‹ Etudes sur le calendrier égyptienChapitre 27 sur 30 · Zeitschrift fiir ægypt. Sprache, .XX.XVll · texte numérisé non relu

Zeitschrift fiir ægypt. Sprache, .XX.XVll

LE CALENDRIEH EGYPTIEN

sert de point Je départ, on peut supposer avec certitude que les dons offerts au temple étaient livrés au jour de la nouvelle lune. Ces jours de nouvelle lune pouvaient sans aucun doute être déterminés par observation directe ou par calcul cyclique, ou encore par taxat (en observant la pleine lune, et de là on comptait 14 jours 3/4 à la suite) ; mais ils étaient toujours fixés le plus près possible de la conjonction vraie. Puisque, dans un fragment de papyrus qui fait le compte des revenus mensuels, — au temps de la nouvelle lune, — se trouvent indiquées aussi, parmi les revenus de ce mois, les offrandes à l’occasion du lever de Sothis, nous devons admettre que le IG Pharmouthi, jour du lever de Sothis, était également le jour de la nouvelle lune. Or, le calcul astronomique nous apprend qu’en l’an 1876 avant J.-C., année où le lever héliaque de Sirius d’après le calcul astronomique tomba le 16 Pbarmouthi de l’année vague = le 19 juillet de l’année julienne, la nouvelle lune se leva juste le 19 juillet, à 7’’ 26"* du soir, temps de Greenwich = 9 heures et demie du soir, temps de Memphis. Or, chez les Egyptiens, le jour civil commençait avec le lever du soleil ; le 16 Pharmouthi de l’an 1876 avant J.-C. dura donc de[)uis le matin du 19 juillet jusqu’au matin du 20 juillet. La nouvelle lune qui se leva au soir du 19 juillet de cette année 1876 avant J.-C., tomba au 16 Pharmouthi de cette année. Ainsi, en l’an I87G avant J.-C., le LG Pharmouthi fut à la fois le jour du lever de Sothis et le jour de l(( nouvelle lune. Et puisque, d’après la concordance de ces deux fragments de papyrus (jui (Horchardt l’a jirouvé) sont bien d’une seule et môme main, nous constatons ce fait essentiel (|ue parmi les revenus du tenqile, et aussi parmi les dons a[)portés le jour de la nouvelle lune, se trouvent désignés aussi ces dons qu’à l’occasion du lever de Sothis on apporta dans le temple le IG Pharmouthi de l'an VU du roi Usertesen nous devons nécessairement (‘oncluro

ANNALES DU MUSEE GUIMET

qu’en l’an VII, deux événements, nouvelle lune et lever de Sothis, eurent lieu le même jour, c’est-à-dire le IG Pharmouthi ; aussi, dans l’inventaire établi le jour suivant, c’est-à-dire le 17 Pharmouthi, on constate les dons de fêle de deux sortes qui furent reçus, ceux de la nouvelle lune et ceux du lever de Sothis. Or, le calcul nous apprend que l’an 1876 avant J. -G. fut l’une des années dans lesquelles le lever héliaque de Sothis tomba le IG Pharmouthi; le calcul nous apprend aussi qu’en cette année le môme 16 Pharmouthi fut aussi le jour de la nouvelle lune. Nous pouvons donc conclure avec raison :

1816 avant J.-C. = An VII d’ Usertesen III.

J’étais arrivé à ces résultats en 1902 et je les ai publiés déjà {Zeitsch. f. aegypt. Sprache, XL, 78 sq.). Si j’y reviens une fois encore, ce n’est pas seulement à cause de l’importance du sujet, qui mérite d’être traité à nouveau, mais aussi pour d’autres motifs. Il y a peu de temps ont paru quelques articles’ qui soumettent mes recherches à un examen critique . C’est avant tout un travail du D*" Brix qu’il faut nommer. Brix ne peut en vérité rien opposer aux résultats de mes recherches. Après diverses considérations critiques, il arrive au résumé suivant [Zeitsch. fur ægypt. Sprache, XLI, p. 31, ligne 7) : C'est donc exactement la même année qu'arrive E. Mahler. Et à la fin de ses considérations (p. 33), il dit : « Les chiffres de Mahler ne doivent pas être cités comme faux. » Je pourrais donc me trouver satisfait en tout et pour tout du résultat auquel arrive M. Brix. Mais comme il lui plaît de mettre en doute les points de départ de mes recherches et qu’il veut m’y faire voir des lapsus et d’autres erreurs, il y a lieu de lui répondre, et cette réponse doit être d’autant plus vive et catégorique que M. Brix, dans ses assertions, s’est

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