‹ Études sur le Paris d'autrefois (volume 3)Chapitre 3 sur 11 · IV. i · texte numérisé non relu

IV. i

qui s'étendaient au sud, du côté de ]a Seine, au nord, vers les mes Saint-Honorc & Froidmamcau'", des cours bordées par la maison du frftr, hf>jncUr!f, hsar/cmf, Vépuerie^. la p.i^iperie, hfhtiffm, \c gardf-j>/aff^ei; Lt boHUtUtrie, le l'uH m l'on fait l'hypoçroA, constituaient les communs DU dépcndantrea du ménage royaL

En voyant les rois du moyen âge consacrer tant d'efforts & d'argent à la construction ou à k rénovation de leurs châteaux, souvent y apporter un réel goût artistit^ue, on est tenté de se figurer que la richesse de ramcubicment intérieur e.st à l'avenant. Eri réalité, ces demeures étaient généralement meublées d'une façon fort sommaire & uniquement en vue des besoins immédiats. A chaque déplacement du roi, & le cas érair fréquent» on déménageait méthodiquement la demeure qu'il quittait pour meubler à peu près celle où il se rendait^ il n'y eût trouvé en arrivant que des pièces vides iSc les quatre murs nus, Pour le surplus, l'antique iimt de prise était là pour y faire faccj il

"1 EUc allaii, sur le cote ocdiicnul Je k place du. Pa lais'Royil, de la rue Saiai-Honoré L U Sciae. Les restes en ûût diîpam au commencernem du xix' siiclc.

permettait aux officiers royaux de réquisitionner sans payement, sur les bourgeois A vilains du 1^ voisinage, tous les meubles &. fourrages ncceslires à la maison royale, y compris, à l'occasion, les obfcts à leur convenance personnelle. C'était, toute périplirïuie mise à part, le pîUa^ légal j. dont Charles V reprima, par son intervention, les abus les plus criants,

PQuc savons-nous sur le mobilier & les jardins du Louvre au xiv" siècle ? Ce sont les Comptes tvy,iiL\-j conservés en partie, cjul répondront à cette c]oestion; les détails curieux ,^c|ue nous y recueillons sur les habitudes & la ^kvic privée des bâutes classes nous permectenr ^■dc nous les représenter aLsscz fidèlement.

Voici les chambres du roi & de la rcincj les poutres y sont rehaussées de fleurs de lis en étain doré, les parois peintes u en manière de briques»», les fenêtres défendues par dc^ barreaux ou des treillis de fil d'archal, d'ailleurs garnies de vitres peintes d'images de saints ou ^dc devises & des armes royales. Passons dans la ^mchambre ik parade du roi; les lambris sont peints ~ en roiigc, & la cheminée est surmontée des irmes de France que soutiennent deux ances.

Les. chambres de la famille royale sont toutes lambrissées de chêne, carrelées de terre cuite, jaune » verte, ou planchéiées&garnies de nattes. Les parois, comme partout, sont tendues de grandes tapisseries à personnages. Que les sièges sont grossiers! des escabeaux formés de panneaux de bois pleins, sortes de coffres ou de caisscsj les plus luxueux seuls portent sur de^ pieds lourds comme des piliers i des bancs de dix k vingt pieds de long, les uns & les autres chargés de moulures. Autour de sa table, dans la grande salle du Louvre, Charles V a un banc c[ui ne mesure pas moins de vingt pieds de iûng & élevé de deux marches^ il a même fait réparer «le vies; banc Sainét Louis» qui date du bon roi. La reine seule a une chaise pliante en bols.

Voici encore un trait du temps ; !es lits sont énormes; ceux qui n'ont que six pieds en tous sens sont des cmcheftfS; les couches atteignent jusqu'à douze pieds sur onze. Élevées sur des marches garnies de beaux tapis, couvertes de riches étoffes, elles forment de véritables alcôves.

