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fêle lies Six.
— de la période (du premier Quartier).
— du eommeneement de Sep.
— de la cachette.
— de la purification.
— de reffusion de la Lumière.
— du Her-lier.
— de la contemplation
de relTusion de la Lumière.
— de la reconnaissance.
— des Quinze, ou jour de la Pleine Lune.
— du deuxième Maspar.
— de la reconnaissance.
— de la Lune.
— de celui qui entend ses paroles.
— de Anep.
— de la décoi-ation.
— de la fermeture du triangle.
ANNALES PU MUSÉE OUIMET
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fête de la deuxième Période (du dernier Quartier).
— des ténèbres.
— de l’effusion de la
lumière.
— de l’Apparition.
— de Useb.
■ — de la Queue au Ciel.
— de Aha-ar.
— du Ciel (et fête de
l’Apparition du dieu Him).
Si nous examinons de plus près cette table, nous verrons tout d’abord que le septième jour, qui tombe huit jours avant le jour de la pleine lune, porte le même nom ([lie le vingt-troisième jour du mois, qui tombe huit jours après la pleine lune. Le nom de ces jours est
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« fclc de la Période », avec cette différence que le second, pour le distinguer du premier, s’appelle ^ ^ ®
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de la deuxieme Période ». Nous traduirons : « septième jour = premier (juartier, vingt-troisième jour = dernier ([uartier. »
Nous voyons donc, comme, du reste, nous l’avions remarqué plus haut, que les Egyptiens, dès l’Ancien Empire, ont fort bien connu les quatre phases de la lune et la jilace ([u’elles occupaient dans le calendrier lunaire. (Comment donc admettre (jue les bigyptiens n’aient pas eu la notion de la semaine ? La semaine n’est autre chose (|ue la durée moyenne d’une phase lunaire dont les différentes
étapes ont été arrondies et représentées par des jours entiers.
Il est vrai que les Egyptiens n’ont pas utilisé dans la pratique cette connaissance de la semaine, car nous ne la retrouvons ni dans leur calendrier civil, ni dans leur calendrier dit « des fêtes » ; du moins il n’en est pas question dans les documents que nous avons pu étudier jusqu’à présent. Ceci s’explique par le fait que, de bonne heure, les Egyptiens ont renoncé à prendre la lune pour base de leur chronologie et que, d’accord avec; leurs idées religieuses, ils l’ont remplacée par le soleil, symbole de leur suprême idée divine.
Dès lors la semaine, cette durée moyenne d’une phase lunaire dont les différentes étapes ont été arrondies et représentées par des jours entiers, se trouvait dépourvue de son fondement religieux et ne pouvait plus prétendre à une place dans le calendrier des fêtes égyptiennes. Cependant les Egyptiens ont connu la durée moyenne des phases lunaires et par consécpient l’idée de la semaine. La table des jours lunaires, (;i-dessus mentionnée, nous le prouve, et d’ailleurs, cela paraît tout naturel chez un peuple qui déjà, au vingtième siècle avant .I.-(L, a l'ésolu les problèmes les [)lus dilliciles de rarillimélique avec une facilité étonnante et d’après des méthodc'S tout à fait semblables aux neutres.
Nous déduisons un autre fait encore de la table des jours lunaires.. Le seizième jour, le lendemain do la jjleine lune, porte le même nom cjue le troisième jour lunaire, jour qui suit le « Ilib-abod », <( fête du mois ». Nous en concluons cpie les Egyptiems n’ont [)as commencé le mois |)ar le jour de la nouvelle lune, mais ([u’ils l’ont commencé par la vraie conjoiiclion. ("était le ® TjC jour
suivant, deuxième jour du mois, était le jour de la nouvelle lune, et c’est pourcpioi on l’a appedé IjC
jour d’après, troisième jour I unaire, était b' jour oti,
ANNALES DU MUSEE GUIMET
la première fois, on pouvait constater un accroissemeni de la lumière, de môme que le seizième jour lunaire était le jour oii l’on pouvait constater une diminution de la lumière. Le troisième jour lunaire était, par conséquent, le jour du premier accroissement visible de la nouvelle lune, de même que le seizième jour lunaire était celui du premier décroît perceptible de la pleine lune. Voilà pourquoi les deux jours portent le môme nom. Le premier s’appelle V3;7, ce qui veut dire «fête du premier Masce qui veut dire « iete du
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par», le dernier deuxième Maspar ».
