‹ Etudes sur le calendrier égyptienChapitre 12 sur 30 · Brugsch, Geschictile Æ^yptens unier den Pharaonen, 42G · texte numérisé non relu

Brugsch, Geschictile Æ^yptens unier den Pharaonen, 42G

» l’orient du ciel, pour répandre la vie sur tout ce que tu » as créé, les hommes, les animaux, les oiseaux, les » reptiles ils vivent, ils te contemplent ; et ils s’assou- » pissent quand tu te couches. »

Mais si élevé que fût ce dogme, les hymnes que nous venons de citer s’accordent avec plus d’un verset des Psaumes bibliques qui chantent la souveraineté de Jahve. Cela ne dura qu’un temps relativement court, mais sullisant pour pénétrer de son influence le peuple d’Israël qui habitait dans le pays. Le monothéisme c’est la religion du peuple d’Israël. Jahve est l’unique Dieu national qu’Israël vénère. Ce Jahve était le créateur de l’univers, le guide, le régulateur de tout, mais son culte était astral, et c’est par la lune que se manifestait la toute-puissance et l’impérissabilité de Jahve. Les fêtes d’Israël à la célébration desquelles se rapportent en première ligne les communications venues de Jahve, étaient rattachées à des phases déterminées de la lune : pleine lune Nisan = Passah, pleine lune Tisri = Succott, nouvelle lune Tisri = Jomhasikaran (maintenant Ros-Hasanah) ; ajoutez, chaque jour de la nouvelle lune, comme les Sabbats, qui résultaient du SabaUii àe la pleine lune, et aussi la fête de l’offrande des premiers épis qui avait lieu sept semaines (donc sept phases de la lune) après la pleine lune Nisan. Il n’y a que Jom-Kippur qui fasse ici exception. Au demeurant, les sacrifices de l’antique Israël étaient tous rattachés à des phases déterminées de la lune. Mais notons que |H’écisément la date du jour de la réconciliation est une exception [larmi toutes les autres fêtes ; aussi admettrais-je ipie parmi les exégètes bibliques ceux-là ont raison qui n’attribuent pas la célébration du jour de la réconciliation à d’anciennes (coutumes, mais la font remonter aux jours de fête de l’exil. On ne peut douter d'ailleurs (pi'il faille chercher la signification des fêtes israélites dans ce fait que le service divin en Israëd fut d’abord un culte lunaiia'.

C’est le culte que les Israélites avaient pu connaître, en Asie, chez les Babyloniens sémites, et auquel ils restèrent attachés en Egypte. Voilà pourquoi, selon la remarque d’Ed. Meyer', toutes les idées religieuses d’israél « se rapportent, d’une façon essentiellement sémitique, à des questions d’apjdication immédiate à la vie terrestre : le bonheur du peuple et de l’individu » ; leurs jours de solennité sont des jours de fête et de joie qui sont réglés par la lune, dont les phases renouvelées manifestent faction toujours nouvelle de Jahve, dont les formes périodiques révèlent pour ainsi dire le culte de Jahve, (( D'iuiûb Pi'T’ ruri: ». 11 créa la lune pour marquer les temps de fête, dit le Psalmiste {Ps., civ, 19).

Ce peuple, qui pendant les longues années de son séjour en Egypte se heurtait à des cultes qui lui étaient étrangers, reconnut tout à coup, sous Amenhotep IV, la haute valeur religieuse d’une conception nouvelle, (|ui, sous de nombi'eux rapports, se rapprochait de la sienne.

La réforme monothéiste, dans ses principes fondamentaux, correspondait à leur monothéisme, à cette différence près, que le nouveau dieu national des Egyptiens se manifestait dans le dis([ue du soleil. Certainement, autrefois, et dès les temps les plus reculés de l’histoire d’Egypte, le soleil était la forme visible de cet être, le Très- Haut, à qui les Egyptiens devaient leur existence et leur bonheur; Ra, le roi des dieux, le chef de la hiérarchie des dieux égyptiens, n’est autre que le soleil qui répand la lumière et la chaleur. Mais Ra, le roi des dieux, n’était pas le dieu un ; le dieu unique, n’était pas le seul dieu. Il était en Egypte ce qu’était Zens pour les Grecs. Dans les différentes parties de la contrée on lui donnait encore d’autres attributs et par conséquent d’autres noms, tels que Chnoiim-Ra, Amon-Ra, Sebek-Ra, llor-Ra, etc. Il en advint tout autrement sous Amenhotep I\k Désormais, il

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