La tour de la Jjhrairiej qui se dressait à

î'angic nord-ouest du thatcau, sur remplacement ailucl du pavillon de l'Horloge, reçur en 1367 la collcilion de manuscrits laissés par le roi Jean au paJais de la Cité, Le fonds ne comprenait guère alors qu'une douzaine de volumes, Ik ce fut l'honneur du jeune roi de n'avoir jamais cessé, durant tout son règne, de protéger 8c d^accroître cette belle colledion à laquelle son nom est resté étroitement lié. Elle occupait les trois étages supérieurs comprenant chacun une f^allc de vingt-huit pieds de long, voûcéc de bois de cyprès, lambrissée de bois d'Irlande. Les vitraux peints étaient protégés par des treillis de fil d'archal contre Tattcincc des oiseaux logés dans la tour voisine de h Faumttserie. Les livres étaient couchés à plat» cV suffisamment espacés pour être consultés sans obstacle. Pour la plupart richement reliés, garnis de magnifiques étoffes «& de termoirs précieux, décorés de miniatures qui étaient souvent des chefs-d'ccuvrc artistiques, ils s'élevèrent graduellement jusqu'au nombre de 975 volumes contrés i la garde du chevalier Gilles Malet, « varlei Je chambre & maistre d'hostel )i du roi. Ce bibliothécaire se montra à la hauteur de sa

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tâche en dressant quelques années plus tard un catalogue de son dépôt qui est conservé encore aujourd'hui à la Biblioïhèque nationale.

Un catalogue, c'est tout ce qui nous reste, hébst de la bibliothèque de Charles V, Conservée avec soin jusqu'à la mort du roi, ainsi qu'en témoigne un nouvel inventaire fait quelques semaines après'"', elle excita, un dennisiècle plus urd, au temps de l'occupation étrangère, la cupidité du régent anglais; plu& clairvoyant que scrupuleux & ne se faisant sans doute aucune illusion sur les chances finales de la guerre, Bcdford se dît qu'il avait sous la main du moins une conquête assurée, réclama toute la colleâion à son gardien & l'expédia en Angleterre.

Tel quel, le catalogue de Gilles Malet csi un précieux document d'histoire littéraire, indice à la fois des goûts scientifiques de son royal maître & de la composition d'une grande bibliothèque au moyen âge. En tcte figurent naturellement des bibles latines & françaiseSj

<'' «Et tous V ont csteK irouvez, exceptez ceuU qui sorti signez & cscripz sur !cs marges avoir estez bailliez par le Royj iltint Dieu iii l'ime.»

des bréviaires, missels & psautiers^ les Vies des Saints & des Recueils de miraclesi peu d'ouvrages des Pères : saint Augusrin , Orîgcnc , saint Grégoire, mais^ suivant la tendance générale de ce temps, plusieurs traités d'astrologie, de géomancie, de chiromancie, prétendues sciences auxquelles s'intéressait Charles V; en médecine, tjuelques ouvrages d'Hippocrate, des fragmencs d'Avicennc & des tradu^ions de l'arabe, ainsi qu'une « cirurgie pour oyseaulx de proye»; en droit » îcs DccrétaleSj les Institutcs, le Dipcste & quelques coutumeS' provinciales^ des encyclopédies : le Trésor de Brunetto Latini, les Pro^riftés des choses^ etc.; des voyages : Marco-Poio, Mandcvlllej de l'histoire : Eusèbc, Josèphe, Tite-Liyc, la Vie de saind Loys, celle de sain£t Martin, «très parfaitement bien escripte & ystoriée, en prose d^ les Croniqucs de Julius César & de Goddcfroy de Billion^ en littérature ; Luc^în, Ovide, le Rm/aa de Kf^arf, les FahUs Ysùpet, le Ksman de la Kose^ etc.} enfin un Avaluéiuent diS ffiomoyes, le Govemenietit des roys t^ des primes, 8t un diéiionnaire lacin-lrançais. Bref, une encyclopédie complète du moyen âge.

