‹ Études sur le drame antiqueChapitre 20 sur 56 · Cf. Hérodote, II, 156. (Pausanias, VIII · texte numérisé non relu

Cf. Hérodote, II, 156. (Pausanias, VIII

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Il est malaisé d'accorder cette insensibilité des morts, leur indifférence aux cérémonies de la sépulture et aux honneurs funèbres, avec ce que le poète dit ailleurs de leur puissance, des effets de leur colère, comme de leur bienveillance. « Enfant, dit le chœur des Choéphores, la volonté du défunt n'est pas domptée par la terrible dent du feu qui dévore ses chairs : il manifeste sa colère plus tard. » Inutile de multiplier les citations : tout le drame est plein de ces idées. Dirons-nous qu'en traitant un sujet homérique, Eschyle subit l'ascendant du vieil aède? En effet, les trimètres que nous venons de citer rappellent ces vers prononcés par Apollon dans Y Iliade 1 :

M^l 4y°$$ rcsp IdvTi, vejJLSff<y7|ôefo|Jt.ev fjjietç' fcaxû^y y&û 8^1 yaïay àetx(Çsi jxeveaivwv.

« Tout brave qu'est Achille, qu'il prenne garde d'encourir notre réprobation : il s'acharne à outrager ce qui n'est que terre insensible. » Voilà bien les idées qu'Eschyle a reproduites 3 en les déve-

1. La leçon du dernier vers est douteuse : xiç ov est une conjecture de Herwerden pour xétov.

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