Et, en effet, nous voyons à plusieurs reprises, sur les monuments, que les dates lunaires accompagnées d’indications calendériques, comptent à partir du jour de la conjonction vraie, et non pas à partir de la nouvelle lune. J’ai déjà traité ailleurs’, d’une façon très détaillée, la question des dates ; il est inutile, ce me semble, d’y revenir ici ; il suffît d’y attirer l’attention du lecteur.
Voici une autre observation sur les dates lunaires :
Le deuxième jour lunaire s’appelle : « Fête du Mois », treize jours après tombe le jour de la pleine lune, c’est-àdire le jour de la vraie « opposition » ; le dix-huitième jour porte le nom de « fête de la lune et treize jours après tombe la fête de la nouvelle lune, c’est-à-dire le jour de la vraie « conjonction ». Autrement dit, treize jours avant la « fête de la pleine lune » a lieu la fête du mois, qui correspond au jour de la nouvelle lune. Treize jours après la fête de la lune tombe le jour de la vraie conjonction, appelé aussi « fête de la nouvelle lune ». Entre le « jour de la pleine lune » et le «jour de la fête de la lune », il y a encore d’autres rapports. La veille de la pleine lune
1. KônÎK rhutmosis III, np. Zcitschvift filr ægypt. Sprachc, 1889, p. 97. — Malerialicti. zur Chronologie der allen Ægypler, ihid., 1894, p. 99. — Das miltlere Reich dcr ægypt. Geschichic, ibid., 199.8. — Ein Wort znr Astronomie and Chronologie der allen /Egypter, ap. Orient. LitlcraUirzeitung, 1909, p. 202.
porto le même nom que la veille de la Tète de la lune, 'l'outes les deux sont connues sous le nom de « fête de la Reconnaissance ». De plus, nous pouvons constater que le septième jour avant la fête de la lune porte le même nom ((ue le septième jour après la fête de la lune ; ils s’appellent: « fête de l’effusion de la Lumière ». Le onzième jour avant le jour de la pleine lune porte le même nom que le onzième jour après le jour de la pleine lune; ils s’appellent: « fête de l’.^pparition ».
Comme je l’ai déjà fait remarquer dans un autre mémoire {Wiener Zeitschrift fur die Kunde des Morgenlandes , Bd. XII, 137), les Égyptiens n’ont pas appelé i® le jour de la nouvelle lune, mais le jour de la pleine lune, c’est-à-dire le commencement du mois; c’est ainsi qu’on désigne encore aujourd’hui dans le calendrier des Juifs le premier jour du mois, car !® se traduit en hébreu trm üK"i. ® = tep signifie proprement « tête », aussi « pointe », ou « commencement » comme le mot hébreu üK"!. Avec l’hiéroglyphe de !’« année», j ^ , nous obtenons
= njirn îrK“i, et, avec l’hiéroglyphe « mois », nous obtenons le groupe i® ^lais, tandis que trnn ükt des Hébreux signifie le jour de la nouvelle lune, le des Egyptiens se réfère à la pleine lune. Les
Égyptiens avaient deux signes | et i®, qui ne sont pas écpiivalents, comme le croient à tort les égyptologues. Pourtant ^ ^ même signification que le (mot) hébreu = « le premier » et correspond à @ exactement, comme le fout les formes correspondantes püX“i et c’NT.
Le mois «Thot», le premier mois de la saison TiToT, s’appelle | Ttî<T ; le mois « Tyhi », le premier mois de la
saison s’appelle ^ ' ' , et le mois « Pachon », le
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Sur la table slalislirpie de Karnalc, la date du couron-
ANNALES DU MUSÉE GUIMET
nement de Thoutmosis III est indiquée comme suit :
c’est-à-dire : « An XXIII, premier mois de
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