‹ Études sur le PéloponèseChapitre 38 sur 66 · I.A VALLEK DE L VLPHKE · texte numérisé non relu

I.A VALLEK DE L VLPHKE

L'Alphée, tant chanté par les poètes , est le plus grand et le plus beau fleuve du Péloponèse, le seul même qui mérite véritablement ce nom. Sa source est en Arcadie, à cinq stades à'Jscd et à quelques pas des sources de l'Eurolas^ Les anciens disaient que les eaux naissantes des deux fleuves, après s'être mêlées, se précipitaient ensemble dans un gouffre, et que l'Eurotas reparaissait en Laconie, l'Alpbée dans la plaine de Mégalopolis. Grossi bientôt par XHcUsson, le Hérenthcatcs , le Gorlynius , le /hi/>/tc(<,^((s et par de

' Paus., Ànad., XLIV.

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nombreux torrents, il sort inipétueusenienl des gorges du Lycée, et, (|uand VÉrpnanthe et le IjkIoil lui ont apporté leurs eaux abondantes, il s'étend dans la vallée d'Olympie, toujours rapide mais majestueux.

D'Olympie à la mer-, il traverse une longue plaine et de riebes pâturages où errent, connue jadis, des troupeaux de cbevaux, descendants bien dégénérés des gloiieux coursiers de l'Elide. La mer n'était point pour l'Alpbée un tombeau où se perdaient son nom et ses eaux. La nature avait pour lui fait taire ses lois, et les flots, touchés ou vaincus pai- l'amour du dieu, s'écartaient devant lui, le laissant pousser son cours jusqu'aux côtes de la Sicile et se mêlera la fontaine Arétbuse : fiction cbarmanle, qui transporte la pensée d'un bord de la mer Ionienne à l'autre, et lui fait entrevoit', au delà de l'horizon et des espaces, la Sicile, cette autre Grèce, et la belle Syracuse.

L'Alpbée sert de base, au sud, à la vallée d'Olympie, (jui s'étend sur sa rive dioite et s'enfonce vers le nord, entre deux chaînes de collines perpendiculaiies au fleuve. Mais ce long enfoncement, qui a la forme d'un immense stade et que traverse le Cladeiis ^ ne sert que de dégagement à la vue et d'ornement à la vallée. Olympie était près de l'Alphée, entre le mont Kronius et l'em-

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