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règlements d'origine anglaise. Dubuisson-Aubenay nous a laissé, à la date du ij mai 16} i, le premier texte que l'on connaisse sur une course de chevaux en France :
«Ce jour après dîner, il y a eu prix & gage de mille écus pour course de chevaux au bois de Boulogne, entre les prince de Harcourt & duc de Joyeuse, sur chacun un cheval nourri au village de Boulogne, ainsi que Ton nourrit les chevaux de course en Angleterre, à savoir depuis trois semaines ou un mois de pain fait avec anis, & de faveroles au lieu d*avoine, & les derniers jours d'œufe frais au nombre de deux ou trois cents. Us ont mené leur course de la barrière de la Muette ou Meute & poussant par le grand chemin droit vers Saint- Cloud. Tournant sur la droite, au dedans de l'enclos, par la grande route qui revient au château de Madrid, ont été également & sans avantage. Le prince d'Harcourt, vêtu d'un habit fait exprès & très étroit, un bonnet en tête juste & ses cheveux dedans, mais ayant trois livres de plomb en sa poche pour peser autant que le Plessis du Vernet, maître d'Académie, qui courait en la place & sur le cheval
du duc de Joyeuse. Mais au tournant de Madrid où ils passèrent devant le sieur Dauphin y là attendant à cheval, selon leur fa£lion, le Piessis prit le devant & arrivant cent pas devant l'autre à la barrière de la Meute, gagna le prix. Force gens de la cour y estoient^^U).
L'administration de Colbert, qui n'admettait aucune discussion sur les mesures prises, était trop peu avisée pour entrevoir tous les avantages d'un croisement avec une race plus pure & plus vivace : son adlion fut déplorable. Solleysel,réminent écuyer contemporain, semble même positivement opposé à l'institution des courses } dans sa traduftion annotée de l'ouvrage de Newcasde, qui parut en 1677 il nous a laissé, au milieu de détails intéressants sur l'entraînement de son temps, des réflexions qui dénotent peu d'enthousiasme.
«En Angleterre ils ont des chevaux destinés seulement pour faire de grandes courses 5 ils sont si curieux de ce divertissement qu'ils les nourrissent exprès pour celaj & leurs chevaux, qui sont naturellement de grande haleine, &
^*î Journal des gitnres civiles^ publ. par G. Saige. Paris , 1885, t. II, p. 66-67.
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qui ont une extrême vitesse, sont mis en un tel estât par cette sorte de préparation, qu'ils fournissent & font des courses incroyables, non pas au petit & au grand galop comme les nostres, mais à toutes jambes j en sorte que ceux qui ne l'ont jamais veu, ont peine à se persuader comme un cheval peut résister à la violence de leurs courses pendant cinq ôc six milles, & on en voit beaucoup en ce pays-là fournir des courses de cette longueur.
«Pour choisir un cheval de course, il le faut long de corps, nerveux, de grande ressource &
fort vite Le cheval doit estre anglois, barbe
ou au moins de légère taille, la jambe assez mince. Il ne lui faut point donner d'avoine ni de foin, mais du pain moitié orges moitié fèves, de l'eau tiède à boire où vous mettrez sur un seau une jointée de farine de fèves
& d'orge On ne doit courre ces chevaux
qu'avec des filets fort menus, avoir des habits fort joints au corps, point de casaque volante, un bonnet au lieu de chapeau, de petits espérons fort aigus. En voilà assez pour satisfaire la curiosité de ceux qui auront envie de préparer des chevaux comme on le pratique en Angle-
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terre $ pour moi, j'aime mieux dresser un cheval pour la guerre ou le manège, que de le préparer à pareilles courses, où le soin & la peine sont plus grands que le plaisir qu'on en retire.» A ce moment encore les plus grands seigneurs couraient sur leurs propres chevaux $ ce n'est que plus tard que germa l'idée de les faire monter par des palefreniers ou p€lHttons^^\ & cela à l'exemple de l'Angleterre. Le match de 165 1 entre Harcourt & Joyeuse n'eut de suite qu'en 16835 cette année-là Louis XIV assista avec la cour à une course internationale à Achcres : le duc de Monmouth, sur un cheval hongre , la gagna & reçut du roi un prix de 1,000 louis. En 1684, nouvelle course à Saint-Germain, & en 168 j encore à Achères, un match entre deux chevaux montés par des grooms anglais pour le duc de Vendôme & le Grand Écuyer. Des paris considérables furent engagés, & déjà alors le groom du cheval battu
(^) On désignait sous ce nom les jockeys dont l'appellation^ de forme anglaise, a du reste une source toute française : ce n'est rien de plus qu'une altération du mot jacquet j qui signifiait un petit valet &iy par extension, un petit vaurien.
fiit accusé d'avoir accepte la forte somme. En 1692, réunion au Pecq : cette dernière, rapporte Dangeau, fiit «fort belle, & le cheval du Grand Prieur de Vendôme gagna de deux longueurs de ' cheval »$ le vocabulaire moderne commence à percer. En 1700 «il se fit une course du pont de Sèvres à la porte de la Conférence ^^^, entre M. le duc de Mortemart, M. le marquis de Saint-Germain & M. de Rare.
