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aO. EuÔYipOÇ BEVUffXEt'vOU"
ai iTTOvSaûXai
a 2. Aùp('»iXiOî) Z7;8oç,
a'^. EuTTopoç Aidç"
a4 SuXeùç 'Avei'xr|XO<;"
a5 rpauLULaxêùç 'EpfJiîii;.
Lii^/ie i'^'^. — Dans la pietnièrt; iiiscriplion il n\ avail f|ue le commencement du mot «^lop; ici il n'v a f|iif' le mor Upa. Il est rej^rettahie que ce soit
précisément la lettre la plus intéressante qui manque, le p. La couronne d'olivier, et une des bandelettes qui rallachenl, sont, cette fois, mieux conservées.
H faut lemarquer que la formule [xet' iy.zizi^o\j a été omise. Son emploi n'est en effet nullement nécessaire pour fixer la date, et ne s'explique que parle respect de la tradition.
Ligne i : Em T-nç a ^ a OXu[j,TCia^oç. — Le X inscrit dans rO rappelle les monogrammes des monnaies grecques, habile mélange de lettres, qui tient plus du dessin que de l'écriture.
Ce fut pendant la 261® olympiade que les ministres dont les noms figurent sur cette table sacrée exercèrent leurs fonctions, de l'an '>.6S à l'an 272 après J. C, sous le règne de M. Âurélius Claudius, et pendant les deux premières années du règne d'Aurélien.
Lignes 3-7. — Les deux théocoles (|ui avaient été collègues d'Archélaùs dans son troisième sacerdoce ont disparu, soii que la mort les eût frappés, soit qu'ils n'eussent point été réélus, de même qu'Archélaûs était resté à l'écart pendant quatre olympiades. Le titre de xpaTicToç, donné à T.Flavius Arcliélaûs, indique que dans cet intervalle de nouveaux honneurs lui avaient été décernés. Ce titre correspond au latin vir clarissinms et vir egregitfs : le premier (pii se donnait aux sénateurs,
LA GÎTÉ OLYMIMQLE. 311
lo second aux chevaliers romains. Mais les fonctions sacerdotales étaient incompatibles avec la dij^nité de sénateui-, tandis que les em|jereurs conféraient souvent l'ordie écjueslre aux citf»vens des villes de province qui avaient rempli plusiems fois, dans leur patrie, les piemières fonctions civiles ou sacerdotales '. Ainsi Arcliélaûs avait été adrnis dans Tordre é(juestre avant ou pendant sa (juatrième théocolie. Cette mar(|ue évidenlt; de faveur explique comment il avait pu être utile à ses concitoyens et mériter une statue.
BevuGTetvo; est le nom latin Venastinus, dérivé de Vénustus, comme Albinus d'Albus, Aw^ustinus d'Auguslus, Longinus de Longus, Macrinus de Macer, etc.
Lfi^/ies -y-i I. — Cette fois, les fils d'Arcliélaùs avaient atteint l'âge voulu pour le spondophoiat. On dirait même cpie l'aîné, Sceptas, l'avait dépassé; car il avait été liypospondopliore seize ans
' Je liens de M. Lcoii llciiier (jiic, dans les inscri|jtii)iis d'Afrique coiileniporaines des inscriptions dont il est question ici, le titre de Flaiiieit perpétuas est presque toujours accompagné des lettres V. Iv, sigles du titre Vir e^n-gius. f7;>^ .,pour l'emploi du mot xpaiiuTo;, Bœckli., CI. G , n"" /|.'i97, !^l^()S, 4'jy9, dans lesquels un persoimajjie est appelé xôv xpâ- TiffTOv ETTiTOOTTOv ilsÇuaTou, <(' <pii «levrait, scldu I\l. Uenier. se traduire en latin par ces uiots : vtruni cgiegiutii proruKilorrin .4ugii.\ti.
aupuiavant, el se trouvait naturellement désigné au ( lioix (le son père. Il est vrai (ju'on peut expliquer son absence de t(jut autre manière. Comme le pontificat n'était point un privilège liéièdilaire, il est croyable que les fonctions confiées aux fils des giands prêtres n'étaient qu'un lionneur, el non pas un noviciat qui engageât leur avenir. Vénustinus, à son tour, a un fils Irop jeune, Eutlière, que nous retrouvons plus bas j)armi les ûxocTiovi^opy/iGTai. Mais le troisième spondopliore, Claudius Végélus, devait être son proche parent; car c'était une règle constante que chaque théocole eût parmi les spondophoies un membre de sa famille.
