‹ Etudes sur le Paris d'autrefois (volume 5)Chapitre 16 sur 17 · II · texte numérisé non relu

II

Sans en citer tant d'autres, bornons-nous à rappeler les prétendus pèlerinages que nombre de Parisiens faisaient à Aubervilliers, à Notre - Dame-des- Vertus, à Notre-Dame de Boulogne, à SaiAt-Maur-des-Fosscsj mais ces excursions avaient surtout un but de galanterie : c'étaient des rendez -vous amoureux avec les moines, prétend Guillaume Coquillart, officiai de l'église de Reims & rimeur satirique.

Mesdames, sans aucuns vacarmes,

Vont en voyage bien matin

En la chambre de quelques Carmes,

four apprendre h parler latin;

Frère Berufle <Ù^ damp Fremin

Les attendent en lieu celé.

Ont-ils bien gaudy (Ù^ galle,

En lieu de dire leurs matines ,

Lie vin blanc, le jambon salé,

Tour felhyer ces pèlerines.

Après, on recloff les courtines,

On accole frère Frapart ;

En baisant, iW joignent tétines ;

Le grant Diable y puiB avoir part!

Le jour poingt , on fait le départ, etc.

Mais les maris se plaignent de leur longue

absence i elles répondent qu'elles reviennent d'un pèlerinage.

Du travail le front me dégoûte, Je viens de SMnB-Maur-des-FoJiés , four elhe allégée de la goutte,

Moynes, prelhes (z5^ cordeliers "Prennent avec elles deduiSl^^K

Ce serait cependant concevoir une fausse idée de l'Église du moyen âge que de n'y chercher autre chose que le jeu des appétits les plus grossiers & de passions toujours en éveil 3 elle n'aurait pu traverser les siècles, acceptée & respeflée, sans justifier par de grandes vertus & d'éminents services une situation aussi privilégiée. Et certes nous ne serions point embarrassé de relever dans l'ancienne Église de Paris des caraftères élevés, des institutions dont l'utilité suppléait aux lacunes de l'administration royale, des souvenirs d'une émotion pénétrante. Faut-il rappeler ces noms qui sont dans toutes les mémoires : Pierre d'Ailly, chancelier

^^^ Monologue des perruques, poésies de Guill. Coquillaxt, p. 170-171.

de rUniversitCj Jehan Gcrson, son successeur, adversaire de la scolastiquc & de l'astrologie « au nom de l'humaine raison qui se doibt conduire par l'expérience » 5 Nicolas de Clcmengis, reâeur de l'Université, qui voient de plus haut que la généralité de leurs contemporains, & jugent sans faiblesse les maux de la société ecclésiastique? Et que d'autres qui se dérobent à notre revue ! Au milieu du désordre des temps, c'était dans l'ombre des monastères que, tout comme le prêtre Salvien dix siècles plus tôt, se retiraient une foule d'âmes altérées de paix ou désabusées du monde pour y chercher le repos & l'oubli. N'est-elle pas, dans son exquise émotion, digne de l'auteur de Vlmitation, cette scène de la petite chapelle de Saint- Aignan, dans la Cité, où saint Bernard, au commencement du xii" siècle, vint pleurer durant toute une journée sur son impuissance à convertir les pécheurs, & fut consolé enfin par Etienne de Garlande, archidiacre de la cathédrale ?

Tout comme ils fondèrent à la fin du xii" siècle l'Université de Paris, ce sont les évcques encore, & à leur imitation les monas-

tères qui ouvrirent auprès de leurs églises les premiers établissements hospitaliers dirigés par des prêtres & entretenus par les aumônes des fidèles. Si, au xiv* siècle, l'administration des hôpitaux de Paris passa aux mains de tuteurs laïques, à l'Église revient du moins le mérite d'avoir inauguré ce grand mouvement de charité dont elle porta la charge durant des siècles. Encore en 1168, tout chanoine qui venait à mourir était tenu de léguer à l'Hôtel-Dieu un lit garni.

