AIT DIT VRAI
Quels motifs auraient pu déterminer Sénèque à se couvrir de honte en prenant la défense d'un parricide? Ils n'auraient pu être que la faiblesse de caractère ou l'amour du pouvoii\
Faiblesse de caractère? Pour l'admettre, il faut, croyonsnous, se refuser à tenir compte des faits.
Rien n'autorise à penser, nous l'avons vu, que Sénèque ait été ministre tremblant devant Néron, fasciné par la peur que lui aurait inspirée un tjTan cruel et omnipotent. L'hypothèse de Diderot est toute gratuite, quand il suppose que Néron imposa à Sénèque la lettre au Sénat par la menace, quand il écrit : " Le tigi'e captieux lui tendait un piège. Je " vais, se disait-il à lui-même, le placer entre la mort s'il " refuse et le déshonneur s'il accepte. " Rien ne nous semble plus éloigné de la vérité et de la situation respective des pei^onnages. Néron avait alors plus besoin de l'appui de