Voir ci-dessus, p
LE TEZÀTRE Ii Er/RiriPE. W
dissimulée, tantôt explicite, tantôt indiquée en passant, tantôt dév^loppre avec in>i>Um<."e. Ces dislincfions ont leur imporïanee : suhar.t la forme sous laquelle t-llf ^tait piv^'iitrc. la crilique agissait plus ou moins sur le public.
. Si Aphrodite dit ' : Les dieux sont comme les hommes, ils aiment qu'on leur rende des honneurs *>„ il faut connaître Euripide et savoir lire entre les lignes, pour discerner Tintent ion ironique de ces paroles*. Ailleurs, c'est l'expression d'un doute éclairé au sujet de certaines traditions. Le chœur trouve difficile à croire que les dieux aient bouleversé Tordre de la nature pour marquer leur horreur d'un crime commis par des hommes \ Ailleurs encore, un enfant nourri dans le temple de Delphes fait la leçon à son dieu avec une charmante familiarité et en quelque sorte avec Tâtonnement candide d'un fils qui apprend les fredaines d'un père vénéré * : « Il faut que je gronde Phœbus. il séduit des vierges et les abandonne ensuite; les enfants qu'il engendre clandestinement, il n'en prend nul soin et les laisse mourir. Non point, PhoMms; puisque tu as la puissance, applique-toi à la vertu.
- i. Hippotyte, v. 7-8.
2. Gardons-nous cependant de voir des critiques où il n'y en a point. M. Deeharme croit à tort (p. 71>)qu'l\uripide accuse l'égoïsme malfaisant des dieux dans Ur'lt x m\ :»s-iu, ()/v.v/c, 164042, Iph. Aul., 2i (cf. Iph. Taw\, U\-'2\)\ et, ce nous seinhle, aussi dans Hec, 958. Cf. Bossuel, Or. fun. d'IUnivietto <lo Frann\ commencement.
3. Electre, 737-744. On a dit à tort que le doute portait, aussi sur le crime de Thyeste.