‹ Études sur le PéloponèseChapitre 32 sur 66 · M-: STYX · texte numérisé non relu

M-: STYX

1er séiieiisemnit de savoir au sahot de (jiiel anifnal appaileiiail celle siiit^iilière propriété. iMulaïqiie penche pour l'âne ^ ; Pline pour- la nmle'^; Vilrnve ponr le mulet qui n'a ni l'un ni l'autre sexe K Tliéoplirasle admet loute espèce de vase en corne ^. D'autres, Elien parexen)ple, ne veulent (|ue le sabot d'un âne de Scytliie ^. Enfin, Pausanias n'a entendu parler que d'un sahot de cheval.

On ne peut (|ue s'étonner de si puériles recherclies ^, de (jirelques noms ipr'elles se leconrmandent. Afin d'emporter du Styx une impression plus sérieuse, irn mot encore sur* ce beau serment que les dieux eux-mêmes ont envié aux hommes. Perrt-ètre est-ce à cette coutume, (|ui honore tant un [X'irple, (pre les Arcadiens durent la réputation de probité et de bonne foi qui les recommandait à l'estime de toute la Grèce. Mais ne la nréritaient-ils pas surtout par leur- fidélité aux anticpres traditions? Air commencement du cin-

I Plut., //W.

•■' Plin., ^. iV., X\X, i6.

^ Viti-.,VilI, i.

4 Théo|)h. f. Callim. C.vrcii , ,t[). Pmplivr. in St<)l>. Kc/. I, c. Sa, § /,7.

' XI., lo.

6 .romets Scnrijnp, (J//ir\f. nnl., I. 111, c. ?;'»; VniiDii , (ij,. S'il in., c. •• .

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(|uièine siècle, lorsque Cléomène, chassé de Spaite, essayait d'enliaîner les Arcadiens contre sa patrie, il se croyait sur de n'être jamais abandonné pat eux, s'il réunissait leurs principaux chefs à Nonacris, pour y prêter le serment par le Styx ' . Lorsque de tels usages se conservent en politique, n'a-t-on pas le droit de les croire bien autrement enracinés dans les mœurs?

En descendant vers le Crathis, il est évidemment superflu de chercher les ruines de Nonacris. Déjà, du temps dePausanias, elles étaient à peine apparenles^ Nonacris tenait son nom de la femme de Lycaon. La ville était située sur la rive gauche du Slvx, un peu plus avant dans la gorge que ne le sont aujourd'hui les villages de Pcvistdra et de Mésoroug/ii. Plusieurs cascades qui tombent de ce côté de la montagne témoignent (ju'il était facile aux habitants de ne jamais faire l'épreuve de l'eau tant calomniée du Stvx.

Au-dessous de Nonacris, au milieu des monts Aroaniens, se trouve la grotte où se réfugièrent les filles de Prœtus pendant leur démence-*. Un monastère célèbie la masque aujourd'hui, et en a fait mie cave qui rivalise presque avec la cave d'Hei-

' Hérod., VI, 7/,.

' OCos TOuTfov xà TToXXà îTi ÔyjXa . [.4 rend., XVII.)

' Pans., ibiil.

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