‹ Études sur le PéloponèseChapitre 20 sur 66 · CHAPITRE lli · texte numérisé non relu

CHAPITRE lli

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L'Kryni.'Ulllie, (jui sert de limite à l'Elide el à l'Arcadie ;iu nord de l'Alpliée, uvail reçu sou nom (\Eijinanlhus, f';iand-pèie du fondateur de Psopliis '. Il j)iend sa source dans le mont Lampia consacié à Pan, comme toute la chaîne de \\i\\manllie, dont cette monlaj^ne fait pailie. Il traverse ensuite l'Arcadie, en laissant à droite le mont Pholoé^ et à gauche T/ielpuse, la ville de Cérès : puis il se jette dans l'Alphée. C'est sur les boids de l'Érymanthe qu'Hercule prit le sanglier, si terrible paisa taille et sa force, que lu i avait demandé

' Paus., .4rr„fl., WIN.

lùnyslliée. On serait tenté de regarder ces chasses mythologiques comme un symbole ', et de voir là-dessous quelque expédition plus digne d'un con(juéiant tel qu'Hercule. Maiscomment le doute serait-il permis, lorsqu'on sait que les Opiques montraient, dans le temple d'Apollon, les défenses authentiques du fameux sangliei" ^ ? Les Stymphaliens, moins heureux, ne pouvaient montrer que des oiseaux en plâtre.

A vingt stades de l'embouchure de l'Érymanlhe, se présente l'embouchure du Ladon, dont le cours est parallèle à celui de l'Erymanlhe depuis Thelpuse, et qui se jette également dans l'Alphée, à un endroit nommé anciennement Vile des Corbeaux. Quinze stades plus loin, dans l'angle oriental formé par le confluent, était située Hérœa, une des plus puissantes villes de cette partie de l'Arcadie après Clitor : toutes deux cependant obscures dans l'histoire, c'est-à-dire sans guerres et sans malheurs.

Hérœa s'étendait sur une pente douce jusqu'au bord de l'Alphée; elle était entourée de belles promenades plantées de myrtes^ et d'autres arbres

' Le Sanglier des Ardennes ferait ainsi pendant au sanglier il'Érymanthe.

^ Pans., Arcad., XXIV.

3 Pans., ^rcad.,W\\.

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