ENVOY
Servans il amours, regarde^ Joulcement Aux eschaffaux anges de paradis , Lors joulterès fort ^joyeusement Et vous sere^ hounore^ <Ù^ chéris ^*\
Philippe de Valois, l'un des rois les plus passionnés pour cet exercice, en dressa le code, qui excluait :
Quiconque aurait fait ou dit quelque chose contre la foi catholique j
Quiconque ne pourrait prouver au moins trois générations de noblesse j
Quiconque serait accusé de parjure, d'entreprise contre le roi, de trahison contre son seigneur, aurait outragé en paroles ou en fait
(0 (Euvres complètes, publiées par Queux de Saint-Hilaire^ t. III, p. 255-256.
rhonneur des dames ou damoiselles, falsifie un sceau, pillé & profané une église, combattu son ennemi par des moyens déloyaux, commis adultère ou sodomie, &c.
Le tournoi à plaisance n'était qu'un jeu à armes innocentes &, dans la règle, inoffensif^ défense expresse de frapper autrement que d'une épée émouchetée ou d'une lance privée de son tranchant, & dans le haut du corps. Les arbitres ou dis^rs du tolirnoi faisaient jurer aux champions «qu'ils ne porteroient espées, armures ne bastons afïustiez, ne enfonceroient leurs armes ne estaquettes assises par iceux diseurs, mais combattroient à espées sans pointe & rabatues, & auroit chascun tournoiant un baston pendu à sa selle, & feroient desdiéles espées & bastons tant qu'il plairoit ausdits diseurs». Ces juges examinaient & mesuraient les lances & autres armes, s'assuraient que les cavaliers n'étaient pas liés à leurs selles, «à la quelle entrée se tiennent les susdits deux juges & officiers d'armes de la marche, lesquels ravissent leurs espées pour sçavoir si elles sont raisonnables, & aussi le baston s'il est de muison (mesure voulue)». Le tournoi a outrance, au
contraire, qui comportait la lutte a fer esmouluj à eSpées tranchons (è^ poisons, avec des bmns d'acier bien aiguise^j ne mettait guère aux prises que des ennemis ou du moins des inconnus j donné après un défi & la fixation de conditions que portaient des rois d'armes ou des hérauts, il finissait le plus souvent par une effusion de sang & mort d'homme. La règle était de donner de l'épée ou de la lance entre les quatre membres, donc sur le torse.
Les armes portées dans les tournois étaient celles de guerre : le haubert ou grande chemise de mailles, capitonnée à l'intérieur, que remplaça au milieu du xiv* siècle l'armure de fer rigide. Le heaume, ou casque de fer forgé, conique avec nasal, tel que le représente la tapisserie de Bayeux, aux xi' & xn' siècles, devint cylindrique avec sommet plat au xiii''. L'écu, arrondi par le haut, se terminait en pointe par le bas 5 l'épée, droite, longue & large, servait à trancher plus qu'à percer j la lance enfin, de bois de frêne, longue & unie, ne portait encore ni renflement, ni rondelle de garde.
Au XV® siècle, le tournoi eut pour complément normal la joute, autre exercice vio-
lent où deux concurrents se battaient seul à seul, où nul mouvement n'échappait à Tattention : raison de plus pour soigner son jeu. La lance tout unie des premiers tournois, qui était l'arme des chevaliers en temps de guerre, se retrouvait encore dans les joutes. A l'origine, celles-ci étaient aussi peu réglementées que les tournois $ chacun des deux champions fondait sur son partenaire au grand galop, visant à le frapper droit & assez fort pour lui faire vider la selle, pour le renverser même avec son cheval. Sous le choc d'un pareil poids la lance se brisait sur le haubert ou sur l'écu que l'homme portait au bras gauche. Le chevalier impuissant à culbuter l'adversaire comme à rompre sa propre lance tombait souvent lui-
même.