Les clercs ont fait plus encore : c'est dans leurs rangs que l'on retrouve l'élément aélif de la démocratie, le ferment vivace & permanent des réformes durant les périodes les plus troublées du moyen âge. Certains de nos ordres monastiques, au premier rang les mendiants, ont été à côté du clergé séculier une sorte de milice populaire organisée pour plaider la cause du pauvre & du faible contre les vices & les violences des grands, des prélats, de tous les oppresseurs. Sortis des derniers rangs du peuple , la plupart de ces orateurs , qui jetaient aux foules leurs chaudes improvisations dans les églises aussi bien qu'en plein air, sur les places & au

coin des carrefours, portaient dans leurs allures l'empreinte de leur origine j du peuple ils avaient les colères ardentes, l'éloquence inculte, le ton grivois & sarcastique, plus d'une fois la facilité d'égarement. Relevés par l'Église dans leur condition sociale ôc intelleéluelle, ils étaient désormais en position de tenir tête aux princes, même à ceux de l'Église, de penser & parler avec franchise. Sous le couvert de leur robe & du couvent qui les abritait, tribuns, réformateurs, moralistes, satiriques, frondeurs même, ils lançaient aux foules enthousiastes leurs paroles, les seules qui aient jamais pu parler à tous & de tout, sans courir aucun danger j la sympathie du peuple les protégeait si bien que les rancunes les plus élevées durent parlementer avec eux. Époque rare où il fut possible de proclamer sa pensée tout entière, si mordante qu'elle fût 5 & cette liberté, dont les vieux sermonnaires nous ont conservé la trace, fut une des puissances du moyen âge. La franchise de ces orateurs populaires dans leurs peintures de la société contemporaine nous permet de reconstituer les générations passées dans l'intimité de leur foyer aussi bien que dans l'agita-

tion de la vie publique, tandis que leur indépendance fit de leur chaire la seule tribune ouverte aux époques les plus désastreuses du règne de Charles VI. Les orgies de la cour & des princes qui déchiraient le royaume à leur profit furent fustigées plus d'une fois par des inveélives qui eussent coûté la vie à un orateur moins sauvegardé. En 1405 , le moine augustin Jacques Legrand stigmatisa publiquement la reine Isabeau qui entrait à l'église, la tête fièrement chargée dé ses hennins, la poitrine dmoperta usque ad umhilkum, & foulant la dalle du sanftuaire de ses chaussures a becs de deux pieds de long. En dépit de la colère des courtisans, il reprocha à la reine « de faire régner à sa cour dame Vénus, accompagnée de ses suivantes inséparables, la Gourmandise & la Crapule». Peu de jours après, devant le roi luimême, il accusa de la misère publique le duc d'Orléans, «le maudit des peuples», dont la complicité avec la reine & les déportements « soulevaient la clameur publique » .

La Chronique du Keli^eux de Saint-Denis rapporte une harangue analogue du Carme Eustache de Pavilly. Indigné des désordres qui

ruinaient l'État, ce moine désigne par leur nom tous les grands officiers de la couronne qui «mangeoient & dcroboient le roy & le royaulme, acqueroient riches possessions, bâtissoient chasteaulx ôc grans maisons» aux dépens du peuple.

Le redoutable Louis XI lui-même, qui ne plaisantait pas avec les conseillers importuns, subit la sévérité de leur langage 5 & à quel point celle-ci était appréciée du peuple, un passage du chroniqueur Jehan de Roye nous l'apprend : « En ladiéle année 1478 vint à Paris un cordelier. . . ^^^ pour prescher à Paris & illec blasmer les vices. Et si blasma tous les estats, & si prescha de la justice du gouvernement du Roy, des princes & seigneurs de ce royaulme, & que le Roy estoit mal servy, & qu'il avoir autour de luy des serviteurs qui luy estoient traistres, & que s'il ne les mettoit dehors, qu'ils le dcstruiroient & le royaulme aussy . Desquelles choses en vinrent nouvelles au Roy, par quoy ordonna qu'on lui defïendist prescher. Et pour ceste cause vinst à Paris maistre Olivier Le

t^^ Anthoine Fradin.

