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• I..1 riau-heur jjlacialc de rcs eaux, <|iii cotilciit immcdiateiuciit (les neiges , rlMit :i clic seule un (lanu'<'r. siiuii une iiicin e.
^208 AUCADIE.
Vépitliète lioniériqiie ' d'àaaTov pardXe6piov, je ciois qu'il faut laisser à ce mot son sens ordinaire et sa racine : à privatif et àacy.w, aoaai, nuire, tromper, et non pas supposer à, a, double augmentatif, et axYi, malheur. Ce n'est donc plus Veau pernicieuse de Styx, mais l'eau de Styx à qui Ton ne peut mentir, qui rend les serments irrévocables.
Hésiode nous montre même Iris venant puiser dans une coupe d'or l'eau que les immortels répandent en libation au moment de jurer par le nom de Stvx ^.
Or, c'était pour les temps postérieurs un article de foi que l'action corrosive de ce poison faisait fondre ou éclater tous les vases où on le renfermait. La corne seule lui résistait, et ce fut ainsi, selon quelques auteurs ^, qu'Olympias fit parvenir jusqu'en Asie l'eau qui devait empoisonner Alexandre. Il est même curieux de voir les esprits les plus éclairés de la Grèce et de Rome s'inquié-
' "Aypsi vuv [jLOi ojxosaov àaatov ^Tuyo; CSojp.
[Iliad., XIV, V. 271.; AiêoiSiov oXeÔpiou uSaxo;. (Strab., p. iSg.) » 'Ev -/j^ucir^ TTpo/o'w. [T/iéog., v. 785.) Ne peut-on conclure de cette cérémonie, observée par les dieux, qu'elle était imitée par les hommes, et que le serment des Arcadiens était accompagné de libations faites avec l'eau du Styx?
^ Pans., Àrcnd., XVllI ; Plut., Fie d'Jlex.