IV. S
parisiens : la tour de Ncslc, le Louvre, le palais, qui sont rcproicntés avec une fidélité scrupuleuse. Cette vue de Paris, qui date environ de 1455, est U plus ancienne que nous connaissions.
La mort tragique de Henri II avait rendu odieux à la reine Catherine le palais dcsTournclles, théâtre de l'accidcnts cEic le quitta, laissant les bâtiments tomber en ruine. Charles IX y conserva quelque temps ses volières, ses chenils, puis il le fit dcmolir, & !a cour principale fut affcitéc à un marche aux chevaux. Henri IV trouva le voisinage importun pour les hôtels aristocratiques, alors nombreux dans le quartier, & le déplaça. La vaste place restait vacante : il laissa quelques entrepreneurs élever sur le côté sud un premier corps de logis conçu, suiv.int le goùt si gracicuï de l'époquci la tentative réussit, & le roi enchanté décida «d'en httc une place publicquc bastyc des quatre costcs, nommée la place Koyalle, laquelle peust estre propre à servir de proumenojr aux habitans fort pressez en leurs maisons, comme aussy aux jours de rcsjouissances lorsqu'il se Éûft de grandes assemblées ».
Ainsi s'élevèrent, sur les quatre côtes, des pavillons à quatre fenêtres de façade , dont les constru£lcurs s'engagèrent à les conserver toujours indivis « afin qu'ils ne pcussent estre gastés par les partages & séparations des cohéritiers» : au sud, le pavillon du Roi, plus élevé & orné que les autres, sur la rue Saint-AntoinC} au nord, celui de la Reine. Cet ensemble, si original à la fois & si gracieux, n'a guère change depuis lors.