‹ Études sur le lexique du Rig-VedaChapitre 2 sur 13 · IV · texte numérisé non relu

IV

pix)cédé, que les Rishis avaient Une manière, eV quelle manière ! L art byzantin lui-même n'aurait pas» été plus opposé au naturel. Jamais la monotonie du dessin et la ôrudité des couleurs n'auraient été por-' tées à ce point.

Cette interprétation nouvelle du Rig-Veda a moins d'agrément que la première : aussi n'a-t-elle pas plu à tout le nionde. Il n'en pouvait guère être autrement. Mais le plus grand obstacle qu'elle ait à surmonter pour se faire jour, c'est ce lexique védique dont je parlais tout à l'heure, qui fournit pour une explication wafur^M^ des hymnes des sens si commodes, et qui retombe comm^ un rocher de Sisyphe sur le nouvel interprète condamné à le rouler perpétuellement sans pouvoir en débairasser son chemin.

Qu'est-ce pourtant que ce lexique en possession d'une si imposante autorité? C'est un essai, essai magistral sans doute, mais simple essai, et qui plus est, premier essai d'interprétation indépendante^ du Rig-Veda. Mais à l'époque, qui peut déjà passer pour ancienne en ce temps de progrès rapide de toutes les sciences, où cet essai a été tenté, commençait la grande entreprise du dictionnaire de Saint-Pétersbourg, et M. Roth y collaborait au premier rang.

* M. Roth a ainsi rendu aux études védiques le service inappréciable de les débarrasser du joug de Tinterprétation indienne. Mais dans l'ivresse de la liberté reconquise, il n'a pas su s'arrêter, et il est sorli de l'Iude même pour remonter à je ne sais quel paradis perdu où l'esprit théocraiique n'aurait pas alféré encore les mœurs patriarcales des Aryas primitifs.

C'est ainsi qu un nombre incalculable d'hypothèses se sont trouvées fixées dès le premier jour dans un^liyre appelé à jiQuer le rôle de Thésaurus de 1^ langue sansp

Les /ûniemje&hypothèses ont reçu pour la plupart unç çQim^at^p^j^Pjuyelle dans le^eul index complet dul^igoVeflaç.ùjij^^lQrmes soient classées d*une façon pratiqw^^^ :i<î|es^:à-!ijjre dans le lexique de M. Grassmann^iqui, dans son ensemble , n*est qu un développement d^ la, partie yédiqiie du dictionnaire de Pétersbourg.

Eh bieni le tenaps e^t; vçnu de le déclarer sans ambages : qes ,<île^^ opyrag^s^, , après avoir été les principaux in^tri^mçnts des étu4es, védiques, sont devenus le plus grand obstacle à leur progrès. C'est donc à ei^x que je vais, m-'j^^^ufir; directement, et j entreprends, iPefio 4ïtfcles.. 3]^^. \\inX^^^fi^ ,avouée d ebrartlpr leujK^jLlltQriitd dai^is qe^qujejlp ^d absolu et uexce^s^jt.; -. ii.rn jii .1 M, ji.j-, ,"ji ^..j'iih fil '!'■

* Toales ces conjectures oiit(nB|Li|iièl]emeni;pia9s&4ws'^ publilion hybride intitulée : Sani^riyWjbrXerhujck in hùrzerer Fassung. Malgré mon admiration pour les deux principaux auteurs du grand dictionnaire, et particulièrement pour M. Bôthlingk qui a 'signé secd Tabrégé, je ne puis taire Tétonnement que m'a causé ia forme de cette publication nouyell^ , ,à ia^ fois indispensable à tous les indianistes » à cause du complément qu'elle apporte sur certains points à Tonvrage principad , et absolument impropre à Tusage des étudiants auxquels elle est soi-disant destinée. Je ^e pourrais, pour mon compte , conseiller à mes élèves Tus^ge d'un livre où les sens védiques (à supposer même qu'ils ne fussent pas en partie imaginaires] sont confondus avec les sens rlassicpes, le plus souvent sans ia moindre indication qui permette de distinguer les uns des autres.

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