INOCULATION DU TUBERCULE DE L’HOMME AU CHIEN
Les follicules clos de l’intestin sont très-volumineux, saillants, durs et entourés d’un anneau de congestion. Cet état des follicules intestinaux est-il un phénomène normal qu’on puisse rapporter a la digestion que faisait l’animal au moment où il a été mis à mort ?
N° 5; — Ce chien inoculé depuis trois mois avait présenté des tubercules d’inoculation très-gros, sa santé paraissait un peu altérée quand il s’est échappé et n’a plus reparu.
N° 6. — Chien de moyenne taille, inoculé le 24 juin sous le ventre par deux incisions réunies ensuite par un point de suture. — Au bout d’un mois, les tubercules développés aux lieux des inoculations deviennent volumineux, ils sont gros comme une prune et ulcérés. Un ganglion inguinal tuméfié acquiert les dimensions d’une petite noix. L’animal devient excessivement maigre et offre à la peau, surtout sous le ventre et les parties internes des membres, de petites taches dénudées de poil, rouges, et dont quelques-unes présentent une petite pustule centrale (sorte d’impetigo). Il est sacrifié le 20 septembre ; depuis quelque temps il avait repris de l’embonpoint et paraissait beaucoup mieux se porter.
Les deux poumons sont semés d’un très-grand nombre de tubercules de dimensions variables, depuis celle d’un petit grain de mil jusqu’à celle d’un gros ' pois. Elles sont très-dures, transparentes pour la plupart, et siègent en grande partie sous la plèvre. — Un ganglion bronchique a acquis le volume d’un gros haricot et offre sur sa' coupe deux ou trois granulations tuberculeuses.
Le foie est criblé de très-nombréux tubercules miliaires, tant à sa surface qu’à son intérieur ; ils sont transparents ou colorés légèrement en jaune. — Un des reins laisse voir un tubercule miliaire dans sa substance corticale, saillant audessus de la surface de l’organe. - — La rate contient un gros tubercule. — Le mésentère et l’épiploon sont parsemés de toutes petites granulations transparentes.
On trouvera dans la thèse de M. le docteur Roustan (1) de très-beaux résultats d’inoculation du tubercule de l’homme aux chiens avec accompagnement de jolis dessins.
§ 6. — Inoculation du tubercule de l'homme au chat.
On croit généralement à l’existence du la tuberculisation chez les chats. Mais il faut se mettre en garde contre les causes d’erreur qui prennent leur source dans les lésions vermineuses semblables à celles que nous avons rapportées dans la précédente Etude. Sans l’intervention de l’instrument grossissant, la véritable nature de ces altérations est impossible à déterminer, et l’on peut être d’autant mieux trompé que l’ensemble des symptômes occasionnés par la présence des parasites dans les poumons présente, à une certaine période, une grande analogie avec ceux de la tuberculose. La toux, les vomissements, l’amaigrissement s’observent dans lune et dans l’autre de ces affections. Aussi nous ne doutons pas qu’un certain nombre de pneumonies vermineuses n’aient passé pour des cas de phthisie tuberculeuse chez les félins.
L inoculation, pratiquée au moyen de deux piqûres sous le ventre à trois jeunes chats, a donné, au bout de six semaines les résultats suivants :
(1) Roustan, loc. cit.
INOCULATION DU TUBERCULE DE L’HOMME AU MOUTON. 5âa
N° 1. — Pas de tubercule.
N°2. — Quatre à cinq granulations dans les deux poumons, transparentes, mais peu dures. Nous avons conservé des doutes sur leur nature à cause de cette circonstance.
N° 3. — Ce chat inoculé une fois avec du tubercule humain l’a été une seconde fois avec de la matière prise sur un lapin fraîchement sacrifié. Les tubercules développés aux lieux de la piqûre, et correspondant à la dernière inoculation, ont atteint les dimensions d’un haricot. A l’autopsie, ils ont l’aspect de ganglions lymphatiques. L’un d’eux était caséeux en plusieurs points.
