‹ Études sur le drame antiqueChapitre 15 sur 56 · Choéph · texte numérisé non relu

Choéph

"Opxoç vàû ouxi Zyjvôç îayuei 7tXéov *.

« Coupable attentat à l'intégrité des juges! » s'écrie M. llichter. Voila de bien gros mois, et encore à propos d'un vers mal interprété. On croit généralement qu'Apollon engage les juges à violer leur serment pour se conformer à l'avis de Zeus. Cette prétention est si loin de la pensée d'Apollon qu'un peu plus tard, au moment où les juges vont voler, il les exhorte à respecter leur serment : lv 8e xap8(a, •j/v^ov aépovxeç, opxov afôeicOe, ££voi**. En effet, le serment n'interdit pas aux juges de tenir comple des arguments de la défense; ils doivent écouter les deux parties, peser les raisons qu'elles allèguent, et prononcer en leur âme et conscience. Aussi, dans le vers cité ci-dessus, le mot ô'pxo; ne vise-t-il pas le serment des juges. Heureusement, Eschyle est ici son propre commentateur. Apollon a déclaré plus haut que l'union de l'homme et de la femme est plus forte que le serment, opxou 'art «/.eiÇojv n , c'est-àdire que les liens du mariage sont plus étroits que l'obligation contractée par un serment. De même, il dit ici que la volonté de Zeus oblige les hommes autant que la foi jurée.

Passons aux arguments secondaires. D'abord, comparaison d'Agamemnon et de Clytcmncslre. La vie d'une femme ne pèse pas autant que celle d'un homme (c'est la doctrine généralement admise alors),

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