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Daim, barbier du Roy, pour luy fiiirc dcffcndrc le prescher. Ce qui fiit à la grande desplaisance de plusieurs hommes & femmes qui fort s cstoient rendus enclins à le suyvre & ouïr ses parolles & prédications. Et pour doubte qu'on ne le prînt, ne qu'on luy fist aulcun opprobre, le furent veiller nuift & jour dedans le couvent des Cordeliers dudiél lieu de Paris, & luy disoient qu'il n'eust point de paour & qu'ils mourroient avant qu'esclandre lui advînt. »

Ceux qui attaquent les prélats & les privilégiés ecclésiastiques ne montrent pas moins de hardiesse : princes de la terre & princes de l'Église se retrouvent sous la même férule.

Marchant pieds nus pour la plupart, vêtus de bure, maigrement nourris, ces prolétaires de la milice cléricale ne pouvaient voir sans scandale les grands seigneurs ecclésiastiques dont le luxe faisait un contraste si cru avec leur profession religieuse & qui se taillaient une fortune dans les revenus des fondations pieuses. «Aujourd'hui, dit le jacobin Guillaume Pépin, beaucoup suivent le Christ non pour lui, mais 30ur les pains qu'il multiplie 5 principalement es fils des nobles qui entrent en religion & rc-

cherchent les dignités de TÉglise pour y vivre plus largement... Cette foule qui suit Jésus n'est pas en quête du Sauveur, mais d'une proie. » — « Allez à la table des prélats » , dit A son tour le cordelier Olivier Maillard. « Ditesmoi, dames, damoiselles, bourgeoises, d'où vous vient cette robe, cette chaîne, cette bague que vous portez? N'est-ce pas le seigneur évcque, prieur ou abbé, possesseur de bonnes rentes, qui vous l'a donnée.»* Je le crois volontiers, car ils sont toujours disposés à les donner aux courtisanes. » Michel Menot, dans son langage macaronique ^^^ qui répondait si bien au goût du temps, fulmine contre l'exploitation des populations crédules par les vendeurs -d'indulgences & de reliques qu'expédiait périodiquement la cour de Rome. « Quant à l'abus de ces indulgences & à ces cafards qui trompent le peuple, caphardos qui decipiunf populum, que dites- vous de ceux qui, ayant perdu leurs reliques à la taverne, mirent à la place desdites reliques un brin de fagot trouvé dans une étuve, & dirent qu'il venait du bûcher où

^^^ Pour l'explication de ce terme, voir plus haut la note de la page 183.

avait été grillé saint Laurent? Que dites-vous encore de celui qui projecit inter dentés, qui glissa entre les dents du mort une de ces bulles, comme on le conduisait au cimetière, prétendant qu'il serait sauvé par cet expédient ? Certes , il ne faut selon vous que la queue d'un veau pour atteindre au ciel, pourvu qu'elle soit assez longue. »

Enfin ces vieux sermonnaires, qui ne sont bien souvent que le reflet du confessionnal & du foyer, nous offrent une image pittoresque des sociétés disparues & des vices particuliers à chaque époque : clercs, juges, gens de guerre, marchands, défilent sous nos yeux dans le plus curieux kaléidoscope, nous livrant maint secret sur le costume, les jeux, les professions, les intrigues amoureuses & jusque sur les recettes culinaires. « Si les murs des églises avaient des oreilles, clame Maillard, je crois qu'ils nous conteraient de merveilleuses choses. O pauvres prostituées, vos ostenditis vultum vestrum & fâcitis ibi^vestras infâmes locutiones & signa impudica & inhonesta. » Puis il parle de celles qui portaient dans leurs livres d'Heures les noms de leurs meilleurs amants, «in Horis

suis amanriorum nomma, utpotc : vostre loyal, vostrc mignon, vostre serviteur, vostre trctout, iîlia dyabolical»