Les deux poumons présentent l’un et l’autre un noyau de splénisation du volume d’un haricot, sur la coupe duquel font relief trois ou quatre granulations d’un gris blanchâtre. L’un des poumons offre, en outre çà et là, un certain nombre de petits grains transparents. Un ganglion bronchique a le volume d’une grosse lentille mais sans dégénérescence.
§ 7. — Inoculation du tubercule de l'homme au mouton et à la chèvre.
Le mouton passe pour être souvent phthisique, mais nous avons fait voir tout à l’heure que les soidisant tubercules de ce ruminant sont des lésions vermineuses et des dilatations bronchiques. Malgré de très-nombreuses recherches, nous n’avons pu trouver d’altération semblable au tubercule de l’homme ni à la pommelière vraie de l’espèce bovine. Mais faut-il pour cela considérer cèt animal comme entièrement réfractaire à la tuberculose? L’inoculation se présente comme un moyen d’éclairer cette question.
Première série. Le 14 février, nous inoculons, par quatre piqûres sous le ventre, deux moutons dus à l'obligeance de M. Reynal, professeur à l’école vétérinaire d’Àlfort.
N° d. — Cet animal sacrifié le 11 juin, ne présente aucune lésion tuberculeuse. A la base de l’un de ses poumons, on remarque une certaine étendue de parenchyme atteinte de collapsus, état provoqué par la présence de strongles dans les bronches correspondantes à cette partie.
, ,N° 2. — Ce mouton a vécu longtemps sans qu’on remarquàt rien qui pût le faire soupçonner d’être atteint de phthisie. 11 a été perdu de vue plus lard.
Deuxième série. — Le 16 mars, nous* devons àla gracieuseté de M. Geoffroy Saint-Hilaire, directeur du Jardin zoologique d’acclimatation, d’inoculer comme plus haut: 1° un agneau, 2° un mouton sans laine, 5° une chèvre du Soudan.
N° 1 — Le 7 juillet, l’agneau est sacrifié et l’on constate à l’autopsie les lésions suivantes :
Le lobe supérieur du poumon droit présente un aspect singulier, il ressemble à une glande, au point qu’à première vue, nous l’avons pris pour le thymus. Il est constitué par une masse un peu rougeâtre représentant l’état qu’on a décrit sous le nom à’ état fœtal ; mais elle est semée régulièrement d’un nombre infini de petites élevures très-rapprochées les unes des autres, grises et transparentes, ce qui donne à cette partie une ressemblance lointaine avec la pommelière de la vache. Dans le reste des poumons, on voit çà et là des groupes de granulations semblables à celles qui se trouvent en si grande quantité dans le lobe supérieur. 11 y a des strongles dans les bronches.
Le foie est parsemé de petites tumeurs pisiformes, constituées par une matière plâtreuse et crétacée.
Un ganglion mésentérique, situé près de l’intestin grêle, a acquis le volume d’un petit œuf ; il comprime l’anse intestinale qui le contourne en écharpe. Ce ganglion. a une enveloppe fibreuse très-épaisse ; l’intérieur est converti en une
INOCULATION DU TUBERCULE DE L’HOMME AU MOUTON. 555 pulpe caséeuse: Un autre ganglion, situé à la base du foie, près des vaisseaux-porte, est du volume d’une petite noix; il a subi la même dégénérescence que le premier.
N° 2. — Le deuxieme mouton mis à mort le 22 octobre n’a offert aucune lésion anatomique. 11 avait dans les bronches une certaine quantité de strongles.
N° 3. — La chèvre n’ayant offert aucun trouble appréciable dans sa santé après un temps assez long, a été perdue dè vue.
