‹ Études sur le PéloponèseChapitre 55 sur 66 · W., XIV · texte numérisé non relu

W., XIV

* 2ixuwvioi àvaY^acTTol CTpaTeuovTs;. (Thucvd, Vil, 58. ) Ce passage aurait dû empêcher Ouf. Miiller de louer la lidélilé des Sicyoniens à la canse du Peloponèse [Die Dnrier, II, )>. iG5, éd. de 1824)- t)i' reste, l'esprit de système l'a entraîné liien loin, lorsqu'il nie le triomphe complet du priucip»- dcmocra ti(pie, à Sirvone, siu" le principe (hiricn.

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qi^cTU bout fidèle à la cause des I^éloponésiens. Le souvenir de ses défaites lui avait ôté toute confiance; la peui- seule la livra à Épaminondas, quand il env-aliit le Péloponèse '. Dans les temps qui suivirent, elle fut tellement affaiblie par ses dissensions intéiienres, que la conquérir ne fut plus qu'un jeu pour Epaminondas, comme pour les successeurs d'Alexandre. Bien plus, après qu'Alexandre, fils de Polysperchon , eut été tué par trahison, les Sicyoniens eurent la honte d'être vaincus par une femme, pai- sa veuve Cratésipolis ^ qu'ils s'étaient empressés d'attaquer.

Les exploits d'Aiatus à la tête des Achéens relevèrent le courage et le nom des Sicyoniens ; sa gloire rejaillit sur sa patiie, gloire toute militaire, dont Sicyone n'était guère digne, qui tenait à la vie d'un seul homme et devait mourir avec lui.

La destinée de Sicyone était tout autre : elle devait briller parmi les villes grecques par son amour pour les arts , par l'éclat avec lequel elle les cultiva, par le nombre d'artistes célèbres auxquels elle donna naissance.

' Diod., XV, 69.

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