Dans le même ordre d'idées, Michel Menot nous décrit la tenue des gentilshommes à réglise. «E^t ecclesia, tamen vous en fâiâes vestrum lenonem. Si une truande facere velit mercaturam cum adultero, dicit illi : invenietis me in tali ecclesia à telle heure, & tune loquemur de negotio. Aussi en prenant de Teau bénite, ne vous prend-il pas envie de rire en pensant à de telles dissolutions ôc dérisions ?. . . Si Madame sit in ecclesia & arrive ung gentiilastre, tune oportet quod domiccUa, pro manutenendo consuetudines nobilitatis, surgat in medio populi, omnibus Deum laudantibus, & sacerdote habente corpus Domini super aitare, vadit & osculatur eam bec à bec. Ad omnes diabolos talis modus faciendi &, etiam la manière & la coutume postquam fit Deo talis irreverentia. »

A l'époque de la Ligue, malheui;tusement, le prédicateur populaire tourna un peu à rénergumcne. Le curé Jean Boucher, l'apologiste de Jean Châtel, appelait le roi Henri III

« ce teigneux, tousjours coëfFc à la turque d'un turban, lequel on ne luy a jamais veu oster, même en communiant, pour faire honneur à Jésus-Christ». Apres l'entrée de Henri IV à Paris, Jean Gucrin, le pire de cette bande, se permit d'appeler le roi «ce maudit Béarnois, ce fils de p. . . , dont la mère estoit si publicque qu'elle se prestoit à tout le monde ». Il en était heureusement, dans le nombre, qui savaient assaisonner leurs violences de quelques grains du vieux sel gaulois : tel ce feuillant de Melun, Maur. Poncet, qui, en mars 1583 , critiqua vertement la procession de pénitents conduite par le roi en personne, pieds nus & le corps couvert d'un sac en blanche toile de Hollande. «J'ai esté adverti de bon lieu, dit-il dans l'église Saint-Pierre-des-Arcis, que hier au soir qui estoit le vendredi de leur procession, la broche tournoit pour le soupper de ces bons poenitens, & qu'après avoir mangé le gras chappon, ils eurent pour leur collation de nuit le petit tendron qu'on leur tenoit tout prest. Ah! malheureux hipocrites, vous vous mocquez donc de Dieu*sous le masque, & portez pour contenance ung fouet à vostre ceinture j

ce n'est pas là, de par Dieu! où il vous le fauldroit porter, c'est sur vostre dos & sur vos espaules, & vous en estriller très bien, & il n'y a pas ung de vous qui ne Tait bien gaingné^^l » Le roi, disant que « c'estoit ung vieil fol», le renvoya à Melun, sans lui faire aultre mal (fue la peur qu'il euSl,j allant, quon le jettaH en la rivière. Avant son départ, « le duc Despernon le voulust voir, & en riant lui dist : Monsieur nostrc maistre, on m'a dit que vous faites rire les gens à vostre sermon 5 cela n'est guères beau. — Monsieur (répondit Poncet), je veux bien que vous sçachiez que je ne presche que la parole de Dieu, & qu'il ne vient point de gens à mon sermon pour rire, s'ils ne sont meschans & atheistesj & aussi n^en ai-je jamais tant fait rire en ma vie comme vous en avez fait pleurer».