D’après ces expériences , il y a tout lieu de croire que le mouton est réfractaire à la tuberculose. Les altérations relatées chez le numéro 1 de la deuxième série auraient pu passer aux veux de beaucoup de personnes pour des lésions de nature tuberculeuse. La dégénérescence caséeuse des ganglions est assez fréquente chez les moutons, et elle est provoquée par la présence d’anguillules dans ces organes. Les petites granulations observées sur les lobules pulmonaires en collapsus n’étaient que des glandules bronchiques hypertrophiées. Cet état du poumon était dû aux strongles. Pour ne conserver aucun doute sur ces altérations pathologiques, nous avons inoculé à deux lapins la matière ganglionnaire caséeuse, en même temps que les petites nodosités pulmonaires. Nous n’avons obtenu aucun résultat.
Cependant, M. G. Colin (1) aurait réussi à provoquer expérimentalement la tuberculose chez les
(1) 6. Colin, loco cit.:
m la tuberculose est inoculable.
moutons, mais la matière inoculée dont il s’est servi provenait d’individus de l’espèce bovine II est bien possible que l’affinité organique, plus grande entre le mouton et le bœuf qu’entre le mouton et l’homme, soit pour quelque chose dans la réussite de ces inoculations. Toutefois le mouton est un animal tout à fait impropre à ce genre. d’expériences, et les résultats nécropsiques ne doivent être acceptés qu’avec la plus grande réserve, en raison de la fréquence si extraordinaire des lésions vermineuses des poumons, du foie, etc., qui imitent les prodüctions tuberculeuses.
§ 8. — Inoculation du tubercule de l'homme aux oiseaux.
Nous avons vu dans l’Étude précédente ce qu’est la prétendue phthisie des oiseaux, elle n’a aucun rapport avec Isr tuberculose. Il était facile de prévoir que l’inoculation du tubercule à ces animaux ne donnerait point de résultat. En effet, un coq et un ramier ne nous ont présenté aucune trace de tuberculisation après plusieurs mois d’inoculation répétée.
§ 9. — Inoculation de la matière tuberculeuse infiltrée, dite pneumonie catarrhale, caséeuse, tuberculeuse, épithéliale, disséminée et chronique.
Les détails anatomiques que nous avons donnés dans notre troisième Étude sur les masses caséeu-
INOCULATION DE LA MATIÈRE TUBERCULEUSE. 557 ses qu’on trouve dans les poumons des phthisiques, et que depuis Laennec, on connaît sous le nom de tubercule infiltré, la discussion des faits cliniques à laquelle nous, nous sommes livré dans la quatorzième Étude, ont fait voir que nous considérons cette altération, avec la majorité des pathologistes, comme une des manifestations anatomiques de la tuberculose. Aussi dans les nombreuses inoculations que nous avons pratiquées, nous avons pris indifféremment la substance inoculée dans des granulations, dans des noyaux volumineux ou dans des masses infiltrées. Pour appuyer notre opinion touchant l’identité de nature entre la granulation et le tubercule en masse volumineuse, nous avons établi des expériences qui précisent ce point de démonstration. Les résultats positifs que nous avons obtenus viennent donc corroborer les faits que nous avons exposés sur ce sujet' dans lé courant de cet ouvrage. Nous n’avons pas cru devoir multiplier nos expérimentations, elles sont au nombre de deux seulement.
Le 21 janvier, nous inoculons deux forts lapins avec de la matière caséeuse provenant d’une masse d’infiltration étendue, existant en même temps que des granulations, dans les poumons d’un homme mort phthisique. Nous sacrifions les deux animaux le 22 mars.
N° 1 . — Poumons renfermant plusieurs nodules tuberculeux assez discrets, encore grisâtres en majeure partie, et du volume d’un pois.
Tuberculisation intestinale assez abondante siégeant dans l’appendice cœcal et dans la muqueuse de la portion inférieure de l’intestin grêle.
N° 2. — Nombreuses granulations disséminées dans les deux poumons.
Pas de tubercule dans les autres organes.
§ 10. — Inoculation de produits dits scrofuleux.