Ils coururent eux-mêmes sur leurs chevaux & chacun pariait 100 louis d'or pour le sien. M. de Rare gagna : il vint en moins de onze minutes d'un terme à l'autre. Il faut pour cela qu'un cheval soit bien vite & que celui qui le monte ait beaucoup d'adresse à le mener ^'^h). Tandis qu'au delà du détroit le public, comprenant l'utilité de ces épreuves, y apportait un intérêt soutenu &, les grands propriétaires, leur appui matériel sous forme de prix, du côté français les courses se heurtèrent longtemps à la résistance des préjugés & de la routine, qui ne voulaient y voir qu'un passe-temps mondain à l'usage de quelques oisifs privilé-
<*) A rcxtr^mité du Cours-la-Rcinc.
^'^ Mercufe gtlant, juillet 1700, p. 202-3.
gics. Lentement l'attention se porte sur les pratiques anglaises , & les courses à la manière moderne, avec jockeys aux couleurs du maître, pistes, juges, favoris, handicaps, bookmakers & paris s'introduisent en France : l'une se donna le i*' juillet 1700. «Il ne s'en fait gucres de pareilles en France, & elles sont assez ordinaires en Angleterre. C'est ce que les Anglais appellent «courir la vaisselle» {run frr a plate). Ils ont des chevaux qu'ils estiment fort, qu'ils vendent cher & qui ne sont dressés que pour cela. M. le duc de Chartres en a un qu'il a fait acheter 600 pistoles à Londres. La vitesse de ce cheval a donné occasion à cette dernière course. M. l'ambassadeur d'Angleterre en a trois qu'il n'estime pas moins & M. le Grand Prieur en a un qui ne le cède pas aux autres. On proposa de parier sur la vitesse de ces cinq chevaux anglais. Les grands seigneurs de la cour, selon l'usage d'Angleterre, s'offrirent de donner quelque chose pour celui des palefreniers qui monterait le cheval qui arriverait au terme marqué plus tôt que les autres. On nomma un homme de confiance qui tint un mémoire des personnes & des sommes qu'ils
offraient. On fit ensuite planter quatre gros poteaux en carré, à la distance de i,ooo pas l'un de l'autre. On nomma des juges de la course. Monseigneur voulut bien l'être.» Le roi d'Angleterre y vint avec le prince de Galles & leur suite. Monseigneur, le duc de Bourgogne, le duc de Chartres, le prince de Conti le Grand Prieur «s'y trouvèrent de même avec un concours prodigieux de personnes de marque de la cour & de la ville. Cette course se fit autour de ces quatre poteaux & on la recommence à trois reprises, après qu'à la fin de chacune on a essuyé & rafi-aîchi les chevaux avec du biscuit & du vin d'Espagne, avec quoi on les nourrit. Le premier poteau d'où l'on part est en forme de potence où sont attachées des balances où l'on pèse les hommes & les harnais des chevaux qui doivent courir. On attache du plomb aux plus légers pour les rendre tous d'un poids égal. Le signal donné, les cinq palefreniers à cheval, habillés fort galamment de taffetas & de satin, tous de couleur différente, partent comme des éclairs & reviennent en peu de minutes au premier pilier d'où ils sont partis, tournant toujours au
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dehors des quatre j car celui qui couperait par dedans aurait perdu la course sans retour. Il y avait des paris considérables, & les plus forts étaient pour le cheval de Monseigneur le duc de Chartres. A la troisième course il arriva le premier au dernier poteau, mais le cheval de M. le Grand Prieur lavait devancé aux deux premières, & i la troisième il arriva le premier à distance, ce qui suffirait pour gagner, selon les règles de cette course. Ce qu'on appelle «la distance» est une manière de drapeau qui est entre les deux derniers poteaux, à 250 pas du terme où finit la course. Le cheval de M. le Grand Prieur gagna donc les trois courses $ l'adresse du palerrenier qui le montait n*eut pas moins de part à ce succès que la vitesse même du cheval ^^î».
Les chroniques de la Régence & du temps de Louis XV relatent moins des courses proprement dites que des paris qui appartiennent encore à l'histoire de l'équitation à Paris. Barbier mentionne, à la date du 6 août 1722, un épisode de ce genre. «On a exécuté, jeudi 6,
^*^ Mercure gilani, juillet 1700, p. 196-202.
