Voyoz Rruffscli, Thés, astron. Inschriflen, 87 sq
ANNALES nu AIUSÉE GUTMET
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« La divine Sothis au ciel amène le Nil au commencement de l’année. » (Br., Thés., 108.)
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« Sothis, la grande, brille au ciel, et le Nil sort de (ses) deux sources. » (Br., Thés., 108.)
« La divine Sothis l'ait grossir le Nil à sa source. »
[Ibid.)
Kt ainsi de suite.
11 n’avait donc point échappé aux anciens Egyptiens qu’au temps où le Nil commence à grossir, Sirius se levait. Le lever héliaque de Sirius leur annonçait à la lois le joyeux moment de la crue du Nil et aussi le jour du nouvel an de l’année tropique.
Et c’est ainsi qu’ils fêtaient le jour du lever héliaque de Sirius comme le jour de l’an d’une forme d’année qui différait essentiellement des précédentes. En effet, la durée de l’année Sirius ne diffère que d’une fraction à peine sensible de l’année julienne’ et peut être égalée à .'5G5 1/4 jours; il n’y avait avec l’année jusqu’alors généralement adoptée qu’une différence de 1/4 de jour qui, après 4 années, formait un jour entier ; il s’en suivait que lors((ue Sirius, dans une année quelconque, se levait, par exemple, au P'' Thoth, au bout de 4 ans il ne se levait plus au 1®'' Thot, mais un jour [)lus tard, c’est-à-dire au 2 Thoth. Après 4 autres années, au 3 Thot, puis au 4 Toth, et ainsi de suite. Gela ne pouvait pas passer ina-
1. En 1 an 8000 avant. J. -G., celle difTércnre s’élevail à 4 secondes.
— de la naissance dn Clirisl, — — 8'( —
perçu, et, comme le lever héliaque de Sirius était un phénomène naturel fixe, on prit bientôt note du retard de l’année solaire civile sur l’année Sirius fixe, et l’on rc'connut ainsi la différence entre les deux années. La jiremière supposait une année vague de 365 jours; la dernière était déterminée par un phénomène naturel fixe : le lever héliaque de Sirius. Cette différence eut d’ailleurs son expression. Les mois portaient bien les mêmes noms dans les deux formes d’année, mais les jours de nouvel an (étant généralement célébrés à des époques différentes) étaient désignés différemment. tj/ ou
en règle générale désignait le jour du nouvel an de l’année fixe. Toutes les fois que le jour du nouvel an est en conjonction avec le lever héliaque de Sirius, quand aussi il est question du jour du nouvel an de l’année Sirius, nous trouvons les signes ci-dessus emj)loyés.
Aussi lisons-nous au Ramesseum : « Tu lirilles comme Isis-Sothis, au ciel, au matin du jour du nouvel an », et h' jour du nouvel an s’écrit ici Sur le côté sud du
toit, au Pronaos de Dendera. nous avons : « La divine .Sothis, la souveraine du nouvel an, la fille de Ra, Isis, la maîtresse du ciel, se levant en son temps pour ouvrir une année nouvelle ». Ici, nouvel an est exprimé pai- \/- Une autre inscription, qui a rapport également au bîver héliaipie de Sirius, se termine ainsi :
O icA<==>W O
c’est-à-dire « à ce jour de fête, la fête du nouvel an », L’acte d’intronisation de la reine llalsapsii, (|ue .Xavilb*' a publié, porte la date suivante :
1. « Trois insrriptioiis de la roinc Hatslinpsoii ». np. lier, ilr Trnvnur reinlifx à ht i>luhilo!>ii\ etc., I. WIll, p. Iü '.
ANNALES DU MUSEE GÜIMET
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« Le l'”' Thot, le jour du nouvel an, le comnienceinent des temps de l’année ». Ici, le signe employé pour « Jour du nouvel an », c’est et il est facile de comprendre
par la suite : « le commencement des temps de l’année », (pi’ici il n’est question que de l’année fixe.
Une seconde preuve que ^j/ s® rapporte à l’année fixe, nous est donnée par une inscription calendérique d’Esneh
« Mois de Payni, jour XXYl, fête du jour du nouvel an. »
Nous avons ici une double date devant nous : le 26 Payni de l’année vague et le « jour du nouvel an » de l’année fixe.
11 y a d’autres formes pour désigner le jour du nouvel an, c’est j et ÏÏ j ^ . La première de ces formes signifie la môme chose qu’en hébreu = « commencement
de l’année »; elle n’a en aucune façon rapport à une forme d’année déterminée. || ^ signifie également 1'^'' jour de l’année et peut, par conséquent, se rapporter à n’importe quelle forme d’année, tandis que se rapporte toujours à une année fixe.
L’ « année naturelle » qui prenait son commencement avec la maturité des premiers fruits était (bien entendu), une année fixe, et c’est pour cela que son jour de nouvel an porte le nom
Elle n’est pas identique avec l’année Sirius, qui servait d’année normale aux Egyptiens, car le jour du nouvel an de l’année Sirius tombait au 19 ou au 20 juillet du calendrier julien ; il était accompagné de l’apparition de la crue du Nil et non pas d’une moisson. On ne pouvait pas non plus penser à l’année vague ordinaire, vu qu’au temps du Moyen Empire, — c’est-à-dire environ de 2100 av. J.-C.