Ligues I I - '4' — Des quatre devins qui exeiçaieiit leur art pendant la i^'f olympiade, deux sont morts, Stéphane et Polycrate: car on peutdifficilement expliquer d'une autre manière le vi<le qui s'est fait parmi les devins. Le temps n'était plus où les lois et les fondateurs de colonies appelaient auprès d'eux les plus célèbres parmi les Clytiades et les lamides: où Spaite, pour les enlever aux honneurs tranquilles d'Olympie et les mettre à la tête de ses armées, leur accordait, au mépris de ses lois, le titre de citoyen. La vie politi(pie avait abandonné la Grèce avec la liberté: et la voix des devins, au lieu d'annoncer' la destinée des peuples el l'issue îles batailles, n'a-
LA CITÉ OLYiMPIQUE. 313
vail plus (|u'à satisfaire la curiosité superstitieuse de quelques parliculieis : leur crédit allait s'éteiguaiitavec leur race.
Lignes \l\-\']. — Le second e dans le mot è^tynTcâ est une faute mahifeste. Peut-être ai-je mal lu celte leltie un peu effacée. Mais que l'erreur soit du graveui- ou du copiste, la correction est facile autant que nécessaire.
Vihius Marcus et Claudius Hypatianus sont encore exégèles. Il est clair que des fonctions qui demandaient de longues études, un constant effort de mémoire, de \ascience même (caraprès tout, les exégètes étaient à la fois théologiens, historiens, archéologues), ne pouvaient être temporaires.
Lignes 17-21. — Chaque ihéocole a encore un fils parmi les Ù7co(77Tov^opj(^yicTai. Ces choix sont une preuve presque certaine de l'identilé des ûttocttovôopy/icTat avec les {)7wOC77rov(^o(popoi.
Lignes 11 -il\. — Il y avait dans l'Altis un auteP qui ne servait point pour les sacrifices; mais on y faisait monter les trompettes et les hérauts pour disputer le prix de leur art. Il se pourrait qu'il y eût de même un concours poui- les joueurs de flûte, et que les vainqueurs fussent admis pendant une olympiade à exercer leur art près des aulels. Ainsi s'expliquerait le changement qui
• Paus.,^7/V/., I,c. XXII.
s'esl ("ait paiini les musiciens. Auréliiis Hyjj;imis a
été lemplacé par Zéthus; Léon et Ai lémisis ont
été lemplacés par Euporus, arrraiicl)i(?) comme
eux.
Lignes i[\ et ^5. — Quant aux fonctions de ^uT^euç et de ypajxtxaTeuç , elles étaient à vie, à ce qu'il semble. L'expérience acquise n'était pas, en effet, à dédaigner en matière d'administration.
La troisième itiscription a été trouvée dans l'Alphée, pendant lautomne de 1849, pai" u" paysan de Drom'a , village voisin d'Olympie. C'est une pierre plate, qui a environ soixante centimètres de haut sur trente de laige. Tout le côté droit est brisé, et quehpies lignes ont perdu leurs dernières lettres. Malheureusement, la date de l'olympiade a complètement disparu. Les deux inscriptions gravées sur le piédestal d'Ârcbélaùs ne sont, nous l'avons déjà vu, que la copie des tables conservées dans le Piytanée ou dans le Tliéocolion. Mais il y a toute apparence que cette troisième inscription est un original.
LA GÎTÉ OLYMPIOUE.
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316 ÉLlOi:.