‹ Études sur le 18e siècleChapitre 29 sur 44 · LA JEUNESSE DE VOLTAIRE · texte numérisé non relu

LA JEUNESSE DE VOLTAIRE

« Que ces Grecs étaient canailles, mais qu'ils avaient donc de l'esprit ! » C'est une réflexion dont on ne peut se défendre en reparlant de Voltaire. Il a fait infiniment de mal. Peu de caractères ont été plus méprisables que le sien. Son œuvre même est étrangement mêlée, comme pure valeur littéraire s'entend (Henriade, tragédies, comédies), — et cependant pouvoir indéniable et incomparable de séduction, dont la légitimité n'est pas douteuse, quand on voit l'action exercée sur des étrangers. Allemands (Strauss) et Anglais (J. Morley).

On en peut donner bien des raisons, et indépendamment de son esprit. Il a aimé passionnément la vie. Il est représentatif de toute une famille d'esprits, dont on aura dit combien elle ♦'st nombreuse, en notant qu'elle va de lui-même d M. Homais. Il a exercé sur son siècle une action à laquelle il n'en est point de comparable.

Je voudrais montrer : 1° ce qu'il a fait, dans la première période de sa vie (1718-1746), pour s'emparer de l'opinion ; 2^ quelles idées il a

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travaillé à répandre ; 3° les moyens qu'il a employés pour les faire triompher.

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