Tout comme le tournoi, la joute, renonçant à la brutalité sans frein de ses débuts, adopta, elle aussi, les armes courtoises & les règles de modération. Les anciennes lances, longues ôc lisses, d'un maniement difficile, furent élargies à l'arrière avec un évidement servant de poignée 5 c'est la lance traditionnelle qui figure dans toutes les miniatures. Revêtu
d'une armure en pièces de fer rigides, le chevalier avait presque généralement adopté au XV* siècle la lance «courtoise»; atteignant jusqu'à une longueur de j mètres, elle se terminait par un rochet, dont le fer court & émoussé parait aux inconvénients de l'ancienne pointe
acérée.
Monter à cheval armé de toutes pièces n'était pas chose aisée $ tout le monde n'était pas de force, comme le maréchal Boucicaut, à sauter en selle dans cette tenue. Les jouteurs recouraient à un montoir à degrés, établi pour les «aider & aiser à armer & désarmer ^*h).
D'après Pluvinel, qui dit en avoir vu au XVII* siècle, c'était «un petit échafaud de la hauteur de l'étrier du cheval, sur lequel deux ou trois personnes peuvent tenir, savoir est le gendarme (jouteur) un armurier pour l'armer, & quelque autre pour l'aider ^^h).
Demandant moins de préparatifs, entraînant moins de risques, tout en faisant bien ressortir la force & le courage individuels, les joutes
^^) Olivier DE La Marche, TraM d'un toumojj publ. par Probst. Paris, 1872.
^*) Inltruition du Koy, &c., ià\t. de 1666, p. 135.
survécurent aux tournois. Toute fcte y était un prétexte, on en donnait même sans prétexte, comme distraâion, & pour rompre la monotonie d'une guerre, d'un voyage, même d'un pèlerinage.
Sur ce thème Froissart est intarissable. Le XIV" siècle est le beau temps des prouesses individuelles. La guerre ne suffisait plus aiix amateurs d'exploits émouvants : la joute alors devenait l'exercice favori, & plus d'un quittait sa province ou son pays pour aller « faire armes au loin » . Charles VI y assisu en personne , lors des fêtes célébrées en août 1389 pour l'entrée de k reine Isabeau à Paris & son couronnement. «Sur le point de trois heures après dîner, l'on se devoir traire au champ de Sainte Catherine , & là étoit l'appareil fait & ordonné très grand pour jouter, de loges & de hourds (estrades) ouvrés & charpentes pour la reine & les dames. Les chevaliers qui étoient dedans s'appeloient les Chevaliers du Sokil £or. Et quoique ce fût pour ces jours la devise du roi, si étoit le roi de ceux de dehors, & jouta comme les autres à forain, pour conquerre le prix par armes. Et étoient les chevaliers eux
trente Tous ces chevaliers ctoient armes
ÔL parcs en leurs targes du ray de soleil, &. furent sur le point de trois heures après dîner en la place de Sainte Catherine 5 & jà étoient venues les dames, la roine de France toute la première.
«Après vint le roi de France tout appareillé pour jouter, lequel mestier il faisoit moult
volontiers Si commencèrent les joutes & les
cbattemens grands & roides, Mais il y
avoir tant de chevaliers que à peine se pouvoient-ils asséner en plein coup} & la foule des chevaux & la poudrière (poussière) y étoit si très grande que ce les grevoit & empêchoit par especial trop grandement. Si durèrent les joutes fortes & roides jusqu'à la nuit. Et eut le prix des joutes, de ceux de dehors, le roi de France. Et pour ce que les chevaliers seplaignoient de la grand poudrière qu'il avoir rait le jour des joutes, disoient les aucuns que leurs fais en avoient été perdus j le roi ordonna qu'on y pourvût. Si furent pris plus de deux cens porteurs d'eau qui arrosèrent la place ce mercredi & amoindrirent grandement la poudrière
« Ce mercredi arriva à Paris le comte Saint-
Pol qui venait tout droit hors d'Angleterre ôc
s'étoit moult hâté pour être à cette fête
Après dîner se trairent trente ccuyers qui attendans ctoient sur le champ où on avoit jouté le mardi 5 & là vinrent les dames en grand arroy ôc montèrent sur les hourds qui ordonnés & appareillés pour elles étoient. Si commencèrent les joutes fortes & roides, qui furent bien continuées jusqu'à la nuit$ ôc là fut donné le prix par l'assentiment & jugement des dames & des héraults.