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un fameux pari. M. d'Estcing, marquis de Saillant, lieutenant-colonel du régiment des gardes, avait parié d'aller & revenir deux fois, à cheval, de la porte Saint-Denis au château de Chantilly, entre six heures du matin & midi. Il pariait 20,000 livres $ M. le Duc pariait pour lui contre différents seigneurs de la cour, & le total allait, dit-on, à 80,000 livres. Il y a 9 lieues jusqu'à Chantilly, cela faisait 36 lieues en 6 heures j permis à de Saillant de changer de chevaux tant qu'il voudrait, & on lui avait donné à choisir dans toutes les écuries du roi & des seigneurs. Il avait essayé plus de 200 chevaux & en avait choisi 16 qui sont, comme l'on entend, ce qu'il y a de plus parfait dans \c royaume pour la vitesse.
«Jeudi on avait dressé, sous la porte Saint- Denis, un échafaud où étaient toutes les dames de la cour, M. le Duc, le comte de Charolais, le prince de Conti & autres seigneurs. Il y avait aussi environ 4,000 âmes, tant dans le faubourg Saint-Denis que sur la route, à cheval & en carrosse. De Saillant fut de retour à la porte Saint-Denis avant 9 heures ayant déjà gagné plus de ij minutes sur la
moitié de la course. Il but un verre de vin à la santé des dames , & jeta le verre en l'air (il avait bu pareillement dans la cour de Chantilly), cela étant du marché, repartit sur le champ & revint pour la seconde fois à la porte Saint-Denis à ii h. 355 en sorte qu'il a gagné de 25 minutes. On lui avait préparé un lit à la porte Saint-Denis chez un limonadier, où il
est demeuré une heure & demie On peut
regarder cela comme une forte course, & il faut être non seulement bon écuyer, mais robuste pour courir six heures de suite d'une pareille vitesse. Quelques seigneurs avaient voulu suivre pendant un certain temps, mais ils ont perdu haleine. De Saillant ne descendait pas de cheval aux relais j il côtoyait le cheval & passait d'un étrier à l'autre. Le temps ne lui a pas été favorable, car il plut depuis huit heures du matin jusqu'à midi, mais M. le Duc avait eu la précaution, soit pour la sécheresse du pavé, soit pour la pluie, de faire sabler tous les passages de ville ou village ^^^)),
Journal de Barbier, éd. La VîUegille, t. I, p. 151-152.
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Quatre ans après, le même gentilhomme voulut renouveler sa prouesse sur un autre point. «Mai 1726. Il a été exécuté ce mois-ci une course de cheval vigoureuse. M. le marquis de Saillant avait parié contre M. le marquis de Courtenvaux qu'il viendrait en trente minutes sur le même cheval de la grille de Versailles à la grille des Invalides. Le pari était de 6,000 livres, & tous les seigneurs avaient fait en outre des paris particuliers. Madame de Saillant ayant supplié le roi de défendre à son mari de faire cette course, à cause de la montagne de Sèvres qu'il faut descendre & où le cheval peut s'abattre, la défense a été faites mais M. de Saillant a proposé son valet de chambre pour courir à sa place. Celui-ci a eu trois chevaux à choisir dans l'écurie de son maître 5 il en a fait l'essai plusieurs fois, & on a nourri le cheval, qui devait courir au biscuit & au vin de Champagne. Le jour a été fixé au jeudi 9 mai pour partir de Versailles à six heures précises du soir. On a pris deux pendules de l'Observatoire, montées également, dont l'une a été mise à la grille de Versailles, & l'autre à celle
des Invalides. Cette dernière était enfermée, jeudi, dans une guérite dont M. de Coigny avait la clef, & où se trouvaient aussi plusieurs seigneurs pour être juges,
ce Afin de raccourcir le chemin de la plaine de Grenelle, on avait fauché des seigles & fait un sentier de 3 pieds de large, en ligne droite depuis Sèvres. Ce chemin était marqué par de grands bâtons piqués en terre, au bout desquels il y avait des papiers blancs. Un homme du guet à cheval, ou de la maréchaussée, était près de chacun de ces piquets pour empêcher que personne ne se mît dans le sentier, & surtout pour en éloigner les chiens. Le temps était assez beau, quoiqu'un peu couvert, & il y avait dans la plaine un nombre infini de carrosses qu'on avait laissés passer aux Invalides jusqu'à une certaine heure, ainsi que beaucoup de monde à pied. Lorsque le cavalier passa devant moi, il éuit précédé & suivi de quelques seigneurs qui l'accompagnaient depuis Sevrés ou les environs, pour animer son cheval. Il n'allait cependant que le grand galop ordinaire. Il arriva à la grille deux minutes trente secondes au delà de la demi-heure
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&, par conséquent, plus tard qu'il ne fallait, en sorte que M. de Saillant a perdu.