Une des plus intéressantes questions à résoudre par l’inoculation était le problème tant controversé de l’identité ou de la non-identité du tubercule et de la scrofule. Nous avons consacré à ce sujet une des Études précédentes les plus longues. Histologiquement l’adénite caséeuse de eau se banale ne peut pas plus se différencier de la tuberculisation ganglionnaire que des altérations des glandes lymphatiques qui naissent sous l’influence de la syphilis, de la morve, de la fièvre typhoïde. D’autre part, la dégénérescence caséeuse des ganglions externes, peut appartenir à la tuberculose tout aussi bien que celle dès ganglions internes si souvent observée dans la phthisie. La lésion anatomique seule, est donc la plupart du temps insuffisante pour reconnaître si une altération des glandes lymphatiques est bénigne ou relève de la redoutable consomption qui ne pardonne presque jamais. Cependant, comme nous l’avons vu page 204, il y a bien quelques caractères dans la marche de la lésion qui pourraient avoir une certaine valeur diagno-
INOCULATION DE PRODUITS DITS SCROFULEUX. 559 stique, s il était, possible de les saisir sur le vivant. Le ganglion scrofuleux se convertit en une pulpe caséeuse d’une façon presque uniforme et qui succède à une hypertrophie générale de la glande; tandis que la tuberculisation ganglionnaire procède habituellement par points isolés, par granulations. Mais la confluence ou le développement simultané de nombreux foyers tuberculeux entraîne la transformation complète de la glande, en lui donnant un aspect qui ne diffère plus de l’écrouelle de cause banale.
Nous avons pratiqué l’inoculation de la matière ganglionnaire caséeuse dans deux circonstances qui nous ont donné les résultats différents que voici :
À — Hydrocéphalie, hypertrophie et dégénérescence caséeuse des ganglions du cou (1).
G. Louis, deux ans et demi, entré à l’hôpital le 29 janvier 1867, n° 50, salle Saint-Côme (service de M. Giraldès). Impétigo de la face et du. cuir Chevelu, ulcération aux commissures labiales ayant une tendance gangréneuse, lèvre et langue gonflées ainsi que les gencives qui saignent aussitôt qu’on les touche. Hypertrophie des ganglions cervicaux et empâtement de la région sous-maxillaire gauche,
État général mauvais, amaigrissement, ^ de signes de syphilis.
Vers le milieu de février, la situation a médiocrement changé, mais le gonflement qui existait autour de la glande
(1) Nous devons cette observation et la matière inoculée à M. Bourneville, interne distingué des hôpitaux.
maxillaire gauche a disparu, par contre il a envahi le côté droit. A partir de cette époque, T affaiblissement général ne fait que progresser, l’enfant tombe dans le marasme et meurt le o mars.
L’auscultation des poumons n’avait rien fait découvrir jusqu’à la fin de février. Quelques jours avant la mort, on constate des signes de congestion de la base du poumon droit.
Autopsie : Hépatisation du lobe inférieur droit, les deux autres ainsi que le poumon gauche sont sains, ils n’offrent aucune trace de tuberculisation.
Foie assez volumineux, jaune , graisseux dans toute son épaisseur. — Rate normale. — Reins anémiés. — Les ganglions mésentériques ont la grosseur d’une petite noisette, sans tubercule.
Légère hypérémie des méninges à la base; veines de la duremère gorgées de sang. La. grande cavité de l’arachnoïde renferme environ un tiers de litre de sérosité. La pie-mère se détache avec quelque difficulté. Le cerveau est assez volumineux; les circonvolutions sont légèrement aplaties. En pressant la masse cérébrale qui est imbibée de sérosité, on voit ce liquide sortir par les ouvertures ventriculaires ; les ventricules latéraux sont distendus.
Pas de pus au niveau du gonflement de la région sousmaxillaire droite. Les ganglions situés au voisinage des sterno-mastoïdiens sont hypertrophiés. Ceux de la région sousmaxillaire gauche où le gonflement avait disparu, sont bosselés. A la coupe ils offrent une multitude de nodosités caséeuses de toutes dimensions, depuis celles d’un grain de chènevis jusqu’à celles d’une noisette.