«Encore de rechef le jeudi ensuivant, joutèrent chevaliers & écuyers tous ensemble, & furent les joutes roides, fortes & bien joutéesj car chacun se prenoît de bien faire. Le vendredi donna le roi à dîner à toutes les dames & damoiselles , & avint que sur le defeillement du dîner, entrèrent en la salle, qui étoit ample & large, deux chevaliers montés aux chevaux armés de toutes pièces pour la joute ôc les lances en leurs mains $ ôc là joutèrent fortement & roidement, bien par l'espace de deux heures devant le roi ôc les dames. Et quand ils se furent assez esbanoiés( ébattus), ils s'en retournèrent à leurs hôtels.
«Ce vendredi prirent congé au roi & à la reine les dames & damoiselles qui retourner vouloientj^ & aussi les seigneurs. Le roi de France & la reine remercièrent grandement
tous ceux & celles qui à la fête venus &
venus ctoient^^^ »
On avait pu croire jusqu'à une époque récente, & c'était le témoignage unanime des historiens les plus autorisés, que la noblesse se réservait le monopole de ces exercices, laissant aux bourgeois & aux vilains le tir à l'arc Si à l'arbalète : ainsi le portait le règlement de Philippe yi. Ni Sauvai, ni Du Gange, ni La Curne de Sainte Palaye ne relatent l'existence de tournois, de vrais tournois donnés, au commencement du XIV* siècle, entre bourgeois de Paris & des villes de Rouen, Amiens, Reims, Senlis : témoignage éloquent de l'importance sociale & du degré de richesse qu'avait atteints le tiers état parisien à cette époque. Les fragments qui suivent, publiés pour la première fois, il y a une vingtaine d'années, d'après une chronique parisienne inédite de la bibliothèque de Rouen,
Frqissart, édit. Buchon, t. III, p. 9-11.
sont les seuls témoignages qui nous en restent. Les chroniqueurs ecclésiastiques qui réprouvaient ces luttes interdites par l'Église» les laïques, notamment les trouvères, qui étaient au service de la noblesse, n'étaient guère empressés à exprimer leur admiration pour ces fêtes luxueuses auxquelles accourut la noblesse elle-même, sous le règne de Philippe le Bel : seul un bourgeois parisien pouvait se montrer si fier des exploits de ses concitoyens, ôc de l'éclat qui en rejaillissait sur sa ville natale & sur les gens de sa condition.
« En cest an mccv au moys de may, par ung bourgoiz de Paris appelle Renier Le Flamenc, maistre de la monnoye du roy, & par Pierres Le Flamenc son frère furent à Paris en la place de Grève ^^^ faiftez lez joustez
^*) Devant leur demeure, la fameuse makoM aux piliers, qui devint, k partir de 1357 & sous le nom de «parloucr aux bourgeois», le berceau de l'hôtel de ville. Depuis 1292, elle appartenait k J. Le Flamenc sur qui elle fut confisquée plus tard pour «forfaiture». Le 7 juillet 1337, le prévôt des marchands Marcel Tacheta pour j transférer le siège de Tadministration municipale, jusque-lk installé rue Saint - Leufroi, près du Châtelet. Cet édifice à piliers sur lesquels reposait le premier étage laissait au rez-de-chaussée une galerie couverte & \ deux pignons avec des tourelles aux
d'un dez bourgoiz de Paris que l'en nommoit Gencien Crcstien, attendant ^^^ de la feste, contre les aultrez bourgoiz de Rouen & d'aultrez citez du royaulme^^l
(1320). « Et le jeudi ensuivant le mardi jour de la Magdaleine (24 juillet), les bourgoiz de Paris, en l'amour & obédience de leur seigneur le roy de France & de Navarre, l'espoux Louys, fils feu Philippe d'Artoiz, conte de Biaumont, &d'aultrez barons presens,joieusement &honnourablement joustcrent, au fleuve de Sainne, en l'isle des Juife en laquelle les Juifs furent ars ^^K »
(1330). «Apres ce que (comme) aucunes dez villez de France, 'par plusieurs foiz, eurent appeliez ceux dé Paris pour jouster à eux & à
angles, «avait deux cours, un poulailler, des cuisines, des étuves, une chambre de parade, une autre de plaidoyer, une chapelle lambrissée». (Sauval, KecbercbeSj t. XII, 1. IX.)