«Cette course est néanmoins très vigoureuse pour le cheval 5 mais plusieurs raisons l'ont fait perdre : i** on dit que le cheval a été trop pressé d'abord j 2** le pari ayant été fait par M. de Saillant qui pesait quarante livres de plus que son valet de chambre, il a fallu remettre le poids sur le cheval, & pour cela le valet de chambre portait comme un corps de buffle ou plastron, dans le devant & le derrière duquel on avait réparti les quarante livres j or ce poids mort fatigue davantage l'animal & inconunode beaucoup l'homme 5 3° il y avait eu de la pluie ce qui rendait la terre & ce chemin nouveau difficile î').))
Persistant à s'aveugler sur le résultat pratique auquel devaient tendre les courses, l'opinion publique devait, par une conséquence toute naturelle, dédaigner aussi le concours qu'y pouvaient apporter les races orientales. En 1731, le bey de T^nis, à la suite d'un traité de commerce, envoya au roi huit chevaux
(^î Journal de Barbieh, éd.' La Villegille, 1. 1, p. i^yz^j.
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barbes j brusques d'allure, aux jambes sèches, à l'aspeâ sauvage, aux formes anguleuses ôc maigres, ils furent reçus avec insouciance dans les écuries royales & traités sans ménagement. La vogue était encore, pour la guerre & la chasse, aux chevaux de race anglaise, massifs, de taille peu élevée, & aux lourds mecklembourgeoisj mal soignés, dédaignés, les huit barbes se révoltèrent dans leur fierté native contre les mauvais traitements, devinrent vicieux, & on finit par s'en défaire à tout prix. Un jour un Anglais, M. Coke, de passage à Paris, vit un charretier frapper brutalement un cheval épuisé sous le poids d'une lourde charrette j il reconnut le type de la pure race arabe. Sur-le-champ il acheta & emmena le cheval, qui était le dernier survivant des huit barbes du bey de Tunis. L'animal, entré dans l'écurie de lord Godolphin, en Angleterre, produisit un poulain grcle & sauvage dont on ne fit d'abord pas grand cas 5 puis ses exploits précoces sur les champs de courses où il triompha aisément de rivaux redoutables ouvrirent les yeux de tous sur les qualités du cheval qui l'avait produit 5 & son maître lui donna le nom
à'jirahian Godolphin, C'est ce dernier qui avec Darley Arahian est sans doute devenu la souche des pur-sang dont les éleveurs anglais ont réussi, par des croisements judicieux, à tirer un si grand parti. "^^^
Dans l'automne de 1754, un jeune Anglais, lord Pascool, avait amené en France des chevaux de pur sang anglais, dont il avait aisément fait ressortir la supériorité : pour convaincre les opposants, il fit, à titre d'épreuve, une course en personne de Fontainebleau à Paris. Elle fut considérée plutôt comme un speélacle distrayant que comme une expérience sérieuse : toutes les gazettes en parlèrent, mais sans rappeler le nombre des chevaux de rechange, ni l'allure du cavalier, ni aucun autre détail qui eût pu permettre de comparer la valeur respeélive des chevaux anglais & français.
«Aujourd'hui mardi 29 (oâobre 1754) s'est exécuté un pari de courses de chevaux. Un lord anglais de vingt-trois ans qui a, dit-on, 100,000 écus de rente, a parié 1,000 louis avec M. le duc d'Orléans qu'il viendrait en deux heures de Fontainebleau à la barrière
des Gobclins à Paris, à cheval & en changeant de chevaux. Son intérêt était d'en changer le moins qu'il pourrait. Il a fait la course pour essai dimanche 27, & il a réussi. Il s'est couché cinq qu^ts d'heure dans un lit après sa course, & il a remonté en chaise de poste pour retourner à Fonuinebleau. Voyant du beau temps, il a pris aujourd'hui 29 j il est parti de Fontainebleau à 7 heures moins 5 minutes 1/2 du matin & il est arrivé à la barrière à 9 heures moins 12 minutes 1/2, en sorte qu'il a gagné de 7 minutes, & il a fait la course sur trois chevaux. Il avait encore parié avec d'autres seigneurs, & il y avait aussi des paris considérables pour & contre entre différents particuliers. « On dit que le roi met cinq heures en carrosse de Versailles à Fontainebleau , & que les mousquetaires qui le suivent quatre lieues, font les dites quatre lieues en cinq quarts d'heure. La vitesse d'un cheval anglais est bien différente.
(( Il devait y avoir de la maréchaussée sur le chemin pour lui laisser un côté libre, car il fallait n'être arrêté ni détourné. Au surplus, il faut être bien fou, à 23 ans, avec 100,000 écus