Nous avons fait aUusion aux jardins du Louvre, Le roi & la reine avaient chacun le sien, que supprima Charles VI. Le grand jardin, au nord, soigne avec prcdileftion par Charles V, disparut sous Louis XIII devant l'extension des travaux du château. Ces jardins rcnfcrmaiciit des pavillons & des treillages de bois surmontés de deurs de lis, entourés de fleurs & de plantes variées ; sauge, hy&ope, lavande, lis, violettes, roses doubles vermeilles. Un compte de Tan 1371 mentionne la fourniture de 1,700 ceps de vigne & i,zoo pieds de fraisiers.

Que devenait sur ces entrefaites le palais de la Cité? Habité longtemps avec prcdilcétion par les rois qui s'y trouvaient plus i leur aise, il suffisait de tnoins en nïoins à loger à la fois la famille royale qui manifestait, avec le progrès des mœurs, des besoins grandissants, & les cours souveraines dont les services requéraient des locaux plus vastes. La vie sous un toit commun devenait difficile : de là l'atïtive impulsion donnée aux travaux du nouveau château, & le roi Charles, en déménageant sa bibliothèque, donnait une première satisfadlion aux besoins de son parlement, En 1360, après quatre ans

de captivité, le roi Jean revenait à PariSj traversant la rue Saint-Denis & le Grand Pont tcQtius de tapisseries'", il alla, après un service d'aôions de grâces A Notre-Danae, s'installer an palais. Il est vrai tjuil n'y resta pas longtemps, ÔL repartit bientôt pour la Bourgogne. Après lui, le palais fut encore occupe, nous le verrons plus loin, d'une façon intermittente, jusqu'au roi Charles VII qui le quitta déhniiivemcnt en 143Ï.

François I" avait apprécié^ au cours de ses expéditions dans le Milanais, les premières produfflions de la Renaissance italicnnCi il se trouva dès lors mal i l'aise dans le Louvre délabré & maussade de Charles V. La principale entrée du château fut reportée « en ta rue d'Ostriche, devant la maison de Bourbon»'^', & la Grosse Tour de Philippe Auguste, qui encombrait la cour principale, lui dérobant

'*' 11 ne hui pas oublier ju'à cette lépoqiic, (k sr^catc longtemps jprès. nos poup: ctai«fH bordés nir loutt leur longueur d'une doubk rangée Se maisons.

'*^ Le Peiif Ho/irhaa, aticicncic dcmcufe du trop t^mcux connétiblc lie Bciuibon, mz l'cmpliccmeot qui sépiirc 3U)t)urd'liuî 1» jardins du Louvre de Saîtit-Gcfinaini'Auxcrnfh.

l^tr & la lumière, fut rasée. Les réparations œK^cutécs à la hâic pour la réception de Charles- Quint, en janvier 1540 : élargissement des fenêtres qui furent garnies de vitraux peints, agrandissement des appartements, n'étaient qu'un pis-al!cr provisoirc-

Dcs l'abord, le roi avait conçu ie plan d'un palais point trop vaste, maïs de proportions harmonieuses; d'un icxtérieur sévère avec c^uatrc pavillons d'angle à toiture d'ardoise, un gracieux portique tourné vers l'orient, & une cour carrée entourée sur trois côtés d'ailes édifiées sous l'inspiration des souvenirs de Tanti:quité.

C'était toatc une révolution dans l'art, & Li rupture définitive avec les traditions du moyen âge. Nous ne saurions suivre dans ses détaiJs l'csécution de ce plan modifié du reste bien des fois. 1] nous s.uffira de rappeler que Pierre Lescot, l'artiste parisien charge de présider aux travaux, exécuta l'une des trois façades ; ceîle de l'ouc&t, qui relie le pavillon de l'Horloge à. l'angle sud-ouesL

Henri II, fidèle exécuteur des plans arrêtés avant lui, commença la façade sud. Henri IV

montra ta même sollicitude & poussa aflivemcnt les travaux de la galerie du bord de Teau, ouverte dès le temps de Charles IX; mais le Louvre resta longtemps encore un assemblage des construftions les plus disparates. Du côte de l'est, on entrait toujours par un punt-Icvis jeté sur le fosse, & une voûte obscure entre dcLix grosses tours^ la cour carrée qui précédait la telTe façade de Lescot était encombrée de matcriaux divers:^ à gauche, l'aile ouverte par Henri IV fiisait tacc, du cAté nord, i une ancienne aile du château de Charles V.

