger par la passion avec laquelle les auteurs les discutent. | É Au cours de l'exposé nous envisagerons successivement la conception actuelle du virus tuberculeux (Chapitre I), les diverses conceptions du terrain tuberculisable et tuberculeux, et la question de l’immunité antituberculeuse (Chapitre IT). Nous tenterons ensuite, en nous aidant des notions exposées dans les deux premiers chapitres, d’esquisser l’importance de chacune des modalités de transmission de l’infection tuberculeuse en rapport avec les formes anatomocliniques de la tuberculose humaine (Chapitre II). Nous n'avons nullement la prétention, dans ce modeste travail, d'apporter des faits nouveaux. Mais, nous avons cru faire œuvre utile en essayant d’interpréter certaines notions acquises et incontestables qui n'ont pas encore trouvé leur place dans l’ensemble des données formant la base de notre conception sur l'infection tuberculeuse. Il ne nous a pas semblé sans intérêt non plus de montrer la conciliation possible entre deux doctrines opposées possédant chacune pour elles des arguments d’égale valeur. Si seulement
nous avons pu réaliser cet accord, le but de notre travail sera atteint.
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