Cette observation permet assurément l’indécision sur la nature de l’affection ganglionnaire. L impétigo et les ulcérations labiales pourraient faire admettre une adénite consécutive aux lésions
INOCULATION DE PRODUITS DITS SCROFULEUX. 561 des surfaces. Mais 1 état general , le foie gras, Y hydrocéphalie, qui est si souvent un symptôme de tubercules de la pie-mère, tubercules parfois si petits qu’il faut la loupe pour les constater, mais Y adhérence de cette membrane font pencher vers une tuberculisation des glandes lymphatiques. Quant à la forme de l’altération ganglionnaire, elle est tout à fait celle que l’on observe dans cette maladie, et de plus, les symptômes locaux n’ont pas offert la marche ordinaire de l’écrouelle proprement dite. Les expériences suivantes nous semblent lever tous les doutes et plaider en faveur d’une tuberculisation des ganglions lymphatiques externes.
Le 5 mars, nous inoculons la substance pathologique des ganglions sous-maxillaires gauches à deux lapins.
N° 1 . — Mort spontanée le 1er avril.
Les deux poumons ne renferment que deux ou trois granulations transparentes. — Ganglions bronchiques très-volumineux et semés de granulations blanchâtres, très-serrées. — Plèvre diaphragmatique parsemée de petites granulations transparentes.
Enveloppe péritonéale du foie hérissée d’un nombre considérable de petits grains tuberculeux. — - La rate renferme une très-grande quantité de tubercules. — Les deux reins contiennent chacun un tubercule saillant à la surface et occupant toute l’épaisseur de la substance corticale. Épiploon criblé de myriades de granulations extrêmement fines, légèrement noyées dans un exsudât qui agglutine la membrane VILLEMIN. 56
plissée- et rétractée vers l’estomac. — La toile mésentérique est aussi criblée de granulations. — Les ganglions mésentériques forment une masse considérable, grisâtre, sur laquelle tranchent une multitude de petites granulations blanches, jaunâtres, et une certaine quantité de noyaux caséeux plus volumineux. — Les vaisseaux chylifères, aboutissant à cette tumeur ganglionnaire, présentent la forme et la résistance d’un cordon solide, noueux. — L’appendice cœcal et les plaques de Peyer sont tuberculeux.
N°. 2. — Mise à mort du deuxième lapin le 10 avril.
Pas de tubercule dans les poumons.
Ganglions mésentériques volumineux, pleins de granulations caséeuses, blanches. — Tuberculisation de l’intestin grêle et de l’appendice cœcal.
Tubercules d’inoculation très-petits.
Ce cas est la deuxième exception à la loi de M. Louis, et, par une coïncidence remarquable,la matière inoculée provenait d’un sujet qui faisait exception lui-même à cette loi.
B. — Scrofule ganglionnaire.
Perreau, 25 ans, vigoureux et bien musclé, à l’hôpital le 6 mai 1867, dans le service de notre collègue M. Mathieu. Il a deux cousines qui ont comme lui des glandes au cou; ses frères et ses sœurs n’en ont pas. Il a eu des ophthalmies très-tenaces, des croûtes dans le nez avec gonflement pendant son enfance, en même temps que des glandes au cou qui n’auraient fait qu’augmenter depuis. Il y a six ans, il a eu un érysipèle delà face qui a amené un accroissement de ses ganglions ; les deux préauriculaires ont suppuré et donné une plaie fistuleuse qui a duré dix-huit mois. Cette plaie s’est rouverte à plusieurs reprises, cela est arrivé encore l’an dernier, et à la suite de cet accident, les ganglions parotidiens et sous-maxillaires se sont tuméfiés. Un des sous-maxillaires offre un point ramolli ; une ponction donne écoulement à un liquide puriforme contenant des grumeaux caséeux.
Le 6 mai, inoculation de deux lapins avec ces grumeaux ;