A l'intérieur, l'amcnagcmcnc était encore bien peu confortable, & se ressentait toujours des mœurs rudes du passé. Le grand escalier Henri II, à rampe droite, avec paliers de repos k angles droits, le premier qui rompît avec la vieille mode des escaliers j w, conduisait à de vastes pièces: ia Sal/e Haute, donnant par sept fenêtres sur la cour d'honneurj la Cbatnbre de parafe ou Qthmt dfi rot, qui avait vue par deux fenêtres sur les fosités & la Seine, & la Chambre à fVHcher du roi, voisine de celle de la reine, dont Catherine de Médicis fut la prcmiccc occupante. Et quel ameublement y ti-ouvait-

on? Deux sièges surmontés d'un dais pour le roi & la reinC} quelques coffres réservés aux seules princesses, guère plus. Les daines & les gentilshommes pouvaient à leur choix se tenir debout ou s'asseoir nen terre sur les nattes qui sçrvoienî de tapisji.

Cette parcimonie contrastait singulièrement avec les fètcs qu'y donnait la cour des Valois, fêtes assez renommées jusqu'à l'étranger pour qu'au rapport de Brantôme^ don Juan d'Autriche, traversant Paris en route poLit la Flandre, fût désireux d'en avoir le speitaclc. Arrivé avec son ami Ottavio de Gonzaguc, il se glissa sous un déguisement dans le Louvre, «vit danser toute la cour, lacontempEa, & après s'en repartit ravy»'^''.

C'est dans la Salit Haute de l'aile sud que la reine Louise donna, en oélobre 1581, un grand dîner, puis, dans la «grand' salle» du Petit Bourbon le halet cmiquf de la Koy/re, à l'occasion icdes nnpces de sa sœur mademoiselle de Vaudcniont avec mons' le duc de Joyeuse», l'un des naignons de Henri IIl, Ce

"* BuantÔmk, (Euires samp/itfi, èdh. Lalaûnc, t. IT,

genre de divertissement, dont on retrouve des traces dès la fin du xiv' siècle, dans le fameux ballet des Ardents où Charles VI laissa sa raison & faillit laisser sa vie, prit, un siècle plus tard & sôus l'influence de la mode italienne, le carai^ère pscudo-mythotogitjuc & l]L-rcVic|ue qui prédomina aux siècles suivants. Cckii de ijSi, réglé par l'Italien Bakhazar de Beaujoyculx, représenuit Mercure & les Naïades vaincues par les enchantements de Circé & délivrées par l'intervention de Jupiter & de Minerve : la reine y figura en personne dans la dernière scène.

Nous avons exposé déjà les usages privés Si te service intérieur de l'hôtel royal au moyen âge. A mesure que nous nous rapprochons des temps modernes, les règlements deviennent plus précis ; quelle différence du x[v* siècle aux prescriptions de 1578 pour la maison de Henri III!

«Sa Majesté veut que tous les matins, avant qu'elle soit éveillée, l'on face balicr &. oster les ordures qui sont tant à la cour que sur les degrés & aux salles haultcs & basses du logis de sad. Majesté. Que le di&ner de Sa Majesté

de

soit prcst tous les |ours cjuand elïe sortira de sa messe.

((Que le m'" d'hostel qui sera en service se tiene près de Sa Majesté quand elle sortira de sa chambre pour aller à la messe, afin d'entendre de Sad. Majesté quand elle voudra disner, afin tju'îi en face advertir à la cuisine.

(I Les diéls jours (]ue le R-oy prendra son vin après disner^ sera apporté par un gentilhomme de la Chambre avec dix plats, cinq de fruits selon la saison, & autres cinq de confitures.