(^) Champion qai avait lancé le défi & attendait ou repoussait l'attaque.
W Mémoires de la Société de ïhOioire de Paris j t. XI, p. 17.
(^) Ibidj p. 49. La petite île des Juifs où Jacques de Molay fut brûlé en 1314, située entre le quai des Augustins & la pointe occidentale du jardin du Palais, fut réunie \ lllc de la Cité k la fin du xvi* siècle.
ceux qui y estoient de Paris le pris de leurs festez donnés, & qui mont (sic), de grandes paroUez disoient que ceux de Paris feste publique n'osoient faire, lez gouverneurs & les mcnistres & ceux de Paris, qui moût desiroient à la ville de Paris faire honneur &, essaucier (rehausser) en toutez seigneuries par dessus toutez les villes du royaulme, comme soleil corporé, emprainte & ymaginacion des trois fleurs de liz au royaulme de France essaucié par dessus tous aultrez royaulmes, & à qui lez paroUez des gens d'estranges nacions estoient souvent rapportées, Jehan Gencieu , Jehan Barbeite, filz jadiz sire Estienne Barbeite, Adam Loucel, prevost des marchans, Jehan Billouart & Martin des Essars, maistre des comptez, à eux allez tous lez bourgoiz de Paris, supplièrent au roy que, de sa grâce, il voulsist donner congié aux bourgoiz de Paris de faire jouste contre les bourgoiz du royaulme. Adonc le roy de France, Philippe de Valoizj considérant la noblesce & la valeur de Paris, comment les bourgoiz & tout le peuple de Paris de leur auftorité le rechurent à seigneur, par la proicre de son frère le conte d'Alenchon,
Louys de Clcrmont, duc de Bourbon, & Robert d'Artoiz, conte de Beaumont, leur oftroia leur feste à faire sans esmouvoir le peuple. Lors lez diz bourgoiz, à l'exemple jadiz du roy Priant, soulz qui jadiz Troye la grant fut destruite, & de SCS XXXV filz, ordenerent que ung des bourgoiz de Paris appelle Renier LeFlamenc seroit le roy Priant, &xxxv des jeunes gensenffans de bourgoiz de Paris, donc l'en appelloit l'un, quiestoiten lieu de Heélor le filz au roy Priant, Jaque Des Essars, l'autre Jehan Bourdon, de Nelle, Jehan Pazdoe, SymonPazdoe, Hue de Dampmartin, Denis Sebillebauch, Pierres Le Flamenc, Guillaume Gencien, Pierres de Pacy, Robert Miete, Jehan de La Fontaine, Robert La Pye, Jehan Maupas & plusieurs aultree filz de bourgoiz de Paris. Et ce fait, le dessus dist roy Priant, pour l'amour & honneur dez damez de Paris, manda par ses lettres, à touz ceux des bonnes villes du royaulme cy aprez nommées, qui pour l'amour dez dames joustez & fait d'armes hantoient, que, en l'honneur de Pallaz, jadiz amoureuse dame en Troye, noble cité, & de la nobleté d'amours soustenir, comme a feste ronde que Artus, le
