Démosthène, Couronne
«3. Euripide, EL, 489-492.
. 4. Ion, 738-740. Cf. 727.
5. Szenische Fragen ôelreffend das griechische Drama, dans JahrbUcher fur Philologie, supplément xix (1893), p. 637 et suiv.
438 ÉTUDES Sl T R LE DRAME ANTIQUE.
traîne une lourde voiture en gravissant un tertre rocailleux ! . Si ce dernier passage faisait allusion à un plan incliné par lequel on montait à l'orchestre même, on pourrait expliquer les deux autres passages delà même façon. Mais le chœur il" Hercule ne dit pas qu'il gravit une hauteur; il compare seulement son effort à celui d'un cheval (littéralement d'un jeune cheval) forcé de traîner une lourde charge à contremont. H y a plus; admettons, d'après quelques indices, que dans le théâtre d'Athènes le plan de l'orchestre s'élevait au-dessus du terrain environnant, encore la montée dut-elle se trouver, ce nous semble, en dehors des deux entrées latérales et du champ de vision des spectateurs.
En somme, nous tenons, comme M. Decharme et comme M. Curlius, jusqu'à plus ample informé, pour une estrade en bois élevée de quelques marches au-dessus de l'orchestre. C'est ainsi qu'on se figurait à l'époque d'Auguste les représentations du siècle de Périclès. Horace dit: siïsckylusef modicis mstravit pulpita tignis. Laissons de côté le passage controversé de Vitruve et les renseignements embrouillés de la compilation de Pollux; l'auteur de la Mou(i'.)t->, tiTopta, qui avait fait des études spéciales, se sert à propos d'Eschyle de la vieille locution t& QLTzb cx7)vt]ç, et il y oppose les chants de l'orchestre, arc op^VjdTpaç 2 . Sans doute ces témoignages tardifs ne