‹ Études sur la ventilationChapitre 34 sur 131 · V = AU · texte numérisé non relu

V = AU

la densité étant sensiblement la même dans les deux sections 0' et A. La somme des forces vives possédées et perdues est donc

A LA CIRCULATION DE L’AIR DANS LES CHEMINÉES, ETC. 21 1 et l’équation des forces vives ou de travail devient pour ce cas,

M! Gæ) + 0 (?) +t?- 0 (?) +{&

2 | (D — rf')H + (d1 — dJK | AU 2eùSp(H — h^fdiY ZdSfihi

En se rappelant encore que d'ku c^AU

,, , . TT Mq di U M du M

don AU = -r — = t — =t dx g A g A

et en divisant tous les termes par le facteur commun M cette équation devient

u1feà;) +(à- 0 (?) +G?~ 0 (?) +(u~l)

2Sp(H — A,) Çky + 2SpA.j

^(D-d'jH+Cd'-rf,)^ 25 ? ’

d’où l’on tire

(D — d')H + (d' — d\)hi d,

(¥)■+&- <)■©•+&- o'sw*- 0'+™^ o+t

142. Observation sur l'emplacement du foyer d' èchauff ement de l'air vicié. — Quel que soit le mode employé pour activer l’appel de la cheminée dans les dispositifs de ce genre, que l’on se serve de l’eau chaude ou de la vapeur ou d’un foyer spécial, il est évident, comme nous l’avons déjà indiqué, qu’il convient de placer cet appareil le plus bas possible, afin d’augmenter la hauteur de cheminée h 1 dans laquelle la densité est la plus faible. C’est donc avec raison, sous le rapport de la ventilation, que l’on a reproché à M. L. Duvoir-

Leblanc d’avoir toujours installé dans les combles son récipient supérieur, qui dans la cheminée générale d’évacuation contribue puissamment aux effets produits par ses appareils et surtout à la régularité de leur marche.

Il eût été incontestablement préférable, tout en conservant le système dans son ensemble, qu’à chaque étage l’air vicié à évacuer eût été envoyé dans une cheminée commune pour tous les conduits partiels d’évacuation de cet étage, laquelle aurait eu son foyer de chaleur spécial placé à peu près à hauteur du plancher de ce même étage, et dont l’énergie aurait été ainsi considérablement augmentée. Ce dispositif aurait alors constitué un système d'appel à niveau que nous désignerons sous ce nom pour le distinguer du précédent et d’un autre dont nous parlerons plus loin.

Des combinaisons conformes à ces notions ont été dans ces dernières années introduites par M. d’Hamelincourt, ingénieur successeur de M. René Duvoir dans le chauffage et la ventilation de l’École polytechnique, dans celui des bâtiments d’administration de la Compagnie de l’Est et dans ceux de la Compagnie du Nord.

Mais il faut remarquer, d’une part, que l’établissement de semblables cheminées dans des bâtiments déjà construits, ou dont les dispositions générales étaient ou sont malheureusement toujours arrêtées à l’avance, aurait soulevé de la part des architectes une vive opposition et de l’autre que, dans le système de chauffage par circulation d’eau chaude, le mouvement du liquide est d’autant plus rapide que le récipient où s’arrête la vapeur est plus élevé ; mais il y a moyen de concilier les deux conditions, auxquelles il faut satisfaire, de faire circuler l’eau et d’assurer l’énergie de l’appel de l’air vicié.

144. Dispositif désigné sous le nom d'appel par en bas. — On a donné ce nom à un dispositif basé sur des considérations analogues à celles que nous venons d’exposer.

Il a été surtout appliqué dans ces dernières années par M. Grouvelle, habile ingénieur civil, et consiste en ce que le

foyer destiné à échauffer l’air vicié, qui passe par la cheminée générale d’évacuation, est établi dans les caves du bâtiment, ce qui augmente d’autant la hauteur ^ de cette cheminée.

Fig. 32.

Les conduits particuliers d’é- - vacuationdescendentdechaque étage dans un conduit commun, établi aussi dans les caves et communiquant à la cheminée générale : nous reviendrons plus tard sur les détails et sur les résultats particuliers à ce système, qui a été appliqué à la prison de Mazas, à l’un des pavillons de l’hôpital militaire de Vincennes et ailleurs.

La figure ci-contre montre que la pression motrice, qui produit l’introduction, est ici

DH — d’h'

que la pression motrice, qui produit l’évacuation, est

d'h' + d'hi — dl (H + /*.)

la somme ou la résultante de ces pressions est

(D — d,) H + (df — di)K

d' étant toujours plus grand que dlf il est évident d’après cette expression que celte résultante est plus grande que si le foyer était placé à la hauteur du sol de l’étage, ce qui donnerait

Ih — o.

Sous ce rapport ce système est rationnel.

Mais si l’on considère que l’air vicié parcourt en plus dans

les conduits un chemin égal à 2 Ih au moins et que cet inconvénient croît avec la hauteur des étages, l’on concevra facilement que la résistance des parois acquiert une influence croissante avec cette élévation et qu’il doit se faire par fois compensation entre cette résistance et l’augmentation de la puissance motrice.

Dans ce cas, le travail développé par seconde par la résultante des pressions sera exprimé par

{ (D — di) H + (â! — dx) K } AUkm.

En admettant que toutes les autres circonstances soient les mêmes que dans le système précédent, la formule qui donnera la valeur de la vitesse moyenne dans la cheminée, où la vitesse est U et la densité de l’air dl9 sera, en admettant qu’il y ait au moins trois coudes,

attendu que le travail de la résistance des parois se compose :

1° De celui qui est consommé dans le conduit descendant de la longueur hL où la vitesse est u et la section A et dont la valeur est

d'SÇhi u, = fùSp U3 M\ 2= Sp/itM M\ 2U2 g g \df) A \d'J

2° De celui qui est consommé dans le conduit vertical d’ascension dont la longueur est H + hi et où la vitesse est U et la section A, ce qui lui donne la valeur

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