L'exaltation de ces religieux atteignit son point culminant dans la fomeuse procession de la Ligue, en 1590. Les moines imaginèrent

^*^ A cette procession assistaient, outre le roi, le cardinal de Guise comme porte-croix, & son frère le duc de Mayenne comme maître des céréftionies ; le jésuite Auger, « basteleur de son premier mcstier, dit le Journal de L*Estoile, conduisoit le demourant».

une manifestation « si bizarre & si ridicule, dit Fclibien, que la postérité peut à peine la croire véritable». Le 14 mai, au moment où Paris, assiégé par Henri IVy était réduit à la dernière extrémité, toute la population se pressait dans la rue & aux fenêtres pour admirer « la monstre ou revue » des troupes que les couvents pouvaient mettre sous les armes, environ 1,300 ecclésiastiques réguliers ou séculiers, de toute robe, de tout âge, de toute taille, de toute corpulence, escortés par la foule qui applaudissait. Ce cortège se rendit de l'église Saint- Jean-en-Grève, près l'Hôtel de ville, en passant par Notre-Dame, où le légat attendait tous ces héros, jusqu'au couvent des Grands- Augustins. A leur tête, au bruit assourdissant de toutes les cloches des églises, marchaient dom Bernard, le prieur des Chartreux, & le reéleur de l'Université, Guillaume Rose, tenant chacun un crucifix d'une main, une pique de l'autre. Ils étaient suivis des ordres mendiants chantant des hymnes, sur quatre de front :

Carmes, Dominicains, Franciscains & Augustins} des Feuillants, des Minimes, des Capucins, tous le casque en tête, avec plume de

coq, le capuchon bas, la cuirasse sur le froc, la robe troussée, une dague à la ceinture, une arquebuse sur Tcpaule. Le petit Femttantj dom Bernard de Montgaillard, quoique boiteux, s'y distingua par son agilité, courant de tous côtés pour régler les rangs. Les curés Le Pelletier, de Saint-Jacques-la-Boucheriej J. Boucher, de Saint-Benoît 5 J. Hamilton,<le Saint-Côme, & Guincestre, de Saint-Gervais, avec de nombreux prêtres travestis en soldats, l'assistaient dans cette tâche pénible. Cette église militante avait pour enseignes un crucifix & l'image de la Vierge. En passant devant le légat, ils lui demandèrent sa bénédiâion, & tirèrent en son honneur une salve de mousqueterie qui tua raide son aumônier, en blessant un serviteur de l'ambassadeur d'Espagne. On remarqua qu'à cette procession n'assistèrent ni les chanoines réguliers de Sainte-Geneviève & ceux de Saint- ViAor, ni les Bénédiftins & les Célestins.

Les faits qui précèdent marquaient la conclusion inévitable à laquelle devait aboutir l'histoire de l'Église de Paris telle qu'elle s'était développée depuis deux siècles. Tout comme l'Université, elle vit son rôle augmenter aux

xiii" & KiY** siècles, & toutes deux s'unirent pour exercer dans l'État une aftion salutaire. Des le début du xv' siècle, au premier souffle des temps modernes, elle révéla ses sentiments intimes, foncièrement hostiles à tout progrès, à toute indépendance d'esprit, & émit des principes de routine, de théocratie, d'hypocrisie & de régicide qui engagèrent sa responsabilité j car c'est à elle qu'appartiennent, en dépit de toutes les dénégations, Jean Petit, les bourreaux de Jeanne d'Arc, les sanguinaires persécuteurs de Ramus & les Ligueurs.

Avec le xvn° siècle, les clercs devinrent moins bruyants & s'appliquèrent à travailler en silence. Du .reste, Henri IV & ses successeurs n'auraient plus toléré les écarts du passé. Le règne de Louis XIII, comme jadis celui de son ancêtre saint Louis, fut une époque singulièrement favorable au développement des ordres religieux, preuve de leur adresse à se faire bien voir de l'opinion publique. En 1611, ce sont les Jacobins de la rue Saint-Honoré qui ouvrent leur maison , puis les Carmes déchaussés de la rue de Vaugirard qui, ne portant que des sandales aux pieds, excitèrent dès le premier

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