«Tous les jours, quand Ja nuit \'icndra, le Grand Maistrc fera allumer des ilambcaux par toutes les salles & passages du logis du roy, iSi aux quatre coings de la cour ëi. degrez, des taUots, afin que l'on puisse congnoistrc & voir ceux qui iront <k viendront par le dift logis à telles heures.

«Voulant aussi Sad. Majesté qu'EUc estant a table, l'on se tienne un peu loing d'Elle, afin qu'Elle ne soit pressée, & que nul ne s'appuyc sur sa chaire, que le capitaine des gardes qui sera en quartier. Lequel sera appuyé sur le costé

droiii: de lad. chaire, A un des gentilshommes de la Chambre sur l'autre costé.

M Estant revenue de dehors devant souper, s'il est entre cini^ & six heures, commandera que l'on aille à sa viande, faisant advertir les Royncs ses mère & femme pour souper ensemble. Après le souper, si c'est le dimanche ou le jeudy. Leurs Majestcz s'en iront à la Salle pour tenir le bal, ou se trouveront tous les princes, seigneurs, gentilzhommes, princesses, dames & damoiselles. Et les autres jours, fors le vcndrcdy & samcdy, ira en la chambre de la RoynCy accompagné de tous les princes, seigneurs & gcntilzhommcs.

« Veult Sa Majesté que sa musique se tienne en sa chambre tous les fours, entre sept & huift heures.

«Les soirs des lundy, jnardy & mercredy, le Roy s'ira promener après souper» où 11 veult que tous ceulx de sa cour l'accompagnent.

« Quand l'on yra k la viande du Roy quérir les services, qu'il y ait quatre archers destines, assavoir deux pour marcher devant la diftc viande, avec le m' d'hostel, & deux derrière afin de gatder que personne n'y approche, m

Un règlement postérieur ajoute ; «seront très soigneux les officiers de bien accoustrer la viande du Roy, &. que l'on ne Luy serve rien qui ne soie fort bon & bien tendre. Et cjuc le m' d'hostel luy demande tous les jours sy Sa Majesté se trouve bien traidée. Et pour cet cffeil le m' d'ho&tcl verra en la cuisine la viande, ik le pain en la panneterie, afin de voir sy tout sera comme il doibt.

«Ne changcra-t-on point de vin au Roy sans que deux du gobelet en ayent faïfb tastcr à son premier médecin, pour voir s'il sera de son goust.

«Les jours que le Roy mangera de la chair, aura son bouillon le matin, bien cuit & bien consommé, & non sî plain de grcsse ëc clair, comme il est quelquefois*".»

Combien cette méticuleuse étiquette jurait avec les habitudes grossières qui d'autre part prédominaient encore dans les châteaux royaux!

On ne se gênait guère, i cette cour cicgantCi pour satisfaire aux besoins naturels dans ics cours, dans les vestibules, & les souilîer in-

dignement. Le roi tout le premier domiait l'exemple du sans-gcne : on ae -souvient que, le i"' août 15S9, lors de son assassinat par le jacobin .1. Clément, il lui donnait audience assis sur la chaise percée de sa garde-robe*^'.

En renonçant aux Tournellcs, la reine Catherine cherchait une compensation ailleurs.

A l'ouest du Louvre, en dehors de l'enceinte de Charles V, s'étendait le terrain iies Tuihrks; c'est îà qu'elle rêva d'élever, au milieu d'un parc immense, un nouveau palais qui surpasserait tous les autres en magnificence. Philibert Dclnrme construisit le pavillon central, que desservait un grand escalier, «le plus vaste, rapporte Sauvai, le plus aisé & le plus admirable qui fût au monde'-'. Delorme mourut avant de l'aclievcrj après sa mort, pas un architeéte du royaume n'osa le continuer, Si ce merveilleux chet-d'ixuvre avait été fait dans un siècle plus éloigné de nous, on nous fcrojt accroire que quelque fée ou sorcier l'auraii bâti». BuUant y ajouta les deux pavillons du

"* Jstim^i ih h'Eiiniic, (édition Brunet 6c Champcillion, t. III, p. 394-

l'I Sauval, Anfi<fni//i, etc., t. Il, p. i[+,

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