roy de Bretaigne, souUoit maintenir, feussenc à Paris, chacun pour troiz foiz à courir à lances briser contre nostre roy Priant & ses filz, le lundi & le mardi ensuivant aprez la feste Nostre Dame en aust lors prouchain venant, qui furent en cest an de Nostre Seigneur milCCC xxx. Et pour ce lez devans nommez bourgoiz de Paris, les diz jours, delez Paris en ung champ ^^^ qui est entre l'église Saint Martin des Champs & Tostel du Temple jadiz le manoir des Templiers, par devant toutez lez noblez dames & bourgoises de Paris moût très noblement & richement appareliés & la gregneur partie de cUez couronnées, qui sur grans eschauffaux ôc aultrez grant multitude de riche peuple de Paris sur aultrez eschauffaux estoient, le dit roy Priant & ses filz vindrent noblement en champ, & contre tous les sourvenans asprement coururent & jousterent, c'est assavoir contre les bourgoiz de la ville d'Amiens, de la ville de
^') ((En la cousture Saint-Martin», dit en précisant un passage ultérieur de la Chronique. Cette couture ou culture Saint-Martin, située derrière le prieuré^ embrassait k peu près l'espace délimité maintenant par les rues Etienne-Marcel & du Temple & les grands boulevards.
Saint -Quentin en Vermandoiz, de Rains, de Compiengnc & de Vcrdeloy (Valençay) en Beny, de Miaux, de Mante, de Corbeul, de Ponthoisc, de Rouen en Normendie, de Saint-Pourcein, contre ung bourgoiz de Valenciennes & contre ses ii fil2,& contre ung bourgoiz de la ville d'Yppre. Et comme au dist champ les diz sourvenans dez diélez villes noblement entrassent, & à courir à plaine lance contre ceux de Paris se adrechassent, comme ceux qui cuidoient lez enfFans de Paris trouver non saichans du fait de jouste, & entre lez aultrez bourgoiz ung bourgoiz de Compiengne que l'en appelloit Cordelier Poillet, vestu illec en habit de Cordelier, qui de ceux de Paris se moquoit, & portoit en sa main ung rainceau d'une verge & en feroit de foiz en aultre ung de ses compaignons, demeureront que il chattoit les eniFans de Paris qu'il appelloit pastez^^^j toutefoiz nulle lance ne brisa, & du plus heingre^^^ de ceux de Paris fut getc de son cheval à terre, son oultrecuidance
^'^ On ignore l'origine de ce sobriquet.
(^) Faible.
abessant, & ingloiieux du dist champ s'en alla. Et comme au dist champ, par lez diz jours, ceux de Paris noblement courans & brisant lances contre tous venans, du dist champ, à la haultesse& franchise d'amours, en emportèrent viéloire. Et l'endemain, qui fut jour du merquedi aprez la diéle feste Nostre Dame d'aoust, les diz bourgoiz des diftes bonnes villes, avec lez bourgoiz & les noblez dames & bourgoises de Paris, en l'ostel jadiz du Temple le manoir des Templiers, dessoulz pavillons à ce apparellez, à trompes, timbres, tabours & nacaires^^^, grant joie illec démenant, en la présence du prevost de Paris Hugues de Grusi, le chevalier du gueit de Paris, & la gregneur partie des sergens de Paris à pié & à cheval, tous vestus d'un drap disnerent. Et quant de ceste grande feste quant à ceux du dehors Paris attendans, comme dessus est dist, à ung bourgoiz de Compiengne qui estoit appelle Simon de Saint Osmer, qui en joustant eust une de ses jambes brisées, le prix donnèrent; & en l'ostel où le dist Simon estoit herbegié, en la grant rue de Paris, jouxte
^*) Instrument de musique militaire, petit tambour ou timbale.