‹ Études sur la tuberculoseChapitre 32 sur 52 · INOCULATION DE LA TUBERC. AU MOYEN DES CRACHATS · texte numérisé non relu

INOCULATION DE LA TUBERC. AU MOYEN DES CRACHATS

21 mai, réinoculation des mêmes animaux avec de la matièré caséeuse de même provenance.

Le 16 juillet, mise à mort de ces deux lapins qui n’offrent aucune trace de tubercules.

Ces expériences , qui doivent nécessairement être répétées encore, tendent donc à prouver ce que nous avons établi dans la cinquième Étude, à savoir, que les engorgements caséeux des ganglions lymphatiques ressortissent à des causes diverses. Les uns, ce qui est constaté depuis longtemps, sont une manifestation de la tuberculose , les autres apparaissent chez les enfants et les adolescents, sans compromettre gravement leur santé. On sait en outre que, dans la syphilis, la morve et la fièvre typhoïde, on rencontre des lésions ganglionnaires qui ont à peu près les mêmes caractères anatomiques que ceux que l’on a attribués à l’écrouelle.

§ 11. — Inoculation de la tuberculose au moyen des crachats de phthisiques.

Les crachats des phthisiques atteints de tubercules pulmonaires en voie de ramollissement sont formés d’une matière puriforme, gris jaunâtre, nageant dans un liquide clair, visqueux. Lorsqu’on veut saisir une parcelle de ce produit pour l’insinuer dans une piqûre, on obtient une sorte de goutte toujours entourée de ce mucus adhérent, qui rend

impossible l’introduction de la substance sous la peau de l’animal sur lequel on expérimente.

Dans une première tentative, nous avions essayé d’inoculer deux lapins par la méthode ordinaire que nous décrivons plus loin, mais l’un d’eux mourut prématurément d’une péricardite, et l’autre, sacrifié au bout de deux mois, n’offrit pas de tubercule.

Pour obvier à l’inconvénient que nous venons de signaler, et maintenir pendant un temps suffisant les crachats en contact avec une surface absorbante, nous avons pris une certaine quantité de ceux-ci, et, après les avoir battus avec un peu d’eau, de manière à en faire un liquide lié, nous avons introduit le mélange dans une seringue à dard, au moyen de laquelle nous avons pratiqué une injection hypodermique, en déposant dans le tissu souscutané un centimètre cube de liquide environ. L’expérience ainsi conduite a été faite sur deux lapins qui nous ont donné les résultats suivants:

N° 1 . — Ce premier lapin ayant subi l’opération que nous venons de décrire au cou et sur le dos, présente, au bout de quelque temps deux tumeurs assez volumineuses aux lieux des piqûres. L’une d’elles, percée avec la pointe d’un bistouri, laisse écouler une abondante quantité de liquide séreux, légèrement trouble. L’animal maigrit considérablement et meurt le 18 février.

Les poumons sont sains,

La masse des ganglions mésentériques, qui a atteint un certain volume, est semée d’un nombre considérable de gra-

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