III
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mentaires de l’année, ou mieux: « les cinq jours ajoutés à l’année ».
Dans un pays oii tout bien et tout mal pour la population dépendait de la crue du Nil, on devait porter la plus grande attention à l’arrivée de ce phénomène ; de plus, puisque l’époque de la crue dépendait de la durée de l’année tropique, il était naturel que les Egyptiens fussent arrivés à la connaissance de cette forme d’année, plus tôt que n’importe quel autre peuple de l’antiquité. Gela contribua à leur montrer que l’année de 365 jours était encore défectueuse, et ne répondait pas aux besoins de la nature. Ils s’en aperçurent d’autant plus tôt qu’avec cette crue du Nil un autre phénomène naturel était en connexion : le lever héliaque de V étoile Sothis (Sirius). Au jour de la crue du Nil, cet astre de première grandeur se levait à Eorient de bonne heure, un peu avant le lever du soleil, et cette apparition frappait tellement les Egyptiens qu’ils lirent de ce jour le point initial de leur calendrier et le début de l’année. Ainsi se forma Vannée de Sothis on de Sirius, dont la durée s’étendait d’un lever héliaque de Sirius jusqu'au prochain. De nombreux textes signalent cette circonstance, et la connexion entre la crue du Nil et le lever héliaque de Sirius.
L’inscription latérale du plafond astronomique au Ra-
messenm de Thèbes, parle du lever héliaque de Sirius, en ces termes ’ :
C’est-à-dire : « Il te l'ait lever brillant comme Isis- Sothis dans les hauteurs célestes au matin de la fête de la nouvelle année ». (Brugsch., Thes.^ 90.)
Ailleurs, nous lisons :
(( Ses rayons se réunissent aux rayons du dieu qui éclaire, en ce beau jour de la naissance (du disque) du soleil au matin de la fête de la nouvelle année).
(Brugsch., Thés.., 105.)
« Les années sont comptées d’après son lever. »
(Br., Thés., 100.)
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« Isis, la grande, la mère du dieu qui fait grossir le Nil au temps oh elle brille au commencement de l’année. »
(Br., Thés., 107.)
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« La divine Sothis, la grande, la reine du commencement de l’année, qui fait grossir le Nil en son temps. »
(Br., Thés., 107.)